Accompagnée par
Alexandre Gignac et Ann-Marie Garneau
Villes visitées
Lisbonne, Tomar, Coimbra, Douro, Guimaraes, Bom Jesus, Porto, Aveiro, Nazaré, Alcobaça, Batalha, Évora, Monsaraz, Algarve, Île de Tavira, Ria Formosa

La journée commence dans une salle à manger loin d'être silencieuse. Les conversations vont bon train, les cafés circulent à pleine vitesse et chacun semble avoir quelque chose à raconter.

Une question importante semble préoccuper certains voyageurs depuis le tout début du circuit : celle du fameux Décathlon. Depuis le jour 1, il y en a toujours eu un quelque part à proximité. Est-ce qu’on y va, est-ce qu’on n’y va pas, là est la question. Mais ce matin, catastrophe. Le Rio Mondego nous sépare du magasin convoité. Pauvre Ginette. Si elle veut vraiment aller chez Décathlon, il ne lui reste visiblement qu'une seule option : traverser le fleuve à la nage.

Le déjeuner offre heureusement de meilleures perspectives. Une station d'omelettes fraîches préparées sur demande fait le bonheur des gourmands. Sylvie se laisse tenter et confirme rapidement qu’elles sont excellentes.

Lorsque nous quittons Coimbra, la lumière du matin glisse déjà sur les collines, et l'autocar s'engage dans une route qui semble vouloir nous raconter une histoire.

Peu à peu, les paysages deviennent plus abrupts. Les vallées se creusent, les courbes se multiplient, et soudain apparaît la spectaculaire vallée du Douro. C'est un véritable choc visuel. Les terrasses de vignes descendent vers le fleuve comme des marches infinies façonnées par des générations de vignerons. On se surprend à regarder longtemps par les fenêtres, simplement absorbés par cette beauté qui ne ressemble à rien d'autre.

La vue est tellement impressionnante que notre traditionnel « wow » semble soudainement insuffisant. Heureusement, Patrick nous enseigne un nouveau mot pendant le trajet vers le vignoble : « Espetáculo ! » ou plutôt « ech-p'tá-k'lu ! » selon la prononciation portugaise.

Il faut également souligner le travail remarquable de Paulo. Les routes étroites, sinueuses et parfois vertigineuses du Douro semblent n'avoir aucun secret pour lui. À plusieurs reprises, nous observons son habileté avec admiration.

Notre arrêt à Quinta do Seixo, propriété de la maison Sandeman, nous plonge dans un autre univers : celui du Porto. L'accueil est chaleureux et l'atmosphère du domaine nous séduit immédiatement.

Fabio nous accompagne pour la visite de la bodega. Dès l'entrée, une odeur riche et envoûtante de bois, de vin et de vieillissement nous enveloppe. Nous réalisons rapidement notre chance : les vendanges sont en cours et, normalement, les visites guidées sont interrompues à cette période afin de permettre le travail des équipes. Aujourd'hui, nous avons le privilège de voir les installations en pleine activité.Au fil de la visite, nous découvrons aussi quelques-uns des secrets du Porto. D'abord, un Porto n'est jamais élaboré à partir d'un seul cépage. Ensuite, sa fermentation n'est jamais menée à terme. Enfin, qu'il s'agisse d'un vin du Douro ou d'un Porto, les mêmes cépages peuvent être utilisés.

La dégustation du Porto Tawny 10 ans est un autre moment fort. Les explications passionnent le groupe et les commentaires fusent. Les arômes séduisent plusieurs voyageurs... au point où la boutique connaît un vif succès par la suite. De nombreuses bouteilles du fameux Tawny 10 ans trouvent preneur avant notre départ.

Nous apprenons également que l'entreprise produit non seulement les Portos Offley, bien connus au Québec, mais qu'elle est aussi liée à la célèbre marque de vin Mateus. Cette révélation déclenche immédiatement quelques discussions amusées lorsqu'on apprend que le Mateus est aussi le tout premier vin que Diane aurait bu.

Le dîner du terroir est servi dans le magnifique jardin des oliviers. Le repas met à l'honneur les saveurs du Douro : pain au safran, salades d'oranges et d'olives, courge et fromage cuits au four à bois, charcuteries régionales, puis porc rôti accompagné d'un riz au four traditionnel. Le tout est accompagné des vins du domaine.

Dans ce décor exceptionnel, les conversations s'étirent naturellement et le groupe profite pleinement du moment. Le repas est excellent et personne ne semble pressé de repartir. Pourtant, nous devons quitter à 15 h au plus tard.

Mais le Douro a un effet particulier sur les photographes.

Une dernière photo.

Puis une autre.

Et encore une autre.

Chaque tentative de départ est retardée par un nouveau panorama ou un nouvel angle à immortaliser. Lorsque nous montons finalement dans l'autocar, nous avons quelques minutes de retard et espérons encore arriver à temps pour notre prochaine visite.

La descente du vignoble devient alors tout un spectacle. Le petit chemin en zigzag semble presque impossible à emprunter pour un autocar. Paulo nous impressionne une fois de plus. Dans l'une des sections les plus délicates, la manœuvre doit même être effectuée à reculons. La pente est telle que la moindre erreur donnerait l'impression qu'on pourrait finir directement dans le fleuve, y aller de face nous ferait entrer dans un mur de pierre. Le niveau de difficulté est remarquable, mais Paulo exécute le tout avec un calme qui force l'admiration.

C'est aussi son dernier jour avec nous avant deux jours de congé. Compte tenu de ce qu'il nous a démontré aujourd'hui, on peut dire qu'il les mérite largement.

En fin d’après-midi, malgré notre léger retard au départ du vignoble, la chance est avec nous. Nous arrivons pratiquement à la minute près près pour la visite. Finalement, toutes ces photos supplémentaires ne nous auront pas coûté notre rendez-vous avec le palais.

Nous découvrons ensuite l'élégance de cette demeure emblématique, dont l'architecture raffinée et l'histoire ajoutent au charme du lieu.

Après la visite du palais, nous profitons d'un peu de temps libre pour parcourir les jardins. Les arbres centenaires, les allées soigneusement aménagées et l'étang qui reflète parfaitement la façade créent un décor presque irréel.

En fin de journée, la route nous conduit vers Guimarães, berceau du Portugal. Les pierres anciennes, les ruelles étroites et les façades historiques donnent immédiatement à la ville une atmosphère particulière. Après cette journée riche en émotions, chacun apprécie le confort de l'Eurostars Santa Luzia, où nous prenons possession de nos chambres avant le souper. Bien qu’on ait peu de temps, Sophie réussit à aller se baigner quelques minutes.

Le repas servi à l'hôtel prolonge agréablement cette journée mémorable. Au menu : toast au brie et au miel, traditionnel arroz de pato et mousse au chocolat.

Le souper à l'hôtel se déroule dans une ambiance aussi énergique que joyeuse. Les exploits de Paulo dans les routes impossibles du Douro sont racontés. On parle de voyage passé et futur, de nos vies, on peut dire que le groupe est maintenant réellement soudé.

Pendant ce temps, Roch et Mylène ont choisi de s'offrir une soirée en tête-à-tête dans un restaurant italien de la ville. Nous leur souhaitons d'avoir aussi bien mangé que nous.

Et lorsque la soirée s'achève, une chose semble faire l'unanimité : cette journée au cœur du Douro restera certainement parmi les moments les plus marquants de tout notre voyage.