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Jour 3, le 3 septembre

Eh bien là tout le groupe avait le sourire aux lèvres ce matin, ils ont tous bien dormi au son du vent et au rythme du petit sillage qui nous disait que la nature s’était bien amusée cette nuit.  La queue de l’ouragan Ida est passé et nous avons pu découvrir ce que les gens veulent dire lorsqu’on parle du vent des Iles.  Comme l’a si bien dit Nicole ce matin, nous avons tous le même coiffeur qui a fait la même coiffure à chacun (de toute beauté).

Après un copieux petit déjeuner, notre premier arrêt se fait à la maison du Pothier où Géraldine (la potière) prends le temps de nous expliquer son travail et nous avons même le privilège de voir Bernard (celui qui manipule la tour) qui était à l’œuvre ce matin.  Je dois dire qu’il y avait autant de gens qui étaient intéressés à découvrir les chefs d’œuvres de ces artisans qu’il y avait de gens intéressés à regarder l’eau du golf frapper les berges avec tellement d’énergie. Josée nous apprends qu’il faut faire attention aux Îles à la façon de stationner les voitures si on ne veut pas que la porte décroche par le vent…

Direction le centre d’interprétation de la mine Seleine.  Je vous ajoute un peu d’informations sur la mine qui est le troisième employeur sur les îles après les pêches et le tourisme. Nous avons eu droit à une très intéressante visite par une autre passionnée de son travail, Linda. Elle n’a pas ménagé ses informations pour nous expliquer ce que la mine est pour les madelinots. C’était des plus intéressants. Voici un peu d’histoire maintenant :

Histoire et méthode d’exploitation : En 1972, la Société québécoise d’exploration minière (SOQUEM) découvre sept dômes de sel aux Îles-de-la-Madeleine, soit l’une des plus grosses structures salifères en Amérique du Nord. Au début des années 80, on construit alors un complexe minier à Grosse-Île, afin d’extraire du sel dans le dôme situé le plus près de la surface. Depuis, ce sel servant au déglaçage des routes est exporté par bateau vers le Québec, Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et les États-Unis. Une grande partie de ce sel est achetée par le Ministère des Transports, Mobilité durable et Électrifications des transports du Québec. Annuellement, ce sont plus de 1,2 million de tonnes métriques de sel qui sont extraites aux Îles.

Mines Seleine est aujourd’hui la propriété du groupe minier Allemand K+S qui se spécialise dans la production de sel et de potasse.  Cette compagnie exploite ainsi la seule mine de sel au Québec, et deux autres au Canada, soit une en Ontario et une en Nouvelle-Écosse, dont les produits sont distribués sous la marque Windsor, disponibles dans les marchés de l’archipel.

L’exploitation souterraine de la mine cumule actuellement une profondeur de 454 mètres.  Afin d’extraire le sel, le minage s’effectue sur plusieurs niveaux selon la méthode des chambres et piliers, dont les piliers servent à assurer la stabilité du gisement.  Grâce aux différentes galeries ainsi créées, les mineurs peuvent faire circuler les équipements d’un endroit à l’autre.

Mines Seleine compte environ cent cinquante employés dont la grande majorité sont Madelinots. Les postes occupés se répartissent entre autres dans les secteurs de l’exploitation minière, de l’entretien mécanique et électrique, de l’ingénierie et de l’administration.  L’entreprise a mis en place plusieurs comités paritaires permettant une participation active de sa main d’œuvre syndiquée.  Chez Mines Seleine, le travail d’équipe et la collaboration font partie intégrante de la culture d’entreprise, encourageant ainsi une ambiance de travail stimulante.

L’entreprise ne ménage pas ses efforts pour assurer la sécurité et la santé de ses employés afin de réduire les risques d’accident et d’incident. Elle offre donc de la formation à tous ses nouveaux employés, ainsi que des suivis de formation en continu sur la sécurité et les équipements. Les formations modulaires du travailleur minier, obligatoires pour travailler de façon autonome dans un secteur minier, sont développées en collaboration avec la Commission scolaire de Val-d’Or et octroyées localement par deux formateurs certifiés.  Également, une équipe locale de sauveteurs miniers formée d’environ vingt employés est prête à intervenir à tout moment si une urgence se présentait.

Comme nous avions divisé le groupe en deux, c’est maintenant à notre tour de retourner au quai de Grande Île pour y rencontrer Mario qui est un maillon important pour la coopérative Cap Dauphin qui compte 99 membres pêcheurs de homards sur les 325 pêcheurs des îles de la Madeleine.  Nous découvrons un autre côté de l’exploitation de cette industrie première. Si les Îles-de-la-Madeleine sont de plus en plus connues pour leur industrie touristique, elles dépendent aussi d’une autre industrie majeure; la pêche au homard.

En plus des 325 propriétaires de permis et de leurs assistants, le homard fait vivre de nombreuses personnes dans des entreprises du secteur liées à l’achat, à la préparation et au transport des produits. Nous apprenons comment ils peuvent conserver leurs homards dans des conditions parfaites pendant quelques mois. Cette année la pêche, malgré un départ chancelant, a été une très bonne année.  La production de la coop est presque entièrement vendue aux USA, un peu au Nouveau-Brunswick et à l’Île du Prince Édouard mais pas chez nous. Ils visent la vente d’un produit parfait car tous les homards qui ont des imperfections sont vendus pour la transformation. Ils ont aussi créé un petit restaurant rapide spécialisé en vente de poisson et homard. Encore ici ce fut bien intéressant d’écouter Mario nous parler de la pêche et des quantités astronomiques de homard qui est pêchées dans les îles.

Un excellent repas nous y attendait avec pour ceux qui le désirait, la fameuse guédille de homard ou l’assiette burger.

Une belle conférence avec Mario Cyr, ce madelinot, considéré comme l’un des plus grands spécialistes au monde de la prise de vue sous l’eau.  Ses plongées en eaux glacées nous amènent à la rencontre exceptionnelle des ours polaires, des morses et des requins blancs, pour ne nommer que ceux-là!  Ce Spielberg des profondeurs captive ses auditoires par ses récits, aventures et découvertes incroyables sur le monde animal et les beautés des milieux qu’il a explorés.  Son histoire démontre aux élèves l’importance de l’effort, de la persévérance et de croire en ses rêves.  Ce vulgarisateur émérite sensibilise son auditoire aux enjeux environnementaux et à l’importance de préserver ce précieux héritage. Photographe et excellent narrateur nous avons été charmés encore une autre fois. En plus c’était une conférence privée donc juste pour nous. Il nous a partagé sa grande passion de plongeur et photographe et nous étions tout ouïe pour l’écouter nous en parler.

Enfin du temps libre entre la conférence et la soirée.  Plusieurs en ont profités pour lire, faire une petite sieste ou même marcher au grand vent qui est encore très présent en fin d’après-midi.

Que de mieux pour terminer la soirée avec une soirée chansonnier avec Charles et Éloi qui ont bien fait aller leurs guitares, leurs cytares, le violon et que dire de leurs voix magnifiques… une soirée bien colorée qui s’est terminée bien tôt 21hres.

C’est la tête rempli de nouvelles connaissances que tous allons nous coucher pour le repos du vacancier.

 

A demain

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