Accompagnée par
Nathalie Monette, Johanne Dupuis

Illustres compagnons de nos épopées virtuelles, recevez nos salutations depuis les hauteurs du château, où les siècles veillent encore comme des sentinelles de pierre.


En ce matin empreint de grandeur, nous vous adressons un royal bonjour, porté par l’écho des tours, la dignité des remparts et la mémoire des souverains qui ont façonné ces lieux. Que cette nouvelle page de notre aventure vous parvienne telle une proclamation venue d’un autre temps, noble et inspirante.


Après un petit déjeuner revigorant à l’hôtel, nous avons pris la route vers Angers, une ville qui nous accueille comme une grande dame élégante du Val de Loire. Ici, l’Histoire ne se contente pas de dormir dans les livres : elle marche à nos côtés. Capitale de l’Anjou, berceau des Plantagenêt, Angers a vu naître des rois, des batailles, des légendes… et elle porte encore fièrement son immense château aux dix‑sept tours, une forteresse qui semble garder la ville depuis des siècles.

Mais Angers, ce n’est pas seulement des pierres et des rois : c’est une ville vivante, vibrante, pleine de douceur. Ses ruelles médiévales, ses maisons à pans de bois, ses jardins fleuris et ses quais paisibles lui donnent un charme irrésistible. On y flâne avec plaisir, on y respire, on s’y laisse surprendre par une cathédrale majestueuse, une place animée, un musée lumineux ou un artisan passionné.

La ville est aussi un véritable écrin de verdure, souvent classée parmi les plus vertes de France. Terra Botanica, ses parcs, ses promenades le long de la Maine… tout invite à la détente et à la découverte. Aujourd’hui, Angers compte près de 158 000 habitants, les Angevins, qui donnent à la ville une énergie chaleureuse et accueillante. Entre patrimoine, nature et culture, Angers avance avec entrain, comme une cité qui a décidé de mêler le passé et le présent avec une élégance toute ligérienne.


Dès que nous franchissons les remparts du Château d’Angers, une impression de puissance nous enveloppe. Les dix‑sept tours massives, alternant schiste noir et calcaire clair, se dressent comme des géants silencieux qui veillent sur la ville depuis plus de sept siècles. Le vent glisse entre les pierres, les drapeaux claquent, et l’on avance dans une forteresse qui semble encore prête à défendre l’Anjou.

À l’intérieur, les cours s’ouvrent comme des scènes successives : jardins suspendus, chemins de ronde, vues imprenables sur la Maine. On marche sur les traces des ducs d’Anjou, des Plantagenêt, des rois et des artistes qui ont façonné ce lieu. Chaque mur raconte une bataille, une alliance, une époque.

Puis vient le moment tant attendu : l’entrée dans la salle de la Tapisserie de l’Apocalypse. La lumière se fait douce, presque sacrée. Devant nous, s’étend l’un des plus grands trésors du Moyen Âge : plus de cent mètres de scènes tissées au XIVᵉ siècle, un récit monumental inspiré du texte de l’Apocalypse de saint Jean.

Les couleurs, malgré les siècles, vibrent encore : rouges profonds, bleus royaux, ors délicats. Les personnages semblent s’animer sous nos yeux : cavaliers, anges, monstres fantastiques, cités en flammes, visions célestes. On avance lentement, comme dans une galerie vivante où chaque panneau dévoile un nouveau chapitre.

Ce n’est pas seulement une œuvre d’art : c’est une fresque politique, spirituelle et symbolique, un miroir des peurs et des espoirs du Moyen Âge. On ressent la puissance du message, la virtuosité des artisans, la grandeur de l’Anjou qui a su préserver ce chef‑d’œuvre unique au monde.

En ressortant, le château paraît encore plus majestueux. Ses tours, ses jardins et ses remparts semblent porter en eux l’écho de cette tapisserie extraordinaire. La visite nous laisse avec une impression de voyage dans le temps, comme si Angers avait ouvert pour nous les portes de son histoire la plus profonde.


Nous avons profité d’un magnifique lunch au restaurant, La Réserve, installé sur la terrasse du théâtre Le Quai, avec une vue spectaculaire sur le château d’Angers et la vieille ville. Sous le soleil, nous avons savouré ce moment tout en douceur, avec la Maine en contrebas et le majestueux château du Roi René comme décor. Une cuisine bistronomique, une ambiance conviviale et surtout… une vue qui transforme un simple lunch en véritable parenthèse de voyage!

Un endroit parfait pour prendre le temps de manger, de placoter et de profiter pleinement de la beauté d’Angers


Puis, direction du Domaine de la Soucherie, à Beaulieu-sur-Layon, au cœur du magnifique vignoble de l’Anjou, ou Richard, Somelier, nous y reçoit. Situé à une vingtaine de minutes au sud d’Angers, le domaine s’étend sur 28 hectares de vignes, avec une vue exceptionnelle sur les coteaux et la vallée du Layon. Un décor tout simplement magnifique!

La Soucherie était autrefois une métairie des Ducs de Brissac. Le château actuel a été aménagé à la fin du XIXᵉ siècle par la princesse d’Arenberg, qui en avait fait sa résidence de villégiature. Elle y recevait de nombreux amis, dont l’écrivain Joseph Kessel. La propriété est ensuite passée entre les mains d’une famille de vignerons en 1952, avant d’être acquise en 2007 par Pascale et Roger-François Béguinot, qui lui ont insufflé une nouvelle énergie.


Depuis 2019, l’ensemble du vignoble est conduit en agriculture biologique, avec une attention particulière portée aux sols, à la biodiversité et au respect de la vigne.

Place à la dégustation!

Nous avons poursuivi notre découverte, toujours accompagné du sympathique sommelier, dans le caveau de dégustation du Domaine de la Soucherie, un espace à la fois chaleureux, élégant et plein de caractère. Dans cette atmosphère intimiste, entourés par l’univers du vin, nous avons pris le temps de découvrir les différentes cuvées du domaine, avant de laisser place au plaisir de la dégustation. Le domaine propose notamment de découvrir ses vins dans son caveau, après la visite du chai à barriques.

Un endroit parfait pour échanger, apprendre quelques secrets du vin… et surtout lever nos verres à cette belle découverte


Nous gagnons nos appartements au Novotel Angers Centre Gare, où l’on s’installe avec le confort pour une courte halte.


Après cette journée royale, nous prenons place à La Passerelle pour un souper tout en finesse. L’ambiance y est douce, les plats savoureux, et l’on savoure ce moment comme la parfaite conclusion d’une escapade riche en découvertes. Une soirée gourmande qui prolonge avec élégance la magie de notre journée.


Que la douceur angevine vous accompagne jusqu’au matin!


Nathalie et Johanne