Accompagnée par
Nathalie Monette, Johanne Dupuis
Villes visitées
Amsterdam, Edimbourg, Kirwall, Reykjavik (2 jours), Islande, Akureyri, Seydisfjordur, Lerwick (Shetland)

Hallò!



En Islande, les salutations sont simples, directes et teintées de cette douceur nordique qui caractérise le pays. Lorsqu’ils se croisent, les Islandais se contentent souvent d’un « Halló », prononcé HA-lo, ou d’un « Hæ », un petit Haï amical qui glisse naturellement dans la conversation. Pour un bonjour plus formel, on entend « Góðan daginn », GO-thann DA-yinn, une formule polie que l’on utilise tout au long de la journée. Certains préfèrent encore les salutations traditionnelles « Sæll » ou « Sæl », toutes deux prononcées Saïl, selon que l’on s’adresse à un homme ou à une femme. Et lorsque vient le moment de se quitter, un simple « Bless », blèss, suffit à clore la rencontre avec cette élégance discrète propre aux Islandais.


Akureyri, souvent surnommée la capitale du Nord, est la plus grande ville du nord de l’Islande et l’une des plus anciennes implantations du pays. Située au fond du fjörd Eyjafjörður, l’un des plus longs et des plus majestueux d’Islande, elle bénéficie d’un climat étonnamment doux malgré sa latitude proche du cercle polaire. La ville s’est développée à partir du IXᵉ siècle, lorsque les premiers colons nordiques s’y installèrent, attirés par la fertilité relative de la région. Toutefois, Akureyri ne commence réellement à se structurer comme ville qu’au XVIIIᵉ siècle, lorsqu’elle obtient officiellement son statut urbain en 1786, dans le cadre d’une réforme commerciale danoise.


Aujourd’hui, Akureyri compte environ 20 000 habitants, ce qui en fait la quatrième plus grande agglomération du pays. Son port, protégé par le fjord, a longtemps joué un rôle essentiel dans le commerce, la pêche et l’industrie. La ville est également un centre culturel et éducatif important, avec une université, des musées, un jardin botanique réputé et une scène artistique dynamique. Entourée de montagnes, de cascades et de paysages arctiques, Akureyri combine charme nordique, histoire ancienne et modernité, tout en offrant une atmosphère chaleureuse et accueillante qui contraste avec la rudesse de son environnement naturel.


Notre journée dans la région du lac Mývatn nous a permis de découvrir l’un des territoires les plus fascinants d’Islande, façonné depuis des millénaires par l’affrontement incessant entre le volcanisme et les glaciers.


Nous avons d’abord pris la route vers Goðafoss, la célèbre « Cascade des Dieux ». Cette chute spectaculaire, large d’une trentaine de mètres, occupe une place importante dans l’histoire islandaise. Selon la tradition, vers l’an 1000, lorsque l’Islande adopta officiellement le christianisme, le chef Þorgeir aurait jeté ses statues des anciens dieux nordiques dans la rivière à cet endroit, donnant ainsi son nom à la cascade. Aujourd’hui encore, ses eaux turquoise qui plongent dans un vaste croissant rocheux offrent l’un des plus beaux panoramas du pays.


Après avoir traversé les paysages volcaniques du nord, nous avons rejoint la région du lac Mývatn, née d’une gigantesque éruption volcanique il y a environ 2 300 ans. Le nom Mývatn signifie « lac des moucherons », en référence aux innombrables insectes qui abondent durant l’été et qui attirent une importante population d’oiseaux migrateurs.


À l’heure du dîner, nous avons fait une pause au Fosshótel Mývatn, idéalement situé sur les rives du lac. Depuis la salle à manger, les immenses fenêtres offraient une vue imprenable sur les eaux paisibles du Mývatn et sur les paysages volcaniques qui l’entourent. Ce moment de détente nous a permis d’admirer la beauté sereine de la région tout en savourant notre repas. Le contraste entre le calme du lac et les puissantes forces géologiques qui ont façonné ce territoire rendait l’expérience encore plus mémorable. Un arrêt aussi agréable pour les yeux que pour les papilles


L’après-midi nous a conduits à Hverir, au pied du mont Námafjall. Ici, la Terre semble vivante : des fumerolles crachent continuellement de la vapeur tandis que des mares de boue bouillonnante éclatent à la surface dans un décor aux teintes jaunes, rouges et orangées. Ces couleurs proviennent des minéraux et du soufre remontant des profondeurs. L’odeur caractéristique rappelle que nous marchons au-dessus d’un immense système géothermique.


Nous avons ensuite exploré Dimmuborgir, dont le nom signifie « les forteresses sombres ». Ce site spectaculaire est composé d’impressionnantes formations de lave créées lorsqu’une coulée volcanique a recouvert une zone humide. La vapeur emprisonnée a formé d’immenses cavités et arches naturelles. Selon le folklore islandais, Dimmuborgir serait la demeure des trolls et des célèbres « Yule Lads », les espiègles personnages de Noël islandais.


Notre dernière découverte fut celle des Skútustaðagígar, une série de pseudo-cratères uniques au monde. Contrairement aux volcans traditionnels, ils n’ont pas été créés par une éruption directe. Ils se sont formés lorsque de la lave en fusion a rencontré des zones marécageuses, provoquant de violentes explosions de vapeur qui ont sculpté ces cratères parfaitement circulaires.


Tout au long de cette journée, nous avons parcouru un véritable livre ouvert sur l’histoire géologique de l’Islande. Chaque arrêt nous rappelait que cette île, située sur la dorsale médio-atlantique, est en perpétuelle transformation. Entre légendes vikings, phénomènes géothermiques et paysages volcaniques grandioses, le lac Mývatn nous a offert une immersion inoubliable dans l’âme sauvage de l’Islande.


Après cette journée riche en découvertes au cœur des paysages volcaniques du nord de l’Islande, nous avons regagné notre navire à Akureyri vers 17 h 30. Chacun a pu profiter d’un moment de détente au moment de l’apéro.

La soirée s’est poursuivie autour de notre souper de groupe dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Entre les récits de voyage, les éclats de rire et les souvenirs fraîchement créés, cette belle journée passée dans la région du lac Mývatn s’est terminée de la plus agréable des façons. Une autre page mémorable s’ajoute à notre aventure islandaise.


Selon les légendes islandaises, les trolls vivent dans les montagnes, les champs de lave et les formations rocheuses isolées. Ces créatures géantes craignent la lumière du soleil. Si elles sont encore à l’extérieur à l’aube, elles se transforment instantanément en pierre. De nombreux rochers aux formes étranges que l’on aperçoit à travers le pays seraient en réalité d’anciens trolls figés pour l’éternité.

Dans la région de Mývatn, les formations de lave de Dimmuborgir alimentent particulièrement l’imaginaire. Avec leurs arches, leurs colonnes et leurs silhouettes mystérieuses, elles auraient servi de refuge aux trolls, aux elfes et à d’autres créatures du folklore islandais. Lorsque le brouillard s’installe entre les rochers, il est facile de comprendre pourquoi ces paysages ont inspiré tant de légendes au fil des siècles. En parcourant ces paysages volcaniques aux formes parfois étonnantes, chacun pouvait laisser libre cours à son imagination et tenter d’apercevoir, au détour d’un champ de lave, la silhouette pétrifiée d’un troll islandais.


Sjáumst á morgun

Prononciation : SIA-oumst a morgoun Signifie : « on se voit demain en Islandais


Johanne et Nathalie