Villes visitées

Jour 5, le samedi 26 octobre 2013

Route des vins 

Un beau soleil et c''est vraiment parfait, car aujourd''hui nous allons entreprendre notre route des vins dans la belle région à l''est de la ville du Cap. Comme hier en fin d''après midi, nous étions un peu fatigués et que la luminosité était moins bien, nous avons décidé de laisser tomber la visite du jardin botanique de Kirstenbosch, ce jardin situé contre un plateau montagneux est extrêmement varié et classé parmi les plus beaux jardins botaniques du monde. Ce jardin est situé sur le flanc oriental de la montagne de la Table (Table Mountain) et a été fondé en 1913. Il occupe actuellement une superficie de 528 hectares, et ce qui nous impressionne c''est que toutes les régions d''Afrique du Sud sont représentées.  De nombreux sentiers partent dans toutes les directions, heureusement que notre guide Léonce nous a guidé pour ne pas nous perdre et perdre du temps. De plus, il est comme une encyclopédie, il connaît tout sur le jardin, les plantes, les fleurs et les arbres. Il nous a fait marcher pendant 1 h 30 afin de découvrir les plantes de l''Afrique. Il nous a fait débuté par le Fynbos Walk (la promenade du fynbos) : une des parties les plus appréciées du jardin, principalement pour sa situation, elle se situe dans la partie la plus haute de la zone cultivée du parc et offre ainsi une vue magnifique sur la ville du Cap. Cette végétation typique du sud-ouest de l’Afrique du Sud se caractérise par des plantes buissonnantes ressemblant beaucoup au maquis méditerranéen. Le Protea Garden compte une grande collection de protées, ces plantes typiques des fynbos qu’elles embellissent par leur floraison spectaculaire. Le Restio Garden expose ces joncs très courants et élégants présents en abondance dans les fynbos. Cette zone toute proche de la partie non-cultivée du jardin attire par l’abondance de nombreux animaux et notamment des souimangas qui viennent butiner les fleurs de protées. Nos coups de coeur sont pour les fameuses protéas. Ces belles fleurs, que l''on retrouve souvent dans les beaux arrangements floraux, sont les fleurs les plus rencontrées en Afrique du Sud. La protéa que l''on surnomme "King" est gigantesque et magnifique. Quelle belle promenade et en début de matinée il ne faisais pas encore trop chaud. Nous avons ensuite continué notre route vers la route des vins de Stellenbusch. Nous avons aussi vu en sortant de la ville les bidonvilles de la région du Cap. C''est quelque chose surtout que notre guide nous a appris que le plus grand des bidonvilles comptait plus de 1 millions d''habitants....

Les régions viticoles d’Afrique du Sud s’étendent sur 500 km à l’ouest et  680 km au nord du Cap. Cet espace comprend plusieurs chaînes de montagnes et autant de vallées qui donnent une multitude de microclimats et de types de sols. Dans la seule région de Stellenbosch, on dénombre plus de 50 types de sols différents. La région est  réputée pour la spécificité de leurs vins issus principalement des cépages suivants : Cabernet Sauvignon, Merlot, Pinotage et Shiraz. En blanc, le sauvignon blanc et le chardonnay sont majoritaires et sont parfois assemblés. Une petite production de qualité de chenin blanc est à noter à l’ouest de Stellenbosch, à Botterlary et près de Elsenburg. Nous avons fait un petit tour de la belle ville de Stellenbosch avant de nous rendre à notre vignoble pour une visite suivi d''une dégustation. Située à une cinquantaine de kilomètres du Cap, la ville de Stellenbosh compte plus de 100 000 habitants. Elle fait partie d''une municipalité d''environ 200 000 habitants dont 54,9 % sont des «coloureds», 18,6 % des blancs et 26 % des noirs (données de 2007). Le quartier de Cloetesville en bordure de Stellenbosh abrite la majorité de la population «coloured» tandis que le township de Kayamandi, concentrant la population noire, compte une trentaine de milliers d''habitants. La langue maternelle de 74 % des habitants de la municipalité est l''afrikaans. 

Le climat de type méditerranéen a favorisé la viticulture dans la région. La ville est ainsi située au cœur de la région des vignobles sud-africains et présente un attrait touristique indéniable avec ses nombreux édifices du XVIIe-XVIIIe siècles de style Cape dutch (le style colonial des Hollandais).

Nous nous dirigeons vers le vignoble de Boschendal, c''est un superbe et très ancien domaine fondé par les hollandais en 1685, extrêmement bien situé en direction de Franschhoek. Les bâtiments d’origine sont toujours en activité, et servent aujourd’hui de restaurant, d’espace de dégustation sous l’ombre d’un chêne séculaire et de musée. Boschendal fait partie des domaines touristiques incontournables, mais dans lequel l’ambiance nonchalante, champêtre et élégante d’une grande exploitation un peu hors du temps est toujours présente. Les vignobles s’étendent sur 14 hectares le long de la Berg River, au pied de la montagne de Simonsberg, et une dizaine de cépages sont cultivés. Après la visite, nous avons pu déguster 5 vins dont le vin typique de ce domaine qui est un vin blanc fait à la base avec des raisins rouges, on l''appelle le «blanc de noir». Excellent vin tout comme celui que mes clients ont préféré et qui est un autre blanc appelé «le bouquet». Les rouges étaient bien mais les blancs dominent chez ce vignoble.

Le meilleur moment, et surprise pour les clients, fut le pique-nique tout à fait original que j''avais organisé pour eux et tout cela dans un des cadres inoubliables de ce magnifique vignoble. Un moment magique d''après tous mes clients, les photos vous le prouveront.

Nous avons eu tellement de plaisir durant ce repas spécial, que nous n''avions pas le goût de repartir mais nous devions bien le faire.

Tout était bon et que dire du vin!!! C''est la belle vie et on en profite pour vous tous.

Un dernier arrêt à Franschhoek avant de continuer notre route vers Worcester où nous passerons la nuit ce soir.

Franschhoek ici, les producteurs de vins ne sont pas des «winemakers» mais des vignerons. Leurs propriétés s''appellent la Motte, Haute Cabrière, la Dauphine ou la Provence. Dans la rue principale du village, les restaurants portent des noms aussi français que mystérieux pour les autochtones, comme "Le ballon rouge", "Le bon vivant" ou "La Bouillabaisse". On boit une bière au "Bistrot", on achète des souvenirs et babioles chez "Moi", des robes ancien­nes au "Penchant", et on va chercher ses nouvelles lunettes au "Pinz Nez". 

Et pourtant, dans cette petite ville de 16 000 habitants, absolument personne ne parle le français. La ville exploite simplement son passé, quand elle était le "coin des Français", Franschhoek, en Afrikaans. Ils s''appelaient de Villiers, Hugo, Malherbe, Rousseau, du Pré ou Malan, ils étaient tous des huguenots, des calvinistes, et avaient quitté la France après la révocation de l''édit de Nantes, en 1685, pour échapper aux persécutions. 

Nombreux trouvèrent asile en Hollande. Partis quasiment sans rien, les huguenots n''avaient guère le choix de leur emploi et beaucoup s''engagèrent sans conviction ni envie au service de la Compagnie hollandaise des Indes orientales. La compagnie venait d''ouvrir un comptoir au Cap, pour ravitailler les navires en route pour les Indes. Sous l''impulsion du jeune et dynamique gouverneur du Cap, Johan van Riebeeck, le comptoir allait se transformer en colonie. 

Sur cette terre au climat méditerranéen, les Hollandais voulaient faire pousser des fruits, des légumes, élever du bétail, mais aussi produire du vin. La terre, l''ensoleillement, la pluviométrie étaient parfaites, mais les techniques employées ne l''étaient pas. Le vin produit était une abominable piquette. 

Le révérend Minnaar est membre de la direction de la Société des huguenots, fondée en 1953, qui gère entre autres le Musée des huguenots et a permis la construction du mémorial, un monument commémorant la liberté reconquise des protestants français. Composé de trois arches représentant la Trinité dominant une femme se libérant de ses chaînes. 

Nous avons, avec Léonce, marché jusqu''au mémorial et ensuite nous avons visité le musée. À quelques mètres du mémorial, le musée accueille chaque année environ 60 000 visiteurs dont 40 % sont des Français. On y trouve de nombreuses bibles, des objets de la maison, assiettes, verres, horloges, longues vues, quelques tenues d''époque, des jouets d''enfants en porcelaine, quelques peintures et des portraits d''hommes et de femmes austères, le visage fermé, comme il convenait alors de poser. 

Le musée est aussi un centre de recherche généalogique. Chaque famille d''origine huguenote peut venir ici chercher ses ancêtres. Juna Malherbe travaille sans relâche grâce aux archives conservées à Stellenbosh, la ville voisine, à reconstituer les lignées des Theron, des Preez ou des Rossouw. Nous avons repris le bus pour une belle promenade encore une fois entourés de montagne, que demander de plus!

Nous voici à notre hôtel et bizarrement personne n''a vraiment faim ce soir, on verra un peu plus tard si l''appétit revient. La nourriture est très bonne en Afrique du sud.

Bonne nuit

Louise
 

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