Accompagnée par
Manon Gagnon

Bonjour chers voyageurs, parents, amis et futurs globe-trotteurs

 

Aujourd’hui, je vous emmène sur une route où chaque instant raconte une histoire, entre la chaleur des terres ocre et le souffle de l’océan… Laissez-vous porter.

 

À l’aube, Marrakech s’éveille doucement, encore bercée par la fraîcheur du matin. Puis la ville s’efface, laissant place à l’immensité, aux arganiers noueux qui semblent veiller sur le paysage comme de silencieux gardiens du temps.

 

Un nouveau chapitre s’ouvre aussi pour notre groupe. Hier, nous avons salué notre guide Othmane, compagnon de route précieux. Ce matin, Houcine nous rejoint, accompagné de mon collaborateur Mohammed. De nouveaux regards, une nouvelle énergie, pour poursuivre ensemble jusqu’à Agadir.

 

Notre première halte nous mène au cœur d’une coopérative féminine d’huile d’argan. Là, les gestes sont anciens, précis, presque méditatifs. Les mains travaillent, les regards échangent, et dans ce ballet discret se transmet un savoir précieux, chargé d’histoire et de dignité.

 

Puis vient l’instant suspendu du déjeuner, au vignoble Val d’Argan.

Avant même de goûter, on écoute… l’histoire des lieux, celle d’Essaouira et de ses richesses, comme une invitation à comprendre la terre que l’on traverse.

 

Sous le ciel ouvert, entourés de vignes baignées de lumière, les saveurs prennent une autre dimension. Salade marocaine, brochettes, kefta grillée… et les vins du domaine qui accompagnent ce moment hors du temps. Les rires s’élèvent, les voix se mêlent, et l’ambiance atteint son apogée, simple et sincère.

 

Puis la route reprend, jusqu’à ce que l’air change… plus frais, plus vivant. Essaouira apparaît, posée face à l’océan. Ses remparts, ses murs blancs et bleus, ses ruelles vibrantes racontent mille influences et autant de voyages. Ancienne Mogador, elle garde en elle les traces du passage des peuples et du temps, et offre aujourd’hui une douceur presque intemporelle.

 

Nous la découvrons à pied, au rythme du vent, entre lumière et embruns.

 

La nuit venue, nous trouvons refuge au Riad Sarah, discret et apaisant, comme caché au cœur de la médina. Derrière ses murs, le tumulte s’efface, laissant place au calme, à la douceur, à ce sentiment précieux d’être exactement là où il faut être.

 

Ainsi s’achève cette journée, tissée de rencontres, de saveurs et d’instants partagés…