C’est avec un soleil, légèrement timide que la journée débute; 22 degré. Les nuages dominent, mais au moins la pluie ne fera pas parti du forfait journalier.
De retour en terre nippone, les procédures d’immigration et de douanes se passent merveilleusement bien assez, que nous sortons presque 30 minutes avant notre rencontre avec l’assistante du jour. Dès 8h15, nous nous retrouvons à bord de notre autocar qui nous conduit à notre première destination.
La visite de Nagasaki commence dans une atmosphère calme, nous entamons notre aventure à travers cette ville portuaire vibrante, nichée entre mer et montagnes, avec une population de plus de 400 000 habitants. Durant plus de 210 ans (1637-1854), c’était le seul port du Japon ouvert avec le commerce avec les étrangers, principalement des portugais et espagnol; tout le reste du pays était fermé sur lui-même.
Lors de notre parcours routier, Jean nous explique avec émotion, toute l’histoire associée à cette folie humaine, en parallèle avec les évènements d’Hiroshima. On ne parle plus de Little boy ( bombe à l’uranium de 15 kgton); où les USA continue leur expérience avec Fat Man une bombe encore plus puissante de 21 kgton de plutonium, larguée 3 jours plus tard, le 9 août 1945, à 11h02.
D’abord, l’explosion a libéré une énergie colossale en une fraction de seconde. Une boule de feu extrêmement chaude s’est formée, atteignant plusieurs millions de degrés, vaporisant instantanément tout ce qui se trouvait à proximité de l’hypocentre. Les bâtiments ont été détruits sur plusieurs kilomètres, et une onde de choc puissante a balayé la ville, projetant débris et personnes avec une violence extrême. La bombe détruisit plus de 3,8 km2 de bâtiments en plus des quelque 100 000 morts sur le coup et indirectement des effets des radiations atomiques.
En arrivant au Musée de la bombe atomique de Nagasaki, un sentiment de gravité s’installe immédiatement.
Les premières salles plongent le visiteur dans l’histoire avant l’explosion, pleine de vie et de simplicité.
Puis viennent les images et les objets marqués par la tragédie, qui bouleversent profondément.
On ressent une tristesse intense face aux témoignages des survivants.
Chaque objet exposé semble porter une mémoire lourde et silencieuse.
Le temps paraît suspendu dans ces couloirs chargés d’émotion.
Une sensation intérieure sous forme de respect et de recueillement s’impose naturellement.
La douleur du passé devient presque palpable.
En sortant du musée, l’air extérieur semble différent, plus léger mais chargé de réflexion.
Ainsi, cette expérience militaire n’a pas seulement détruit Nagasaki sur le moment : elle a laissé des traces humaines, physiques et émotionnelles qui se sont prolongées sur des décennies.
La visite continue vers le Parc de la paix, où l’atmosphère change doucement.
Les cerisiers en fleurs apportent une touche de douceur et de renouveau, on y ajoute une autre photo de groupe!
Les pétales tombent lentement, comme pour apaiser les souvenirs douloureux.
Les arbres en fleurs offrent un contraste saisissant avec l’histoire tragique du lieu.
On ressent une paix intérieure grandissante en marchant dans le parc.
Les statues et monuments invitent à la méditation et à l’espoir.
Un rappel poignant de la fragilité de l’humanité qui nous rappelle que l'équilibre mondial est toujours menacé. Un silence est ici plus serein, presque réconfortant.
Tous les voyageurs semblent unis dans une même volonté de souvenir et de paix.
Une émotion de gratitude émerge face à la résilience humaine.
En quittant ces lieux chargés d’histoire, malheureusement à mémoire courte, on emporte avec soi un mélange de tristesse, de respect et d’espoir pour l’avenir.
En fin de matinée, tout de même important de visualiser l’ensemble de tout ce qui s’est produit ici, et ainsi avoir une vue globale sur toute la ville et ses vallées, nous expérimentons l’ascension du Mont Inasa en téléphérique, qui arrivé au point culminant, nous offre une vue panoramique à 360 degré, mêlant mer, montagnes et urbanisme. Impressionnant!!
Puis , nous revenons dans le quartier du port, afin de partager le dîner, espace temps de découverte culinaire; à chacun de veiller à son choix personnel afin de goûter aux spécialités du coin. Un montant en yen est distribué à chaque voyageur; quelle belle façon pour qu’individuellement chacun puisse entrer en contact avec les locaux et expérimenter en fonction de leur désir.
Par la suite, on se retrouve pour visiter le jardin Glover; un magnifique jardin perché sur les hauteurs de Nagasaki, offrant une vue panoramique sur le port. Comme un véritable musée à ciel ouvert; on y découvre d’élégantes maisons de style occidental-colonial, témoins de l’ouverture du Japon au commerce international au XIXe siècle. Les allées fleuries, les pelouses soignées et les plantes exotiques créent une atmosphère paisible et raffinée. Même que nous profitons de temps libre pour prendre un drink dans ce somptueux jardin, à relaxer, contempler et fraterniser.
Sur le chemin du retour au navire, nous en profitons pour visiter l’Église Ōura qui est la plus ancienne église chrétienne du Japon.
Construite dans un style gothique, elle se distingue par sa façade blanche élégante et ses vitraux colorés. Elle est dédiée aux 26 martyrs chrétiens du Japon et symbolise une histoire de foi et de persécution. L’intérieur dégage une atmosphère calme et solennelle, propice au recueillement et à la contemplation.
En fin d’après-midi, temps libre pour explorer la rue commerçante; chacun vague à son rythme et intérêt; et rentre au navire à leur guise.
***On ne peut passer sous silence l’anniversaire de Lisette, chants et souhaits à profusion pour qu’elle puisse continuer de resplendir son brin de jeunesse! Même qu’à la salle à manger; elle a droit à la surprise et aux honneurs!
Notre quotidien 5 à 6 au Lounge, où bonne humeur, plaisir rejoignent tous les voyageurs, dans l’enthousiasme et la satisfaction d’une autre merveilleuse journée!
Merci de nous lire
Martin








































































