Bonjour à tous chers lecteurs!
Ce matin, c’est sous un beau soleil que nous reprenons la route vers Kyoto. Nous sommes vraiment chanceux et l’apprécions beaucoup.
Nous débutons notre visite au spectaculaire temple Kiyomizu-dera (temple de l’eau pure), perché sur des pilotis de 15 mètres, un autre site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est probablement le temple bouddhiste et shintoïste le plus célèbre de Kyoto. Il est dédié à la divinité de l’amour et des rencontres. Le complexe fut construit en 780, et rebâti en 1633 après les dégâts causés par un incendie. Après avoir trouvé notre chemin dans le dédale de petites rues marchandes et effectué l’ascension de la colline d’Higashiyama, à travers les rues commerçantes que sont la Ninenzaka et la Sannenzaka, notre récompense se trouve dans le rouge intense des détails de la porte, qui offre un contraste éclatant avec le blanc immaculé de ses murs. Il y a du monde, mais pas trop aujourd’hui. On se suit sans problème avec notre guide qui nous montre le chemin et moi qui ferme la marche. Arrivés au temple, nous prenons le temps d’admirer le paysage et de prendre plein de photos. Beaucoup de dames portent le kimono traditionnel et nous en profitons pour les photographier. Elles aiment bien cela. Les beaux bâtiments s’enchaînent avec la porte de l’ouest, qui dissimule une belle pagode à trois étages surmontée d’une flèche de métal forgé. Ce temple est surtout connu pour son estrade en bois qui s’élance de son hall principal, à 13 mètres au-dessus du flanc de la colline. La scène offre une belle vue sur les nombreux cerisiers et érables en contrebas, qui se parent d’une mer de couleurs au printemps et à l’automne, ainsi que sur la ville de Kyoto au loin.
Nous avons la chance de prendre notre repas dans un restaurant traditionnel pour goûter à la cuisine japonaise, constituée de plusieurs petits plats. On n’en fini plus de nous apporter des plats différents, et pour la plupart, que nous n’avons jamais goûté. Tout le monde adore l’expérience. Après avoir mangé, nous avons la chance d’admirer un spectacle de danse japonaise donné par une maiko, c’est le nom donné aux apprenties geishas. Nous admirons l’élégance et la grâce de la maiko dansant au son de la musique traditionnelle, une expérience unique et d’une rareté pour nous, étrangers au Japon. De plus, après le spectacle, nous saisissons l’occasion pour poser nos questions à la maiko pendant que notre guide fait la traduction. C’est avec générosité que la maiko répond sans hésitation à chacune de nos questions.
Les geishas nous ont toujours un peu intrigué alors j’en profite pour vous partager un peu d’information les concernant. Une geisha, plus souvent appelée geiko à Kyōto, est au Japon une dame de compagnie raffinée réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique d’excellence des arts traditionnels japonais. Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l’art » Les geishas étaient nombreuses aux XVIIIè et XIXè siècles. Elles existent encore dans le Japon contemporain bien que leur nombre soit en constante diminution : estimé à 17 000 dans les années 1980, il n’est plus qu’environ 200 de nos jours, principalement à Kyōto dans le quartier de Gion. Cependant, grâce а une meilleure communication sur les activités des geishas notamment par la télévision et Internet, le nombre d’apprenties geisha (maiko) a connu récemment une nette augmentation. L’institution multiséculaire des geishas entretient un rapport étroit et complexe avec le phénomène de prostitution – entre idéalisation de leur rôle et de leurs activités, et réalités historiques et sociales. Il est toutefois certain que l’octroi de faveurs sexuelles par la geisha à son client n’a jamais été entendu comme systématique ou allant de soi. L’ouverture des maisons de thé dans les quartiers de plaisirs en 1712 marque le début du métier de geisha. Les geishas sont le résultat de l’évolution des taikomochi ou hōkan, équivalents au Japon des bouffons du Moyen âge en Europe. Ainsi, les premières geishas étaient des hommes, dont le travail était principalement de divertir, par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé. Quelle surprise!
Le vêtement des geishas est un kimono de soie décolleté dans le dos, surnommé obebe dans le dialecte de Kyōto. Les couleurs du kimono se choisissent selon la saison, mais aussi selon l’âge de la porteuse : les jeunes femmes portent des couleurs vives tandis que les geishas de plus de trente ans choisissent des couleurs plus discrètes. Le kimono est plus ou moins épais selon la saison : le kimono d’été, ro, est en simple gaze de soie; le kimono d’automne ou hitoe est en soie non doublée. Enfin, le kimono d’hiver, awase, est doublé de crêpe. Le kimono est noué dans le dos par une large ceinture de soie, nommée obi. Cette obi se noue différemment selon l’âge de la geisha : les femmes mûres le portent en « noeud de tambour », mais les maikos le portent « en traîne », avec un noeud qui remonte jusqu’aux omoplates, le bout de l’obi traînant presque par terre. Un tel noeud nécessite une obi de plusieurs mètres de long. Ce noeud geishas dans le dos distingue les geishas des autres prostituées, qui nouaient leur obi sur le devant pour pouvoir l’enlever et le remettre plusieurs fois au cours d’une soirée. Enfiler un kimono et nouer une obi est une opération complexe, d’autant plus que, les kimonos étant tous de la même longueur quelle que soit la taille de la porteuse, il est généralement nécessaire de replier le tissu du kimono sous l’obi, sauf pour une geisha très grande. C’est pourquoi les geishas font souvent appel aux services d’un « habilleur » professionnel. Les kimonos sont fabriqués et peints à la main, ce qui les rend très chers: entre 8000 et 10 000$ CAD pour un bon kimono.
Puis, nous prenons le chemin de retour vers Osaka. Arrivés en ville, notre guide nous fait découvrir le quartier de Dotonbori, l’un des quartiers les plus animés et les plus branchés de la ville, où se trouvent certaines des meilleures boutiques et des meilleurs restaurants. C’est vraiment tout un contraste pour nous: de passer de temples très zen et maintenant à l’effervescence très animée de cette grande ville. Il y a beaucoup de monde, mais comme on est assez tôt dans la journée, c’est encore très bien pour marcher. Après avoir fait la rue principale, on se sépare en quelques groupes: certains restent pour magasiner alors que d’autres préfèrent retourner à l’hôtel. Je les raccompagne à pied: nous avons un peu plus de 3 km à faire sur un grand boulevard, genre « Champs Élysées ». Cela nous fait du bien de marcher un peu 🤣.
Après un temps de repos, nous expérimentons les taxis japonais pour retourner rejoindre « nos magasineux ».
Un excellent souper nous attendais. Cela a vraiment valu la peine de retourner rejoindre les autres. Mousseux en apéritif, vins et bières à volonté, entrée de sushis délicieuse, suivi d’une mini-portion de pâtes bolognaise à se lécher les doigts, de mini-tranches de boeuf wagyu qui se défaisait à la fourchette, et suivi d’un dessert chocolaté sublime. Et tout ça dans un merveilleux décor moderne et entouré de plantes. Nous avons ADORÉ!
À notre arrivée à l’hôtel, nous avons le grand plaisir de rencontrer notre guide Jean. Déjà, il reconnait mes voyageurs et peut les appeler par leur nom… assez fantastique! Je ne connais aucun guide qui peut faire cela.
Voilà! Il est temps de nous retirer dans nos chambres et de préparer notre valise pour demain. Nous sommes remplis de gratitude envers cette belle journée que nous avons pu vivre.
Bye bye et à demain!
Martine et ses amis voyageurs
































































































