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12e récit - 16 septembre - Séville • Ronda • Malaga

Aujourd’hui, nous prenons la fabuleuse route des villages blancs de l’Andalousie, qui s’écoulent entre vallée et montagnes.  Un magnifique paysage s’offre à nous lors de cette randonnée.  Et puis, nous faisons la découverte de Ronda, sans doute la ville la plus spectaculaire de toutes. Située sur un plateau surélevé, des vues magnifiques s’offrent à nous lors de notre promenade sur le chemin de ronde.

Ronda, que l''on appelle « la ville des châteaux », se dresse sur un promontoire naturel, à 800 mètres de hauteur.  Les murailles et les portes les plus importantes permettant d''accéder à la ville sont préservées.  Cette ville de la province de Malaga est séparée en deux par le Tajo del Ronda, un défilé profond de plus de 150 mètres.  Sa vieille ville a été déclarée « bien d''intérêt culturel » en 1966.  Ce territoire fut occupé par les Celtes, les Phéniciens, les Romains et les Arabes et fut reconquis finalement par les rois catholiques.  La vieille ville, aux réminiscences arabes et au tracé médiéval, s''étend au sud du Guadalevín tandis que la « ville moderne », qui surgit à partir du 16e siècle, se déploie au nord de cette rivière.  Plusieurs ponts relient les deux moitiés de Ronda.  Philippe II avait choisi Ronda comme endroit pour créer la Royale chevalerie. C''est là où on entraînait chevaux et cavaliers.

Nous débutons notre visite de Ronda par la Place de taureaux.  La tauromachie existe seulement depuis environ 250 ans.  On lâchait les taureaux pour faire courir les chevaux, ce qui offrait un spectacle aux habitants.  Début du 18ieme siècle, Pedro Roméo, né à Ronda en 1754, a imposé les règles de la tauromachie : 20 minutes pour la mise à mort des taureaux.  On utilise le mot toréro et non toréador, ce mot a été créé pour une opéra bien connue.  Un taureau pour la corrida doit avoir 5 ans et pèsera environ 600 kilos de muscles.  Pour être matador, il faut être parrainé par deux matadors et faire ses classes.  Il y a eu deux femmes seulement qui ont été toreros.  Afin qu''un taureau puisse prendre place dans l''arène, il en aura coûté un important investissement.  Il faudra un hectare par taureau par an pour le nourrir et le faire s''entraîner pour sa future carrière.  Des vaccins coûteux lui seront administrés.  Un bon mâle est déterminé par la mère.  Afin d''avoir un bon spectacle, 3 éléments importants doivent être regroupés : la musique, le torille, d’où sortent les taureaux et le président qui est en charge du spectacle.  Des trophées qui pour nous n''auraient aucune valeur, prennent une grande importance pour les toreros : une ou deux oreilles et la queue!  La Place de taureaux est  parmi les plus anciennes et les plus belles d''Espagne, construite en 1785.  Elle est de style néoclassique et possède un intéressant porche en pierre de taille.  Les gradins sont répartis en deux niveaux superposés.  Sa capacité est de 6 000 spectateurs et elle est l''une des arènes les plus grandes d''Espagne (60 mètres de diamètre).
Nous nous arrêtons pour un autre superbe dîner, cette fois-ci sur un balcon faisant face au “tajo”, le gouffre qui sépare les deux parties de la ville de Ronda en deux, et uni par le “Puente Nuevo”.  Et puis nous quittons Ronda en empruntant la route qui serpente jusqu’à la mer Méditerranée, où nous apercevons les côtes de l’Afrique, le Maroc, et Gibraltar que nous verrons demain.

Installation pour les 4 prochaines nuits, donc fini le transport de valises!  Nous sommes à l’hôtel Sol Don Pablo, un très beau 4*, situé sur la plage de Bajondillo.  Le souper à l’hôtel est fort apprécié.

Une autre superbe journée remplie de découvertes et de WOW!

Patrick, Guide accompagnant

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