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8e récit – 13 septembre - Edimbourg

Bonjour!

Comme disent quelques personnes dans le groupe, nous sommes "bénis des Dieux" car ce matin nous avons débuté notre promenade à Calton Hill sous un ciel avec quelques nuages, mais ce ne sont pas des nuages menaçants, il y a plus de soleil que de nuages.

Calton Hill est une colline dans le centre d''Édimbourg.  Le quartier est reconnu comme site du patrimoine mondial.  On y retrouve le siège du gouvernement écossais avec le bâtiment du parlement éco et d''autres bâtiments remarquables tels que le Palais Holyrood que j''avais cité dans le récit du 12 septembre.

La colline est aussi l''emplacement de plusieurs monuments et bâtiments emblématiques, le Monument National, le monument Nelson, etc.  La plupart des propriétés sont des maisons particulières mais il y a aussi quelques hôtels dont la renommée n''est plus à faire dont le Terrasse Hôtel Royal et le Regent Terrasse.

Le Monument National d''Ecosse est le monument dédié aux soldats et marins écossais qui sont morts en combattant dans les guerres napoléoniennes.  On y retrouve le "New parliament house " qui est à vrai dire l''ancien parlement dont les bâtiments aujourd''hui sont inoccupés.

Le  tout nouveau bâtiment du parlement écossais, qui est le siège du pouvoir en Écosse, se situe tout près du palais d''Holyrood.  La construction du bâtiment a débuté en 1999 et les membres du parlement y ont siégé pour la première fois en 2004.  C''est la reine Elizabeth II  qui en a fait l''inauguration en l''absence de son architecteste et concepteur principal, Enric Miralles.  D''origine espagnole, Miralles est décédé avant l''achèvement de son projet.
Après le repas du midi, nous nous sommes dirigés vers la cathédrale St-Giles où nous rencontrons notre guide Frédérique qui nous fera découvrir les caves et souterrains d''Édimbourg.

Les châteaux en ruines au bord d''un loch, les portes cimentées dans des tunnels humides et sombres ont toujours stimulé l''imagination des âmes romantiques.  Les Écossais, en gens avisés, ont bien exploité le filon.   Les fantômes naissent au XIXe siècle de la fièvre spéculative et du romantisme ambiant.  La présence d''un fantôme dans la demeure s''avère une plus-value pour sa valeur immobilière.

Une des raisons pourquoi la ville d''Edimbourg est une ville de mystères et de magie, c''est que la ville possède une face cachée.  La fin du XIIIe siècle a été un moment de grande expansion et d''innovation à Édimbourg.  Pour améliorer l''accès entre la vieille ville et les nouvelles constructions, deux énormes structures ont été érigées, les ports nord et sud.  En 1790, près d''une centaine d''entreprises étaient actives sur le pont sud avec des ateliers dans les caves en dessous.  Outre l''absence de lumière naturelle, les caves souffraient de l''écoulement de l''eau du pont sud au-dessus, comme l''attestent les stalactites.

Mais il existe un côté sombre… Chaque voûte a une histoire de crimes, de maladie (les gens malades de la peste étaient relégués aux caves).  Ces bidonvilles souterrains abritaient aussi une faune qui aimait s''amuser : nombre de  gentlemans venaient rencontrer des filles et prendre un verre.

Notre guide nous raconte que les voûtes abritent des fantômes.  Dans la voûte que nous avons visitée, il y a le fantôme d''un petit garçon.  Voulant ramasser sa balle qui avait roulé dans une cave, il s''y est retrouvé enfermé et plusieurs qui ont visité cette cave ont entendu le bruit d''une balle rebondissant sur le sol.

Le fantôme d''Annie est probablement le plus populaire de la ville d''Édimbourg.  Sa famille l''avait abandonnée en 1644 car elle était infectée par la peste et son fantôme pleure, comme elle avant de mourir, car elle avait perdu sa poupée de chiffon qui était son unique bien.

Notre visite s''est terminée sans l''apparition de fantôme.  Nul doute que c''est une visite très intéressante où nous avons appris beaucoup sur la vie à Édimbourg à cette époque.

Vers la fin de l''après-midi, nous nous rendus au "Jamhouse", grand bâtiment où nous avons assisté à un souper–spectacle.  Mais avant cette superbe soirée, nous avons eu la chance d’avoir des leçons de danses écossaise.  Notre professeur nous a initiés et nous a enseigné 3 danses.  Il faut dire que la musique et la danse ne nous est pas entièrement étranges car les rythmes ressemblent beaucoup à nos rigodons et quadrilles   Après quelques pratiques, on a vraiment senti qu''il y avait beaucoup de potentiel : certains des danseurs de notre groupe avaient surement du sang écossais… 

Après une heure d''enseignement et de pratique,  où fous-rires et.......faux pas étaient présents, nous avons dégusté un excellent repas où un choix de différents items était proposé dont le fameux "haggis".   Le haggis est un plat traditionnel consistant en une panse de brebis farcie.   Il fut très populaire au XVIIIe siècle.  L''origine du mot est incertaine, il pourrait avoir signifié « hacher » ou « trancher ».  Une théorie place l''origine du haggis du côté des conducteurs de troupeau de moutons des Highlands.  Lorsque les hommes devaient conduire leurs bêtes jusqu''à Édimbourg pour la vente, les femmes préparaient des rations de voyages afin qu''ils puissent manger tout au long de la journée.  La préparation achevée, elle l''emballait dans un estomac de brebis pour plus de facilité de transport.  Traditionnellement, le haggis se compose généralement d''abats de moutons (foie, cœur, etc), d''oignon, d''avoine, de graisse de mouton, d''épices et de sel mais aujourd''hui plusieurs variétés sont offertes : certains haggis sont préparés avec du porc ou du bœuf.

Après le repas, on a droit å un spectacle de chants, de danses et de musique traditionnels.  Parfois très rythmé avec la participation de la cornemuse, du violon, de la flute et de l''accordéon et parfois plus mélancolique avec de la musique plus feutrée avec les voix d’un chanteur et d''une chanteuse.

On ne peut venir en Écosse sans parler de la présence de la cornemuse.  Cet instrument fut longtemps mis au ban des réprouvés.  Le « highland bagpipe », longtemps assimilé å la révolte des jacobites fut interdit jusqu''à ce que l''état-major britannique en reconnaisse les vertus entrainantes et l''impose dans tous les régiments.  Aujourd''hui la cornemuse se joue aussi en groupe ou solo mais chose certaine, on ne peut rester indifférents à la couleur de ses notes.

Nous avons passé une très agréable soirée où l''art écossais, de même que sa tradition étaient au rendez-vous.

Merci de me lire et à demain!

Raymond et ses joyeux danseurs

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