Bonjour chers navigateurs numériques,
13e journée… et le soleil est toujours au rendez-vous!
Eh oui, vous avez bien lu… 13 journées ensoleillées depuis le début de notre magnifique aventure! On dirait bien que le soleil a décidé de faire partie du groupe, et franchement, nous n’allons certainement pas nous en plaindre!
De Paris à la Normandie, de découvertes en découvertes, nos voyageurs profitent pleinement de chaque instant.
Une chose est certaine : la météo nous gâte autant que notre voyage! Et si Dame Nature souhaite continuer sur cette lancée, nous sommes bien d’accord pour lui laisser une place permanente à bord!
Lorsque le bateau s’est doucement approché des rives de Caudebec‑en‑Caux, une atmosphère paisible s’est installée à bord. La Seine s’élargissait devant nous, glissant comme un ruban argenté entre les collines verdoyantes. Et là, presque timidement, la petite ville était là, à notre lever : un ensemble de maisons serrées, de toits bruns, de façades anciennes qui semblaient nous attendre les quais bordés d’arbres et de petites terrasses encore endormies. L’église Notre‑Dame, avec sa silhouette gothique élancée, dominait le paysage comme un phare de pierre. Sa façade sculptée captait la lumière du matin, donnant à l’ensemble une allure presque théâtrale.
On entendait les premiers commentaires émerveillés, les appareils photo se levaient, et une petite excitation flottait dans l’air : celle des arrivées dans les villes qui ont une âme. L’air était frais, légèrement humide, avec cette odeur de fleuve mêlée à celle des pierres anciennes. Devant nous, Caudebec‑en‑Caux s’ouvrait comme un petit théâtre : ruelles étroites, maisons à colombages, échoppes d’un autre temps, et cette lumière normande qui change à chaque pas.
La journée pouvait commencer. Et déjà, on sentait que cette escale aurait quelque chose de particulier, une douceur, une authenticité, une petite magie discrète qui ne demande qu’à être découverte.
Nous partons à pied, prêts à laisser Caudebec‑en‑Caux se dévoiler pas à pas. Très vite, la ville nous enveloppe de son charme : des ruelles étroites qui serpentent entre les maisons à colombages, des échoppes anciennes qui semblent sorties d’un autre siècle, et cette ambiance médiévale qui flotte encore dans l’air. On avance tranquillement, le regard happé par chaque façade, chaque détail, chaque pierre qui raconte une histoire.
Au détour d’une rue, l’église Notre‑Dame surgit, imposante et lumineuse. Impossible de ne pas s’arrêter. Son gothique flamboyant, tout en finesse et en verticalité, attire immédiatement l’œil. Les sculptures délicates, la rosace spectaculaire, les vitraux miraculeusement préservés grâce à leur dépose en 1940 donnent à l’édifice une aura presque magique. On la contemple comme un joyau posé au cœur de la ville, témoin intact des XVe et XVIe siècles.
La balade se poursuit vers le MuséoSeine, où l’atmosphère change complètement. Ici, c’est le fleuve qui prend la parole. Le musée nous plonge dans l’histoire de la Seine, dans la vie des bateliers, dans les métiers et les paysages qui ont façonné la région. Maquettes, récits immersifs, expositions vivantes : on traverse les époques comme si le fleuve nous guidait lui‑même. On découvre sa géologie, son rôle économique, son influence sur les artistes. Monet et tant d’autres ont capté sa lumière unique, cette clarté changeante qui transforme les berges en tableaux.
Entre patrimoine, anecdotes et immersion fluviale, Caudebec‑en‑Caux se révèle comme une petite aventure à elle seule une ville qui se découvre en marchant, en observant, en se laissant porter par son histoire et par la Seine qui l’accompagne.
À mesure que l’on approche du navire, l’ambiance familière du bord nous accueille. Le repas se déroule dans une atmosphère conviviale, pleine d’énergie. Les conversations fusent : on raconte l’église Notre‑Dame, les ruelles pittoresques, le MuséoSeine, les petites surprises de la visite. Le groupe se soude autour de ce moment simple, tandis que la Seine continue de glisser derrière les grandes fenêtres, comme un décor vivant qui accompagne notre pause.
Une fois le lunch terminé, on se lève avec cette sensation agréable d’être rassasiés, reposés.
Rouen nous attend. Le navire poursuit son chemin sur la Seine pour une après‑midi de navigation tout en douceur. Le fleuve déroule ses méandres, les berges défilent comme un long film paisible, et chacun profite de ce moment suspendu entre ciel et eau. L’atmosphère est calme, lumineuse, presque hypnotique.
À mesure que nous approchons de Rouen, la célèbre ville aux cent clochers, le décor se transforme. Les quais s’animent, les silhouettes des ponts se dessinent, et la majestueuse cathédrale apparaît peu à peu, dominant la ville de toute sa hauteur. Une arrivée spectaculaire, où la Seine devient un véritable boulevard d’eau menant droit au cœur de Rouen.
Après cette journée riche en découvertes, le bateau devient un cocon. On s’installe pour l’apéro, un verre à la main, en laissant retomber doucement l’énergie de la marche. Les conversations sont légères, ponctuées de rires et de petits souvenirs déjà partagés. Le souper arrive ensuite, simple, gourmand, réconfortant. On savoure autant les plats que le moment : cette pause où tout ralentit, où chacun se détend, où la journée trouve son rythme presque final.
La soirée glisse naturellement vers la détente………la chanson et la danse avec notre magnifique et talentueuse Sally chanteuse. Notre groupe de voyageurs s’est véritablement laissé emporter par la musique! Sur les airs de Joe Dassin, Dalida, Céline Dion, Édith Piaf et bien d’autres grands noms de la chanson française et internationale, nos Québécois ont chanté, dansé et surtout… mis toute l’ambiance à bord!
La chanteuse n’en revenait tout simplement pas de voir autant de participation et d’enthousiasme de la part de notre groupe. Elle a rapidement compris qu’avec des Québécois dans la salle, il ne suffit pas de chanter… il faut être prêt à faire chanter tout le monde! Une belle soirée remplie de musique, de rires et de bonne humeur, comme on les aime!
Et franchement, entre les voix, les pas de danse et l’énergie de nos voyageurs, on peut dire que la France a découvert ce soir-là que les Québécois savent faire la fête
Après cette soirée endiablée, nous retournons à nos cabines avec une fatigue enivrante… mais quelle belle fatigue!
Les Québécois ont véritablement mis le feu aux planches! Et demain, quel hasard… nous mettrons pied à terre sur les terres de Jeanne d’Arc! Espérons seulement que nos voyageurs sauront se tenir tranquilles… car après avoir mis le feu aux planches ce soir, il ne faudrait quand même pas qu’on nous accuse d’avoir rallumé le bûcher de Jeanne d’Arc.
Alors, bonne nuit à tous… et que Morphée nous fasse voyager jusqu’au matin!
Nathalie et Johanne


















































