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13e récit – 16 février – St-Martin


Bonjour à nos fidèles lectrices et lecteurs,
 
Voici un peu d’historique sur cette superbe petite île où cohabitent deux cultures.  En effet, l’île de St-Martin a une double personnalité et ses deux faces rivalisent pour nous séduire.  Faisant partie à la fois des Antilles françaises et des Antilles néerlandaises, son nom est double lui aussi : St-Martin pour les Français et Sint-Maarten pour les Hollandais. 

Politiquement parlant, l’île poursuit la plus longue histoire d’amour entre ses deux pays d’origine, depuis 1648!  Français et Hollandais se sont partagé les pouvoirs en toute harmonie. Lors de la division du territoire, la France reçut 54 km2 et la Hollande se contentant de 41 km2 mais sa part incluait les importants marais salants situés près de Philipsburg.  Ces premiers colons français et hollandais se mirent d’accord sur un autre point : aucun impôt ne frapperait les marchandises importées.  C’est pourquoi, aujourd’hui encore, vous pouvez y faire vos achats hors-taxe.
Théoriquement, il existe une frontière entre les deux pays mais elle n’est gardée ni d’un côté, ni de l’autre, et vous n’y verrez pas l’ombre d’un douanier.  Chaque partie a son identité propre. 

Le côté hollandais, Sint-Maarten est l’un des endroits les plus animés et les plus cosmopolites des Caraïbes, tandis que St-Martin aime à paresser langoureusement au soleil.
 
Comme prévu, le navire fait son entrée au port de Philipsburg, capitale du côté hollandais, à 8h00.  St-Martin est une île très connue des croisiéristes.  Aujourd’hui, 5 navires sont accostés. Environ 15 000 personnes débarquent pour la journée.  Malgré cela, la circulation se fait aisément.  Notre guide Eveline, est avec nous pour notre excursion d''une journée.  Elle est native du Québec et elle vit sur l''île depuis 16 ans déjà.
 
St-Martin est une île qui compte une population de 80 000 habitants.  La frontière est signalée par une enseigne sans plus.  On peut donc circuler sans problème d''un côté comme de l''autre.  St-Martin est partagé d''est en ouest en deux parties: Terres basses et Grandes terres, qui sont reliées par deux étroits cordons littoraux entourant l''étang salé de Simpson Bay.  La partie française se situe au Nord avec les 3/5 de la superficie de l''île.  Autrefois habitée par plus d''européens que de canadiens, aujourd''hui on y dénombre plus de 25% de canadiens pour 15% d''européens.  Les
canadiens se plaisent à St-Martin.  L''approvisionnement est facile et la langue aussi.  On y parle le français partout.
Véritable paradis, l''île attire les touristes pour ses plages, ses lagons et son climat avec l''océan Atlantique du côté «est » et la mer des Caraïbes de l''autre.

La monnaie officielle est l''Euro mais de chaque côté, le dollar reste cependant la monnaie la plus couramment utilisée, particulièrement du côté hollandais qui ressemble beaucoup aux États-Unis de par ses gros bâtiments en étages fait de béton.

Du côté français on trouve de petits bâtiments de trois étages et moins, règlement français pour ce côté de l''île.  Beaucoup plus charmant, le côté français a beaucoup à offrir : boulangeries, pâtisseries, charcuteries, épiceries, dépanneurs et de nombreux restaurants.

Le coût de la vie est assez cher nous dira Eveline.

St-Martin est une île sans eau douce.  On n’y trouve aucune rivière et aucune source d''eau douce souterraine.  On doit donc importer de l''eau en bouteille et ils doivent traiter l''eau de mer pour la consommation.

La conduite automobile se fait comme chez nous, à droite.  En ce qui concerne les habitants des deux pays, ils sont pour la plupart venus d''ailleurs.  Les gens d''origine de l''île vieillissent, les jeunes partent étudier à l''étranger et ne reviennent pas c''est donc des gens de partout qui arrivent ici pour y vivre et faire du commerce.  Les Chinois auront les nombreux dépanneurs de l''île, les indiens se partagent le commerce du textile, les français, les nombreux restaurants  tandis que les noirs venus d''Afrique ou de République dominicaine, auront le marché de l''entretien
ménager, taxis, etc.   Nos canadiens sont à la tête des institutions bancaires (plusieurs viennent du Canada) et certains dans l''immobilier.  On construit beaucoup de condos et des hôtels de toutes sortes à St-Martin.

Du côté hollandais on retrouve de gros hôtels, fast-food et casinos.  Tandis que du côté français, aucun fast-food et casino, que de beaux endroits pour se promener et jouir du décor.  Eveline nous dira que l''alcool est beaucoup moins cher ici comparativement à chez nous.  Le rhum de St-Martin est un pur délice pour quelques dollars seulement.

La température de St-Martin est quasi constante à l''année.  L''eau de la mer tourne autour de 29 degrés Celsius durant la haute saison et peut descendre à 24 degrés Celsius durant la saison sèche.

Le catholicisme est la religion la plus répandue dans l''île.

Eveline nous guide à travers toute l’île.  Tout d''abord, elle nous montre la fameuse plage et l''aéroport Princess Juliana tout à côté.  Qui n''a jamais vu cette vidéo d''un gros avion qui vient atterrir et qui passe juste au-dessus de la tête des plagistes?  Malheureusement aucun vol n''est prévu lors de notre passage.

Nous longeons les côtes et passons devant la plus belle plage de l’île soit la Mollet Beach.  Arrivés à la frontière du côté français, nous poursuivons la route et nous nous retrouvons en France.  Ici, le décor change.   Petites constructions coquettes pas très hautes, beaucoup plus de végétation et de vent, nous roulons vers le nord.  C''est à Marigot, capitale du côté français, que nous faisons notre prochain arrêt de 45 minutes.  Chacun déambule à son rythme à travers les kiosques d’artisanat pour s’acheter des souvenirs.

Par la suite, nous allons à la plage Orientale, l’une des plus populaires de St-Martin, pour s’y baigner et prendre un dîner.  Des burgers avec frites sont à l''honneur mais avant tout, notre hôte nous sert le rhum du pays dans un jus de fruit délicieux.

La température est idéale, la mer est chaude et nous sommes en bonne compagnie.  Vive les vacances!  On en profite pour faire une bonne baignade.

C''est avec regret que nous devons sortir de l''eau et repartir afin de retrouver notre navire pour l’embarquement de 16h30.
 
Ce soir, Louise Drouin, a invité un troisième groupe de voyageurs, à un souper au restaurant Tuscan Grill.  Tous et toutes se sont régalés!  Merci Louise!

Merci de nous suivre à travers nos récits,

 
Diane et Michel

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