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9e récit - 6 mars -  Navigation autour du Cap Horn et dans le Canal de Beagle


* pour votre information, la connexion Internet à bord est vraiment difficile…  Les montagnes et les fjords n’aident en rien.  Dès qu’il me sera possible de télécharger les photos, je tenterai de tout vous mettre en ligne, il y en a plein!!  Merci de votre patience.  Tout ça est hors de mon contrôle. *

Que nous sommes choyés de pouvoir séjourner sur un aussi beau navire!  La réputation du Ponant n’est plus à faire mais chaque fois, c’est un grand bonheur pour moi que d’avoir l’opportunité d’être traitée aux petits oignons sur l’un de ces navires!

L’accueil auquel nous avons eu droit hier à l’embarquement en a dit long sur le magnifique séjour qui nous attend!  Et que dire du repas hier soir : digne des plus grandes tables!  La cuisine française est sans contredit une des meilleures et nous sommes privilégiés de pouvoir en faire la découverte à tous nos repas à bord.

Aujourd’hui, le repos était à l’honneur puisque nous devions passer la journée à naviguer.  Nous passerons à proximité du Cap Horn et du Canal de Beagle dont je vous parle un peu ici :

Le cap Horn est un cap situé à l’extrémité sud de l’archipel de la Terre de Feu, dans sa partie chilienne.  Ce point est généralement considéré comme étant le plus austral de l’Amérique du Sud.

Le cap Horn est également le plus au sud des grands caps, et il marque la frontière nord du passage de Drake.  Pendant de nombreuses années, il a été un point de passage crucial des routes commerciales entre l’Europe et l’Asie.  Elles étaient empruntées par les voiliers pour transporter les marchandises tout autour du globe, et ce bien que les eaux océaniques autour du cap présentent de nombreux dangers : tempêtes fortes et fréquentes avec une mer très grosse, courant circumpolaire antarctique et présence possible d’icebergs voire des vagues scélérates.

Ces dangers et l’extrême difficulté de son franchissement ont donné au cap Horn son caractère légendaire, mais aussi la réputation d’être un cimetière marin.  Il est parfois surnommé le « cap dur », le « cap redouté » ou le « cap des tempêtes ».

Surprise de notre capitaine ce matin lorsqu’il nous annonce que comme la mer est parfaite.  Il nous offre donc l’opportunité d’aller à terre, sur le Cap Horn.  Nous avons de la difficulté à imaginer que nous foulerons cette terre presque interdite à tous.  Nous nous préparons donc à faire notre première sortie en zodiaque et nous voilà tous prêts rapidement pour cette sortie imprévue.  La mer est calme ce qui est bien rare à cet endroit du monde surtout à la rencontre de ces deux grands océans.  Notre première expérience en zodiaque est magique et nous sommes tous bien excités de vivre ce moment unique dans une vie.  Le pilote du zodiaque nous dit même que les 4 derniers mois de navigation lorsqu’ils passaient par le Cap Horn les conditions n’étaient pas clémentes et que le capitaine ne permettait pas la sortie en zodiaque.

Comme nous sommes chanceux ce matin et heureux de pouvoir vivre ce premier débarquement dans un endroit si exceptionnel pour son histoire.   Nous nous habillons donc très bien car il fait tout de même un peu frais avec 5 degrés mais c’est confortable en l’absence de vent.  Nous nous approchons du Cap Horn et toute l’équipe des excursions nous attend pour notre débarquement à terre.  À l’arrivée du zodiaque sur la rive ils attendent patiemment la bonne vague pour nous faire descendre sans nous mouiller.  Nous sommes accueillis par un officier chilien responsable de cet endroit qui nous salue bien gentiment.  Nous devons par la suite gravir plusieurs marches avant d’arriver au sommet, puis, nous marchons vers le monument en forme d’albatros situé sur la pointe avec la vue sur les deux océans.  Une toute
petite église et un phare sont les deux bâtiments de l’île que nous visitons.   Nous avons parcouru plus de 8km sur le Cap Horn avant de revenir sur le navire. 

Une dame du navire a eu un malaise cardiaque et a dû être rapatriée sur la terre ferme dans un hôpital du Chili.  C’était triste pour elle et pour son conjoint qui l’accompagnait.  Par contre j’ai suivi de très près la prise en charge et j’ai été impressionnée de voir leur façon de gérer ce genre de situation.  Félicitations à l’équipe Ponant!  Je peux vous dire que l’on se sent en sécurité à bord.

Quant au canal de Beagle, il est un accident géographique de l''extrême sud du continent américain, qui est situé entre les méridiens 68º36''38,5W et 66º25''00W.  Sa partie orientale constitue la limite internationale entre le Chili et l''Argentine, mais sa partie occidentale est au Chili.  Il s''agit d''un détroit séparant des îles de l''archipel de la Terre de Feu, à l''extrême sud de l''Amérique du Sud.  Il sépare la Grande Île de Terre de Feu de plusieurs îles au sud.

Le canal Beagle mesure environ 240 km de longueur.  Sa largeur minimale est d''environ 1,5 kilomètre.  Cet endroit très étroit se situe dans le passage Mac-Kinlay entre l''île Navarino et l''île Gable. 

Ce soir, c’était notre soirée de gala. Nous avons été reçus à l’auditorium pour la présentation de quelques membres d’équipage donc le capitaine bien entendu.  Ils nous ont servi du champagne et pas n’importe lequel, de la Veuve Clicquot.  Rien n’est laissé au hasard ici sur ce navire.

Et que dire du succulent repas de gala ce soir à part délicieux!  Le repas bien arrosé était digne des soirées de gala.  Mes voyageurs étaient tous élégants et nous avons eu beaucoup de plaisir encore une fois.

Merci de nous suivre


Louise

 


 

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