Accompagnée par
Nathalie Monette, Johanne Dupuis

Bien le bonjour gentes dames et preux seigneurs de l’écran! Que ce matin s’ouvre pour vous comme un parchemin fraîchement déroulé, prêt à révéler ses merveilles et ses aventures.


Après ce salut venu des temps anciens, place au confort bien réel : un délicieux petit‑déjeuner à notre hôtel, pour reprendre forces et énergie avant de repartir vers les terres enchantées du Puy du Fou.

La journée s’ouvre ensuite en toute liberté au cœur de cet immense domaine où les époques s’entremêlent. Chacun explore à son rythme : spectacles grandioses, villages historiques, ruelles médiévales, fables vivantes… Le Puy du Fou se découvre comme un royaume sans frontières où chaque pas mène à une nouvelle histoire.


Le parc n’est pas seulement un lieu de spectacles : c’est un monde vivant. À chaque détour, on a l’impression que les siècles se réveillent, que les villages respirent, que les décors murmurent encore les histoires qu’ils ont traversées. Dans les villages, les artisans travaillent comme si le temps n’avait jamais passé : le forgeron fait chanter le métal, le potier tourne la terre, le sculpteur façonne le bois avec une précision héritée d’un autre âge. On observe, on écoute, et on se laisse happer par ces gestes ancestraux. Parfois, un comédien surgit d’une ruelle, un troubadour entonne quelques notes, un fauconnier traverse la place avec son oiseau. Le parc semble animé par une vie propre, comme si les personnages avaient réellement existé.


Le dîner est également libre, permettant à chacun de choisir son ambiance. Puy du Fou nous offre un voyage gourmand à travers les siècles. Ici, même les repas racontent une histoire. Dans les tavernes médiévales, on s’installe sur de lourds bancs de bois, entourés de poutres sombres et de chandelles vacillantes. Les plats y sont généreux, inspirés des tables d’autrefois : viandes rôties, soupes épaisses, pains croustillants. Les serveurs, vêtus comme des gens du Moyen Âge, ajoutent une touche théâtrale à chaque service, comme si nous étions conviés à un banquet seigneurial.

Plus loin, les auberges vendéennes nous plongent dans la chaleur du terroir. On y savoure le jambon grillé, les mogettes fondantes, les volailles dorées et les desserts traditionnels. Les salles, décorées comme des maisons d’autrefois, respirent la simplicité et l’authenticité, avec leurs nappes à carreaux et leurs objets anciens qui racontent la vie paysanne.

Dans les décors Belle Époque, l’ambiance change complètement : lustres scintillants, velours, boiseries élégantes. Ici, les plats sont plus raffinés, les présentations plus délicates, comme si l’on dînait dans un roman du début du XXᵉ siècle.

Et pour ceux qui préfèrent manger sur le pouce, les places animées du parc regorgent de petites gourmandises : crêpes chaudes, fouées sorties du four, sandwichs artisanaux, pâtisseries vendéennes. On déguste en marchant, en observant les comédiens qui passent, les artisans qui travaillent, les visiteurs qui rient.

Chaque pause gourmande devient une immersion, une petite scène vivante où l’Histoire se raconte aussi dans l’assiette. Au Puy du Fou, on ne se contente pas de manger : on goûte les époques, on savoure les ambiances, on se laisse porter par les saveurs d’un autre temps.


Pour notre groupe, le dîner s’est déroulé à La Taverne, au cœur de Font-Rognou, notre magnifique cité médiévale. Une véritable pause hors du temps! Dès notre arrivée, le décor nous transporte plusieurs siècles en arrière : ambiance médiévale unique, pierres, bois et serveurs vêtus de magnifiques costumes d’époque. On se croirait véritablement au Moyen Âge!

Et dans nos assiettes? Des galettes vendéennes bien garnies, pour tous les goûts! Jambon et fromage pour certains, oeuf et jambon pour d’autres, champignons et fromage pour les amateurs de saveurs forestières

Mais le meilleur restait à venir… les crêpes dessert! Caramel au beurre salé, citron et sucre, miel ou encore gâteau aux pruneaux : difficile de choisir! Une chose est certaine : nous nous sommes régalés!

Une belle pause gourmande, dans un décor d’une autre époque, qui ajoute encore un peu de magie à notre aventure au Puy du Fou!


Entre deux spectacles, on se promène dans les allées bordées de grands arbres, on traverse des clairières paisibles, on longe des lacs où les reflets jouent avec la lumière. Le Puy du Fou est aussi un havre de nature, où l’on respire pleinement. Chaque zone du parc est une porte ouverte vers une époque différente : un pas dans le Moyen Âge, un autre dans la Renaissance, puis soudain la Belle Époque. On avance comme des voyageurs du temps, sans jamais savoir dans quel siècle on va atterrir.Chacun vit sa propre aventure : un coup de cœur pour un spectacle, un moment suspendu devant un décor, un éclat de rire partagé, une émotion inattendue. Le Puy du Fou n’est pas seulement visité… il est vécu. Et lorsque la journée libre touche à sa fin, une douce excitation flotte dans l’air : la nuit approche, et avec elle l’un des spectacles les plus poétiques du parc.


Après le souper à l’hôtel, nous reprenons la route vers le Puy du Fou pour assister à l’un des spectacles les plus envoûtants du parc : Les Noces de Feu.

La nuit s’installe doucement sur les jardins, et déjà, une lueur étrange flotte au-dessus du lac. Pendant que nous attendions bien sagement le début de notre spectacle, le ciel, lui, avait décidé de nous offrir sa propre représentation… et gratuitement !

Soudain, éclairs, tonnerre et pluie battante se sont mis de la partie. Mais rien ne pouvait décourager nos huit braves aventuriers ! Bien assis sur nos bancs, nous avons décidé de tenir bon et d’attendre le spectacle… coûte que coûte !

Quelques minutes plus tard, nous étions beaucoup moins glamour : trempés jusqu’aux os, les cheveux dans tous les sens, avec des airs de naufragés fraîchement débarqués !

Et que dire de notre guide Patrice… son pull sur la tête, il avait tellement changé d’allure qu’on aurait dit une petite sœur en pleine retraite spirituelle !

À ce moment-là, il fallait bien l’avouer : le spectacle, c’était NOUS ! Pas besoin de comédiens, d’effets spéciaux ou de décors… nous avions tout : la pluie, les éclairs, les coiffures extravagantes et même les costumes !

Finalement, malgré cette douche improvisée, nous avons surtout bien ri. Et comme on dit : les meilleurs souvenirs de voyage ne sont pas toujours ceux qui étaient prévus… mais souvent ceux où l’on finit complètement trempés. Heureusement, que la pluie s’est arrêtée, au début du spectacle.


Le silence se fait… puis la musique s’élève, délicate, presque irréelle. Sur l’eau, une mariée apparaît, glissant comme une apparition lumineuse, tandis que son fiancé surgit des profondeurs dans un éclat de lumière.

Le spectacle se déploie comme un rêve éveillé : violons flottants, danseurs surgissant des flots, costumes étincelants, fontaines de feu qui jaillissent dans la nuit. L’eau et la flamme se répondent, s’enlacent, se défient, créant un ballet où chaque tableau semble peint par la magie.

Les personnages évoluent sur des barques invisibles, les décors surgissent du lac comme par enchantement, et la musique guide chaque mouvement avec une douceur presque hypnotique. On ne sait plus si l’on regarde un spectacle, un conte ou une légende… tout semble suspendu.

Les Noces de Feu racontent une histoire d’amour, mais surtout une rencontre entre la lumière et l’ombre, entre le feu et l’eau. Les couleurs éclatent, les reflets dansent, et les émotions montent comme une vague. Lorsque le final embrase le lac dans une explosion de lumière, on reste un instant immobile, émerveillé, le cœur encore pris dans cette poésie nocturne.

Une fois le spectacle terminé, la nuit vendéenne nous accompagne sur le chemin du retour, comme si elle voulait prolonger un peu la magie.


C’était notre dernière journée au Puy du Fou… Le parc referme doucement ses portes, mais la magie continue de briller dans nos souvenirs. Que la nuit vous soit douce, voyageurs des époques mêlées, et que vos rêves prolongent encore un peu les merveilles de ce royaume hors du temps. Bonne nuit!


Nathalie et Johanne