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Villes visitées
Grande-Entrée; Cap-aux-Meules; Ile du Havre-Aubert; Grosse-Ile; Havre-aux-Maisons

Oh! Lala! Toute une journée que Josée et Robert nous ont planifiée. Damien, notre chauffeur-guide, nous parle de quelques naufrages qui ont eu lieu autour des Îles, tout en continuant de nous donner d’autres informations sur les Îles en se dirigeant vers CAM (l’abréviation que les gens des Îles utilisent beaucoup pour dire Cap-aux-Meules). L'Île du Cap-aux-Meules, c'est la porte d'entrée de l'archipel.  Malgré l'aspect plus « urbain » de l'île, la nature n'est jamais bien loin.  Composée de trois villages (Fatima, Cap-aux-Meules, L'Étang-du-Nord), elle possède la plus importante concentration d'habitants et regroupe la plupart des services de l'archipel. Comme c’est souvent le port d’entrée pour les voyageurs qui arrivent par bateau, c'est le port d'arriver des traversiers, là où le visiteur prend contact avec le pays madelinot.  Le nom Cap-aux-Meules vient de la présence de pierres à meule dans le cap qui surplombe le port.  L'Île du Cap-aux-Meules, c'est le centre administratif et de services de l'archipel.  Cap-aux-Meules possède la plus importante concentration d'habitants et est la deuxième île en termes de superficie (après Havre-Aubert).  On y trouve l'hôpital, l'école polyvalente, le Cégep, la centrale thermique d'Hydro-Québec et la majorité des commerces et des services des Îles.

Après tous les excellents repas pris cette semaine, nous sommes prêts pour la tournée de quelques boutiques. Mais avant, nous accédons par un escalier comptant 187 marches, tout en haut du belvédère, pour admirer Cap-aux-Meules et son port. Le point de vue valait la montée. Après ce passage dans la grande ville, un bel arrêt à la boutique « Art tendance » où Hélène et François nous attendaient pour nous présenter leurs confections de fusion de verre et de sculptures dans le verre sans oublier les bijoux et les autres objets dans cette boutique.

La visite s’est terminée au son des camions de pompiers et de tous les véhicules d’urgences, ce qui est très impressionnant aux Îles-de-la-Madeleine.  Plus nous avancions vers L’Étang-du-Nord, plus on se rendait compte que nous approchions de cette belle maison centenaire qui n’est plus là maintenant (perte totale). Je peux dire, sans trop me tromper, que tous étaient tristes de savoir que l’amie de notre chauffeur Damien se retrouve à la case départ.  Cela ne nous empêche pas de découvrir quelques boutiques ou juste flâner  près de la célèbre sculpture des pêcheurs à l’Étang-du-Nord et de visiter les jolies boutiques. La boutique le Flâneur a réussi à en impressionner plusieurs grâce à l’imagination et la créativité de Pierrette Molaison, artiste.

Damien ne pouvait pas nous amener dîner sans nous montrer son petit coin de paradis et ses rochers rouges, l’endroit où il jouait sur le bord de la plage. Oh! Lala! Que c’est beau cet autre coin des Îles, entouré de tellement de paysages à couper le souffle. Nous sommes arrivés dans la région de Fatima et les voyageurs écoutent Damien avec attention nous raconter la vie des gens de l’Île.  C’est incroyable le nombre de « cousins, cousines » qu’il peut avoir et on le sent dans sa voix : tous sont aussi importants les uns que les autres… Sa gentillesse a même été jusqu’à bifurquer d’à peine un kilomètre pour nous montrer où il demeure.  Ah! quelle vue extraordinaire, facile de comprendre pourquoi il a décidé de déménager sa maison. Merci, Damien, de nous partager un peu de ton intimité! C’est aussi cela la chaleur humaine des Madelinots.

Direction camping du Gros-Cap pour un bon pique-nique à la salle l’Étoile.  Quelques personnes ont décidé de manger à l’extérieur et d’autres ont préféré être l’abri du vent; mais tous se sont régalés avec les fameuses guédilles de homard ou les ciabattas au porc effiloché préparées avec tellement de doigtés par nos cuisinières, sans oublier les plats de crudités, de salade et les petits gâteaux qui ont fait que tous voulaient marcher quelques pas pour admirer les kites surfeurs qui s’en donnaient à cœur joie à pratiquer leur sport le long de la baie.  Ouf! Ils doivent être « de fer » tous ces jeunes!

 On reprend la route pour se rendre à la Fromagerie du Pied-de-vent.  Plusieurs connaissent ce délicieux fromage, ou plutôt deux de leurs fromages qui sont dans nos épiceries; mais aujourd’hui c’est plutôt quatre fromages que nous découvrirons. Rachelle, avec son humour bien à elle, nous informe que depuis 1998, la Fromagerie du Pied-De-Vent transforme le lait de son troupeau de vaches canadiennes en de savoureux fromages.  Le Pied-De-Vent, la Tomme des Demoiselles, le cheddar Art Senau et le Jeune-Coeur sont les fromages que nous avons dégustés en compagnie d’une des propriétaires, qui nous a expliqué l’histoire de cette belle aventure de fromage.  Il faut dire qu’ils ont l’unique laiterie installée sur l’île et que la venue de cette belle industrie était un grand bonheur pour les habitants… et pour nous.  Par contre, leur production laitière sert uniquement à la fabrication de leur fromage : le lait que l’on trouve aux îles provient des grandes laiteries canadiennes. Devenue un Économusée, la Fromagerie du Pied-De-Vent, nous en apprend plus sur les origines de la tradition fromagère au Québec et sur le savoir-faire actuel.

Chaque jour depuis 1998, la fromagerie du Pied-De-Vent transforme son lait en de savoureux fromages qui font la réputation de cette entreprise qui a pignon sur « mer ».  Fabriquer des fromages exige rigueur et discipline. De la ferme à la fromagerie, toute une série d’étapes et de conditions doivent être respectée.  La ferme Pointe-Basse est l’unique élevage de vaches laitières aux Îles-de-la-Madeleine et se démarque par la race qui compose son troupeau : la race Canadienne.  Ces vaches ont un taux de gras de 4.5% et un taux de protéines de 3.8% en moyenne.  La ferme produit environ 950 litres de lait par jour.  C’est un troupeau de 75 vaches dont 15 taries et 60 vaches en production en plus de 50 génisses et veaux, pour un troupeau de 125 têtes.  Le troupeau, nourri à même la diversité des fourrages du territoire madelinot, sans engrais chimique ni pesticide, donne un lait unique qui confère aux fromages du Pied-De-Vent des saveurs imprégnées du goût du vent, des embruns de la mer et du terroir madelinot.  L’alimentation des animaux se compose de foin sec, moulée laitière, un peu d’orge et de du maïs, L’été, elles vont aux pâturages. Elles produisent environ 5 000 litres de lait par année chacune.

Pour produire les fromages, voici les quantités de lait nécessaires :
8 litres de lait / une meule de Pied-De-Vent
28 litres de lait / une meule de Tomme des Demoiselles
5 litres de lait / une meule de Jeune-Cœur

Ce fut une superbe visite.

Le dernier arrêt boutique est pour aller déguster un bon apéro chez La Bagosse à Léonce, à sa boutique  « Le Barbocheux ».  Tout un personnage, ce Léonce qui nous présente avec humour ses produits. Remarque qu’il est comme plusieurs aux Îles : il manque un peu d’énergie en cette fin de très grosse saison touristique; alors sa présentation n’a pas eu l’effet qu’on lui connaît à notre Léonce.  Cette entreprise se spécialise dans la production de boissons artisanales.  Le Barbocheux, nom de l’entreprise, est un vieux mot des Îles qui vient de « Barbocher », qui signifiait aller prendre un p'tit verre de maison en maison (aller barbocher).

Léonce s’amuse et nous explique qu’il y a deux sortes de bagosse ainsi qu'une boisson de type porto et une liqueur. Nous avons le privilège de goûter à l'un des secrets les mieux gardés des Iles-de-la-Madeleine : la plus que célèbre bagosse des Îles.  La dégustation de 6 variétés est un réel plaisir.  La bagosse communément appelée « bière des Îles », est un vin de fruits qui a toujours fait partie des mœurs des habitants. À cause de l'isolement, la bagosse fut longtemps la seule boisson alcoolique aux Îles. Chaque famille avait sa recette et chaque événement social était salué avec la bagosse. Fabriquée selon une recette originale avec des ingrédients de première qualité, la bagosse des Îles nous a charmé par sa douceur et la subtilité de son goût unique et typiquement madelinot.  Comme on ne peut pas l’acheter au Québec, on en profite pour faire quelques achats. Comme Léonce nous a dit : « Boire de la bagosse, c'est goûter à un brin de notre histoire! »

Après cet apéro nous partons vers la Dune du sud (Île de Havre-aux-Maisons).

La Dune du sud est impressionnante avec ses falaises sculptées par les vagues.  La plage de la Dune du Sud est ceinturée au sud de falaises rouges et de grottes accessibles à marée basse. Cette plage offre 22 km de sable fin.  C’est la seule plage avec des grottes à explorer à marée basse.  Vraiment magnifique comme arrêt! 

Notre dernier arrêt fut pour un panorama sur la mer et ses rochers juste avant le village de Fatima. Comme c’est beau les Îles!

De retour à notre hôtel, une bonne douche avant de prendre l’apéro tout en groupe. Les gens étaient tellement heureux de se retrouver en groupe qu’ils ont eu de la difficulté à se déplacer pour un souper en musique ce soir. L’agneau des Îles et la marmite la Salicorne (soupe Thaï aux fruits de mer), ont fait l’unanimité! C’était excellent!

Philippe Poirier, un chansonnier des Îles, nous a fait découvrir le beau répertoire tranquille des gens des Îles jusqu’à ce que notre dynamique serveuse, Colinda, n’en puisse plus; il fallait faire bouger les gens. Je dois dire qu’elle y a réussi à merveille. Les gens de La Salicorne ont réussi à me surprendre.  Au moment où j’ai demandé aux cuisinières, aux serveuses, et à toute l’équipe d’animation de se joindre à nous,  eh! bien! ils ont sorti une feuille et se sont mis à me chanter en chœur une belle chanson pleine d’amour. Je dois vous dire que je ne saurais vous chanter les paroles, mais une chose est certaine c’est que cela sonnait l’amour que nous avons tous les uns envers les autres).  Mais oui, je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes d’émotion.  Ah! Mes amis des Îles, vous allez me manquer durant cette année.  Une chance que je sais que d’autres voyageurs pourront faire votre connaissance. Vous êtes tellement extraordinaires! 

Colinda et Philippe ont su ramener la fin de soirée en chants et en beauté.  C’est le cœur rempli de gratitude que nous allons terminer les valises avant une bonne nuit de sommeil.

Merci de nous avoir suivis tout au long de ces récits.

Au plaisir de vous rencontrer.

Monique Tremblay.

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