Bonjour à tous !
Au réveil, le thermomètre affichait 11 °C sous un ciel aussi inspirant que le café matinal (il a fallu un deuxième café pour certains !). L’après-midi, la douceur s’installe avec 22 °C, parfait pour tester si nos manteaux étaient vraiment nécessaires ou simplement décoratifs.
« L’hôtel est à la hauteur » : c’est le commentaire de mes voyageurs.
Après une nuit bien méritée, tout le monde se retrouve pour un copieux petit-déjeuner, prêt à attaquer une journée d’aventure.
Le train à crémaillère et Jungfraujoch : les Alpes à couper le souffle
Départ à 8 h 15 pour la gare de Grindelwald. Petite balade en train d’environ 15 minutes jusqu’au terminal de la gondole, dont chacune peut accueillir 30 personnes. Nous voilà rendus à l’Eigergletscher, où l’on échange la gondole pour le train à crémaillère.
Première expérience qui fascine le groupe. Ce système ingénieux du XIXe siècle permet d’affronter les pentes abruptes sans glisser — parfait pour éviter de faire du ski sans skis !
Nous arrivons à Jungfraujoch, la gare la plus haute d’Europe, perchée à 3 454 m (11 332 pieds). Ce train à crémaillère a été inauguré le 1er août 1912, après 16 ans de travaux extrêmes. Je m’imagine à cette hauteur, l’air qui est rarifié : ça ne devait pas être très évident. Félicitations aux Suisses.
Attention, ici, tout est précis : un train à 8 h 02 part à 8 h 02 pile, et les retards sont aussi rares qu’un mauvais chocolat.
Au Top of Europe, c’est la découverte du palais de glace : tunnels sculptés dans le glacier, sculptures gelées d’admiration. On marche dans la neige même en été, on est en plein soleil, on peut voir qu’il a un peu neigé sur l’Eiger, le Mönch ou la Jungfrau. Petit secret : ce n’est pas le sommet le plus haut, mais la gare la plus perchée d’Europe, où les scientifiques scrutent les rayons cosmiques et surveillent même la fonte du fromage à raclette en conditions extrêmes. Ceux qui n’avaient pas de lunettes de soleil l’ont bien regretté.
Déjeuner d’altitude et paysages à couper le souffle
À 3 454 m, le déjeuner se savoure avec le souffle court, à cause de l’altitude… ou de la beauté du panorama. Aucun nuage à l’horizon, ou presque. On peut apercevoir le glacier d’Aletsch, le plus long des Alpes, avec ses 21 km environ. Une vraie course contre la montre pour le découvrir.
Chocolat, descentes et lacs bleus
La descente vers Lauterbrunnen est douce, accompagnée d’une délicate tablette de chocolat offerte par le personnel du train — peut-être pour calmer le vertige, ou juste parce qu’en Suisse, le chocolat est une forme de politesse.
De là, nous filons vers Interlaken. Avec Claude, notre guide, nous avons découvert la charmante station, coincée entre les lacs de Brienz et de Thoune. Ici, même les balais de voirie sont réglés à l’horloge suisse, passant si souvent qu’on soupçonne un championnat secret du trottoir le plus étincelant.
Impossible de transmettre l’ambiance. Le groupe apprend à se connaître, à savourer chaque bouchée et chaque instant.
Fin de journée grandiose dans l’Oberland bernois
On comprend pourquoi cette région est patrimoine de l’UNESCO : c’est un spectacle à ciel ouvert, alliant beauté et rigueur exemplaire.
Potin du capitaine
De la part de Claudette et Bernard: bonne fête Thérèse, qui est la meilleure gardienne de condo
Savez-vous pourquoi les Suisses règlent leurs montres avec le train ? Parce que c’est le seul endroit où une montre suisse peut… rater le train !
À suivre pour plus d’aventures suisses.
Capitaine Georges
Tourloup








































































































