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Villes visitées
Grande-Entrée; Cap-aux-Meules; Ile du Havre-Aubert; Grosse-Ile; Havre-aux-Maisons

C’est par un magnifique temps gris, d’environ 17degré que les gens retrouvent Damien Desrapes, ce chauffeur si dévoué qui nous transporte vers le Fumoir d’Antan, un Économusée de Havre aux Maisons. Benoit Arseneau, l’un des frère propriétaires Arseneau nous explique l’art du boucanage.  La pêche et le boucanage du hareng sont dans la famille Arseneau depuis trois générations.  En 1996, avec le retour du hareng autour des Îles, les activités de la boucanerie de la Pointe-Basse sont relancées par les frères Arseneau. Leur désir premier étant de conserver les bâtiments familiaux et de faire revivre la technique du boucanage traditionnel. La méthode ancestrale du boucanage du hareng, transmise de père en fils, garanti l’authenticité et la qualité des produits de terroir offerts au Fumoir d’Antan.

C’est au 19e siècle que la technique de boucanage du hareng est introduite aux Îles-de-la-Madeleine par des marchands de la côte du Maine et des provinces maritimes, notamment de l’île de Grand Manan dans la baie de Fundy. « La première boucanerie aurait vu le jour en 1870 à Havre-aux-Maisons. »  Au début, la production des boucaneries alimentait principalement le marché local.  Deux guerres mondiales empêcheront l’Europe d’approvisionner les Antilles grande consommatrice de hareng boucané. Ainsi, quantité de hareng boucané aux Îles sera exporté vers ces pays, entraînant l’expansion de cette industrie. Éléments du patrimoine industriel, les fumoirs sont d’ailleurs les seuls bâtiments traditionnels encore en fonction aux Îles-de-la-Madeleine. « En janvier 2006 Le Fumoir d'Antan a été classé bâtiment historique par la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine. » après les informations, nous avons dégusté du hareng boucané.  C’est un goût assez prononcé mais délicieux.  Je l’imagine facilement sur une bonne salade césar, ce serait délicieux.  Notre guide nous a simplement dit qu’avec une bonne bière locale c’était un délice. Il faut dire que la micro-brasserie des îles nous a permis de découvrir plusieurs bonnes bières locales avec des noms tout aussi intéressants : l’Écume, la Terre Ferme, la Cale Sèche, la Trans IPA, la Corne de Brume et la plus amusante : Corps Mort avec 11% d’alcool…. L’Écume et la Cale Sèche ont-elles moins de 5% ce à quoi nous sommes habitués.

Un bel arrêt chez « Art tendance », où les gens, au gré de la visite, ont pu découvrir la diversité de matières que l’artisan François Forest utilise et maîtrise pour la création de ses œuvres plus originales les unes que les autres. L’accueil sympathique que nous avons eu, démontre bien que les propriétaires, Hélène Boudreau et François Forest, aussi unis dans la vie, sont tous deux passionnés de leur métier et sont fiers de vous faire découvrir leur boutique où plusieurs ont trouvé un souvenir qui les suivront longtemps.

« On voit de loin, en arrivant au havre de L’Étang-du-Nord, la fameuse sculpture de Roger Langevin. On les croirait réels, ces pêcheurs, tant l’auteur a saisis le vif de ces derniers, dans les postures les plus diverses exprimant l’effort et aussi la solidarité, que l’artiste a très intentionnellement symbolisés par le cordage qui les unit. De près ce sont des surhommes, des colosses de huit pieds de haut ». (muniles.ca)

La réputation de Roger Langevin n’est plus à faire. Il a des sculptures sur trois continents. Son monument aux pêcheurs (1990), fidèle à sa conception que l’œuvre d’art ne doit pas seulement occuper un espace, mais le marquer, est un hommage aux hommes fiers, joyeux et énergiques qui exercent le dur métier de la pêche. Cette sculpture a remporté en 2006 le prix des Arts de l’Étang du Nord.

Naturellement que les quelques boutiques autour, ont rencontré des adeptes du magasinage, mais c’est vraiment le chef d’œuvre de M. Langevin qui a remporté la palme du nombre de visiteurs de notre groupe.

 Direction « Camping du gros Cap », à l’étang du Nord, où une salle qui ne semblait pas nous attendre, nous es gentiment débarré par notre chauffeur.  Quelle surprise, pas suffisamment de table, (il y a plein de table à pique-nique à l’extérieur mais le temps n’est absolument pas favorable pour notre pique-nique extérieur.) Vous auriez dû voir cela, ces voyageurs extraordinaires qui se sont installés un peu partout afin de déguster pour la plupart, la fameuse guédille de homard, ou la guédille de porc selon le choix fait par chacun… Les petites crudités, la salade de macaroni et le bon gâteau reine Elizabeth ont vite fait oublier le temps maussade et le vent qui était « encore » présent. En tout cas, on peut dire que les gens qui étaient sur le site pour faire du « Kite surfing », eux ne semblaient pas se plaindre mais bien s’amuser de cette température. De toute beauté à les voir presque voler avec leurs voiles.

Direction Cap-aux-Meules, ou une belle averse nous attendait.  Deux braves ont monté le fameux belvédère, cet escalier comptant 187 marches afin de pouvoir admirer Cap-aux Meules et son port. Le point de vue valait la montée. D’autre passagers ont préféré le magasinage désolant de voir que sur les 6 boutiques installés, seulement 2 étaient ouvertes… il y a même un brave qui a poussé la marche jusqu’à la boucherie Côte à Côte.  Après ce passage dans la grande ville nous sommes repartis et Damien nous a promené le long du littoral pour admirer les jolies maisons, le bord de mer et le « phare à Julie ».  La température s’était enfin calmée.

Une autre visite pour aller prendre un dernier verre, de groupe, ensemble à la boutique « Le Barbocheux ».  Tout un personnage, ce Léonce qui nous présente avec humour ses produits.  Notre hôte doit parler fort et nous sommes bien heureux d’être dans le nouvel abri (tente de type gazebo) car l’averse qu’il y a dehors nous fait apprécié cet abri temporaire. Cette entreprise se spécialise dans la production de boissons artisanales.  Le Barbocheux, nom de l’entreprise, est un vieux mot des Îles qui vient de " Barbocher " qui signifiait aller prendre un p'tit verre de maison en maison (aller barbocher).

Léonce s’amuse et nous explique qu’il y a deux sortes de bagosse ainsi qu'une boisson de type porto et une liqueur. Nous avons le privilège de goûter à l'un des secrets les mieux gardés des Iles-de-la-Madeleine: la plus que célèbre bagosse des Iles.  La dégustation de 2 sortes de vin est un réel plaisir.  La bagosse, communément appelée «bière des Iles», est un vin de fruits qui a toujours fait partie des mœurs des habitants. À cause de l'isolement, la bagosse fut longtemps la seule boisson alcoolisée aux Iles. Chaque famille avait sa recette et chaque événement social était salué avec la bagosse. Fabriqué selon une recette originale avec des ingrédients de première qualité, la bagosse des Iles nous a charmé par sa douceur et la subtilité de son goût unique et typiquement madelinot.  Comme on ne peut pas l’acheter au Québec, on fait quelques achats. Comme Léonce nous a dit : "Boire de la bagosse, c'est goûter à un brin de notre histoire!" Bien dommage qu’ils aient des problèmes de livraisons de filtre et de bouteille, il ne reste que deux vins possibles à acheter sur les tablettes. (En tant que bons voyageurs, ces derniers partent en disant : « ce sera moins lourd dans les valises »)


Un bel arrêt à la « Fromagerie du Pied-de-Vent ».  C’est le temps de rencontrer notre sympathique hôte de cette fromagerie si connue autant aux Îles que sur la grande terre.  Nous pouvons retrouvés deux de leurs fromages dans nos épiceries mais c’est plutôt quatre fromages que nous découvrirons ce matin.  Depuis 1998, la Fromagerie du Pied-De-Vent transforme le lait de son troupeau de vaches canadiennes en de savoureux fromages.  Le Pied-De-Vent, la Tomme des Demoiselles, le cheddar Art Senau et le Jeune-Coeur sont les fromages que nous avons dégusté en compagnie d’une des propriétaires qui nous a expliqué l’histoire de cette belle aventure de fromage.  Il faut dire qu’ils sont l’unique laiterie installée sur l’île et que la venue de cette belle industrie était un grand bonheur pour les habitants et pour nous.  Par contre leur production laitière sert uniquement à la fabrication de leur fromage et que le lait que l’on trouve aux îles provient des grandes laiteries canadiennes. Devenue un Économusée, la Fromagerie du Pied-De-Vent, nous apprend plus sur les origines de la tradition fromagère au Québec et sur le savoir-faire actuel.

Chaque jour depuis 1998, la fromagerie du Pied-De-Vent transforme son lait en de savoureux fromages qui font la réputation de cette entreprise qui a pignon sur mer.  Fabriquer des fromages exige rigueur et discipline. De la ferme à la fromagerie, toute une série d’étapes et de conditions doivent être respectées.  La ferme Pointe-Basse est l’unique élevage de vaches laitières aux Îles de la Madeleine et se démarque par la race qui compose son troupeau : la race Canadienne.  Ces vaches ont un taux de gras de 4.5% et de protéines de 3.8% en moyenne la ferme produit environ 950 litres de lait par jour.  C’est un troupeau de 75 vaches dont 15 taries et 60 vaches en production en plus de 50 génisses et veaux pour un troupeau de 125 têtes.  Le troupeau, nourri à même la diversité des fourrages du territoire madelinot, sans engrais chimique, ni pesticide, donne un lait unique qui confère aux fromages du Pied-De-Vent des saveurs imprégnées du goût du vent, des embruns de la mer et du terroir madelinot.  L’alimentation des animaux se compose de foin sec, moulée laitière, un peu d’orge et de du maïs, L’été elles vont aux pâturages. Elles produisent environ 5 000 litres de lait par année chacune.

Pour produire les fromages, voici les quantités de lait nécessaires :
8 litres de lait / une meule de Pied-De-Vent
28 litres de lait / une meule de Tomme des Demoiselles
5 litres de lait / une meule de Jeune-Cœur

Quelques voyageurs repartent le cœur gros de ne pas avoir pu acheter du fromage de Pied-de-vent, mais que voulez-vous, ce dernier est trop populaire.

Il faut revenir à l’auberge afin de déguster ce que les cuisinières et cuisiniers ont pris l’après-midi à nous préparer… Au menu : Encore une fois, un excellent repas. Le pot-en-pot aux fruits de mer ou la fameuse côte levée.

Après un apéro bien mérité, tous s’approchent des tables et ont l’agréable surprise d’entendre une belle musique tout en douceur durant le repas.  Yvan, un beau jeune de grande entrée nous impressionne avec son répertoire tellement varié.  Les demandes spéciales vont bon train tous vont se coucher en rêvant de toutes les activités vu et vécu durant la semaine.

Tous sont unanimes à dire que le plus gros ombrage au voyage a été : le manque flagrant de soleil. Mais moi je peux dire que c’est la première fois que je vois un groupe si bien s’adapter à ces changements de température.  Bravo et merci à vous tous d’avoir été de si bons voyageurs. On ne pourrait passer sous silence l’accueil et le travail extraordinaire de « ma famille des Îles » tout le personnel de la Salicorne.  Toute l’équipe sans exceptions, nous vous sentons soudés et votre bonne humeur et votre énergie sans borne nous fait tellement du bien…

Merci à vous tous et à la prochaine,

Votre accompagnatrice, Monique!

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