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« Tandis que Lisbonne s’amuse et se fait belle, Coimbra chante et étudie, Braga prie et Porto travaille », voilà une maxime bien connue de tous au Portugal.  Lisbonne, la capitale, est un endroit pour fêter à toute heure du jour, mais principalement durant le soir et la nuit.  Coimbra, la ville où se trouve la première université du pays (vous vous rappellez des étudiants habillés à la Harry Potter?)  J’ai oublié de vous dire que l’on retrouve deux villes où le Fado est chanté.  Rappelons qu’il s’agit d’un style de musique et de chant lyrique originaire du Portugal, et chanté principalement à Lisbonne et à Coimbra.  Les styles sont très différents l’un de l’autre.  Une chose bien particulière au Fado de Coimbra ; seuls les nouveaux ou anciens étudiants de l’université ont le droit de le chanter en public...  Revenons à Braga, la ville où se trouve Bom Jesus que nous avons visité hier, un lieu hautement religieux et spirituel, et enfin Porto qui nous a accueillis à bras ouverts toute la journée.  Porto, est un centre commercial névralgique du pays où on continue d’y brasser de « grosses affaires » ! (sourire).

Porto est une ville du Portugal d’environ 300 000 habitants et autour de 2.5 millions pour le Grand Porto, ce qui en fait la seconde agglomération du pays après Lisbonne. Elle est connue pour le vin de Porto, ses monuments et ses ponts imposants sur le Douro.  La ville grouille d’activités de toutes sortes et de nombreux touristes y sont de plus en plus attirés par toutes ses richesses qu’elle sait si bien offrir.  Les habitants de Porto sont appelés Portuenses (en français, on dit « portuan ») et ne pas confondre avec Tripeiros (en référence à la spécialité locale, les tripes à la mode de Porto).  D’un côté du fleuve Douro on y trouve la ville de Porto et de l’autre Gaia.  On dit que le nom du Portugal aurait été la réunification de ces deux mots : Porto et Gaia…

Nous avons pris soin de respirer l’air frais et vivifiant de l’océan Atlantique dans le quartier Foz do Douro, une riche partie de Porto où l’on y trouve de somptueuses maisons, de chics restaurants et commerce, ainsi qu’ une fortification appelée « Castelo do Queijo » (littéralement le « Château du Fromage »).  Malgré sa petite taille, il permet d’admirer d’excellentes vues sur les vagues qui se heurtent contre les rochers de la côte.  Ça sent bon la mer, croyez-moi !

Descendus de notre vaisseau à la couleur cuivre, nous avons été charmés par le quartier Ribeira, souvent nommé l’âme de Porto, et qui demeure un incontournable quand on visite la cité.  Cette partie de la ville, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995, rassemble à elle seule la majeure partie des plus beaux monuments de Porto, comme la cathédrale, la gare Porto-São Bento avec toutes ses peintures sur les murs appelées « Azulejos ».  Ce terme désigne au Portugal et en Espagne un carreau ou un ensemble de carreaux de faïence décorés retraçant en général les grandes lignes de la vie des gens au quotidien. Vous en verrez de très jolies sur les photos qui accompagnent le récit.  Une promenade à pied dans les rues médiévales nous a permis également de voir de l’extérieur la Cathédrale de Porto, une église forteresse du XIIe siècle, dont la construction a débuté vers 1110.

Petit incident durant la marche… une des voyageuses est tombée par terre, n’ayant pas vu une dénivellation au sol (elles sont fréquentes !).  Plus de peur que de mal, mais on a dû sortir la trousse de premiers soins et la glace pour tenter de ramener l’auriculaire plus droit qu’il ne l’était après la chute (ouch !).  Sous les bons conseils de son mari, expert en la matière, le tout est revenu vite à la normale.  « Un Ange de petit doigt, s.v.p. ! ». (sourire).  Ce n’était pas très évident de demeurer en formation de groupe avec tous ces gens qui nous entouraient de toutes parts.  « Y a beaucoup de monde à Porto ! »  Bravo à tous d’être si disciplinés et attentifs les uns envers les autres… et merci à Anna, notre super guide pour la matinée !

C’est à bord d’un funiculaire qui offre une vue spectaculaire sur la ville de Porto que les voyageurs ont eu le plaisir de voir une autre facette de cette ville plus que fascinante.  Quelques minutes de liberté pour prendre une bière (pour les gars) et magasiner dans les petits kiosques adjacents au restaurant (pour les filles), nous ensuite se donner rendez-vous à 13h15 au restaurant Ar de Rio (ou l’Art de Vivre).  Un excellent repas… principalement bien arrosé… ça chantait fort en attendant son tour à la toilette !  Même que la chorale des filles (principalement) a continué son tour de chant québécois (!) pendant que l’on prenait une petite « marche de santé » autour du pâté de maison, histoire de faire descendre le vin (sourire).  Nous étions attendus pour une visite et dégustation de porto à la maison Ramos Pinto.  

Rappelons que le vin de porto (ou appelé tout simplement porto), est principalement fabriqué dans la grande région de Douro pour être ensuite transporté par camions citernes jusqu’à Porto d’où vient le nom du vin pour lui permettre de maturer dans des barils de bois pendant plusieurs mois, voire plusieurs dizaines d’années.   La fraîcheur constante des entrepôts construits pour bien conserver le vin de porto permet de minimiser les coûts d’entreposage, qui autrement exigeraient des conditions de climatisation, et qui hausserait largement le prix.  On trouve toutes sortes de qualités et de prix pour le vin de porto.  Le blanc est principalement bu en apéritif, tandis que le rouge ou le rubis le sera en digestif.   

L’élaboration du porto commence par les vendanges, puis en cours de fermentation on ajoute au moût sucré une quantité (environ 100 l d’alcool pour 400 l de vin) d’une eau-de-vie de vin, le « brandy », titrant 77% d’alcool.  Le moment est crucial pour l’avenir du porto : trop tôt et le sera lourd et pâteux, trop tard, il manquera de fruit et de rondeur.  Nommé le mutage, cette opération a pour avantage de stopper la fermentation primaire, conservant du sucre au vin, ce qui apporte rondeur et fruité pour lui éviter de devenir trop sec ou trop âpre.  Le mutage terminé, le vin entre dans une période de sommeil qui dure tout l’hiver lui permettant de décanter sous l’action du froid, grâce à des soutirages successifs.  Le printemps venu, le vin de porto quitte les quintas de la Vallée de Douro pour être amené vers les grandes maisons de distribution principalement postées à Porto.

Encore plus joyeux ou plus fatigués après avoir dégusté deux portos, un blanc et un rouge, c’est le Palais de la Bourse, appelé aussi Palácio da Bolsa, qui nous ouvrait ses portes.  Bâtiment de style néoclassique construit en 1834, époque à laquelle des négociants de la ville constituèrent une guide de marchands.  L’Association Commerciale de Porto, qui en fait la plus ancienne association d’entrepreneurs du Portugal avait comme objectif de régler les différents commerciaux entre ses membres, des négociants en vin pour l’essentiel.  Ancien marché boursier, et semble-t-il construit pour impressionner les potentiels investisseurs européens, l’édifice sert encore régulièrement de bureaux ou de salles pour des rencontres d’affaires, et aussi pour la tenue de certains concerts et évènements privés ou corporatifs.  Plusieurs voyageurs ont été impressionnés par la richesse des peintures, gravures dans le granit, sans oublier les détails d’architecture dans le bois d’origine, ainsi que les sculptures faites en plâtres et joliment décorées avec art et doigté.  En jetant un coup sur les photos vous saurez apprécier, vous aussi.

Revenus à l’hôtel pour prendre une petite douche et se changer, nous avions rendez-vous au restaurant dans le quartier Foz (face à l’océan), pour y manger un magnifique rosbif portugais absolument délicieux.  Un souper passé en bonne compagnie !  C’est avec les voix de la chorale des filles et de quelques gars, que nous avons regagné notre hôtel pour une dernière nuit dans la charmante ville de Porto.  Pour ma part, la nuit sera courte… un récit à écrire et à finaliser et plus de 200 photos à transférer… (sourire).

Je suis sûre que tous les voyageurs dorment à poings fermés en ce moment… ils l’ont bien mérité.

Bonne nuit et à demain pour une journée plein air… dans les régions de Aveiro et Nazaré.

Johanne et ses deux « amis préférés »

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