Accompagnée par
Martine Bélanger

Bonjour à tous!

Après une excellente nuit de sommeil dans un confortable lit, nous prenons le temps pour un petit déjeuner qui sera pour certains de style japonais, mais pour la plupart, de style américain.


Ce matin, route vers la ville de Kyoto. Nous avons environ 1h30 de route à faire. Nous avons le bonheur de visiter la très intéressante ville de Kyoto, et tout ça sous un magnifique soleil éclatant et 19 degrés. Wow, ça commence bien!

Kyoto est l’une des villes les plus célèbres du Japon. Durant plus d’un millier d’années, Kyoto était la capitale impériale du pays. Elle est entourée d’une chaîne de montagnes sous forme d’un fer à cheval, formant ainsi un écran naturel, couvert par plus de 2000 temples et sanctuaires, dont 17 sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Tous les temples et sanctuaires que nous visitons à Kyoto font partis de ce patrimoine mondial.


Dès le départ de l’hôtel, nous apercevons plusieurs cerisiers en fleurs. Yeah!!! On nous a dit que la floraison a vraiment commencé il y a quelques jours à peine.


Nous débutons cette journée de découvertes par le fabuleux temple bouddhiste Kinkaku-ji, ou mieux connu sous le nom du temple d’or. C’est l’un des temples bouddhistes les plus visités à Kyoto et les plus emblématiques du Japon. Et pour cause, sa majestueuse construction principale est un pavillon recouvert de feuilles d’or. L’origine de ce site date du 8è siècle puis poursuit son expansion au cours du 12è siècle. Il est considéré comme une mixture harmonieuse de la culture Heian, Samouraï et Bouddhiste. En utilisant les styles japonais, indien et chinois connus à cette époque, on a créé une architecture originale. Les bâtiments autour ont été incendié plusieurs fois pendant la guerre d’Onin et seul le pavillon d’or a survécu. Le jardin a cependant gardé son aspect de l’époque. En 1987, le pavillon est rénové et reçoit une nouvelle couche, cinq fois plus épaisse, de feuilles d’or. En 1994, le Pavillon d’or est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa dernière rénovation date de l’automne 2020 ; il brille à nouveau depuis grâce à son toit entièrement doré. Maintenant, il est entièrement recouvert d’or pur. Nous sommes très impressionnés à la vue de ce temple ancestral et sa réflection sur l’étang double l’impact visuel. Mais qu’il y a du monde! On réussi tout de même à prendre nos photos, mais on doit se suivre d’assez près pour ne pas nous perdre dans la foule.


Ensuite, nous nous dirigeons vers la très célèbre forêt de bambous d’Arashiyama, attrait incontournable à ne pas manquer lors d’un passage à Kyoto. C'est qu’il y en a encore du monde! Beaucoup de touristes se déguisent avec le costume traditionnel. C’est un endroit populaire pour les photos. Nous avons une surprise pour nos voyageurs: un tour en rickshaw. C’est comme être en calèche, mais au lieu d’avoir des chevaux, nous avons de charmants jeunes hommes qui tirent notre « carrosse » . Nous avons l’habitude d’appeler ça des pousse-pousse mais notre guide dit qu’il faudrait plutôt dire des tire-tire, car le jeune garçon (ou fille car il parait qu’il y en a) nous tire et ne pousse pas. L’activité est vraiment géniale car nous passons dans la bambouseraie sur des chemins réservés aux rickshaw. Nos « tireurs » sont pour la plupart de jeunes universitaires super en forme, qui marchent/courent avec leur chariot environ 25 km par jour. Ils sont très fiers de leur travail et nous donnent plein d’informations tout le long du trajet. Ils nous prennent aussi en photos pour notre plus grand bonheur.


La forêt de bambou d’Arashiyama est la plus connue du Japon et elle est également très célèbre à travers le monde entier. Elle est également surnommée Bambouseraie de Sagano, car elle est située dans la forêt de Sagano. Lorsque le vent souffle, il crée une ambiance sonore unique en écoutant les bambous se cogner les uns aux autres. Se retrouver au milieu de ces gigantesques arbres est impressionnant et offre un cadre magnifique. Le chemin se rétrécit de plus en plus. Les bambous, hauts de plusieurs dizaines de mètres, se dressent devant nous et laissent passer juste un filet de lumière du soleil. Le bambou est un symbole de longévité, de jeunesse, de prospérité et de force. Dans la croyance japonaise, il serait capable de repousser les mauvais esprits et les ondes négatives et pourrait également porter chance. Tant d’effets pour cette plante qui devient au final un véritable porte-bonheur.


Par la suite, nous remettons à chacun un montant de yens qu’il pourra utiliser à sa guise pour se sustenter. Quelle bonne idée de Louise Drouin, ainsi, nous permettons à chacun de manger ce qu’il désire pour leur dîner. Des petits groupes se forment et se dispersent dans les petits restaurants du quartier. C’est qu’il n’y a rien de grand au Japon, encore moins les restaurants!


En après-midi, nous assistons à une cérémonie de thé privée. Visiter une maison de thé, c’est un grand privilège. Dans ce lieu empreint de sérénité, les voyageurs ont l’occasion de participer au cérémonial du thé japonais, une expérience méditative qui invite à la contemplation et à l’harmonie. Nous avons suivi avec attention les règles car nous avons, nous aussi, fouetté le thé macha pour en faire ressortir sa saveur. Bien qu'elle trouve ses origines en Chine, la cérémonie du thé est devenue une expérience typiquement japonaise. Elle élève le simple fait de préparer une boisson pour un invité au rang d’art, composé de gestes précis effectués dans un ordre strict pour le plaisir de l'invité. Une belle découverte que tous mes voyageurs ont apprécié.


Après ce beau moment, on se dirige vers le splendide sanctuaire Shintô de Fushimi Inari Taisha, construit en 711 et dédié à la déesse Inari. Ce sont surtout les commerçants qui y viennent pour avoir la bonne fortune et tous les Tori rouges (sortes de portes dans les temples Shintô) ont été offerts par eux. Il s’agit d’un autre lieu des plus photographiés de la ville. Ce sanctuaire fait partie des grands sites incontournables de Kyoto. Il est célèbre pour son alignement de près de 10 000 toriis qui grimpent à travers la montagne. Dans tout le Japon, il existe environ 32 000 sanctuaires shintoïstes dédiés аu dieu Inari et le sanctuaire principal est celui-ci situé dans la ville de Kyoto. Le sanctuaire est situé au pied du mont Inari et comprend de nombreux sanctuaires mineurs qui s’étendent sur 4 kilomètres. Chacune des 10 000 portes du sanctuaire a été payée par un particulier ou une entreprise japonaise dans l’espoir de recevoir chance et fortune. Le nom du donateur est écrit à l’encre noire au dos de chaque porte. La structure principale du sanctuaire a été construite en 1499 et est désignée comme un bien culturel important du Japon. Il faut dire que malgré qu’il soit rendu 17h30, c’est encore plein de monde. On se faufile à travers les toris, mais on ne les fait pas tous!


Après toutes ces belles découvertes, nous reprenons la route de retour vers notre l’hôtel. Juste le temps de monter à notre chambre et c’est déjà le temps de nous rendre au restaurant pour le souper. Nous sommes dans un petit resto où on nous sert des légumes, poissons, et fruits de mer en tempura. Tout est très bon. Il y a des racines de fleurs de lotus, des courges, des pétoncles, crevettes, calmars,… et bien plus. Le tout accompagné de boissons à volonté. Je trouve mes voyageurs très bons, tout juste arrivés au Japon, avec 13h de décalage horaire, une bonne journée de visites, d’être encore très enthousiastes pour le souper. On passe vraiment un bon moment ensemble.


Nous sommes comblés par cette belle journée!

Nous avons beaucoup apprécié notre visite de Kyoto. Il y a tellement de culture et d’histoire à cet endroit.

À demain,

Martine et ses amis voyageurs