Accompagnée par
Nathalie Monette, Johanne Dupuis

Buongiorno da Venezia, voyageurs du web … aujourd’hui, je vous envoie un bonjour qui gondole un peu, mais c’est normal, ici tout flotte.

Après notre petit déjeuner, nous retrouvons Katia notre accompagnatrice, un sourire dans la voix, à bord de notre vaporetto privée, sillonnant les canaux, nous prenons la direction de la Sérénissime, afin de découvrir tous les secrets de cette ville unique, composée de 118 îles, parcourues par 177 canaux. Les îles communiquent entre elles grâce à 455 ponts.


Nous rejoignons nos deux guides francophones pour une découverte à pied, et déjà la Piazza San Marco se dévoile, majestueuse, théâtrale, comme si elle avait été conçue pour impressionner les voyageurs depuis mille ans. « C’est le salon de l’Europe », nous glisse le guide, reprenant la célèbre formule de Napoléon. Les pavés brillent encore de l’humidité du matin, les pigeons tracent des cercles paresseux, et les arcades semblent raconter des histoires de marchands, de marins et de diplomates.

Face à nous, le Palais des Doges se dresse, élégant et puissant. Pendant près d’un millénaire, c’est ici que les doges ont gouverné la République de Venise, l’une des plus riches et influentes de la Méditerranée. nous montre les façades en marbre, les colonnes délicates, les fenêtres gothiques qui semblent presque respirer.

On imagine les intrigues, les décisions, les secrets qui ont façonné le destin de la ville.

Juste à côté, la Tour de l’Horloge attire les regards avec ses deux Maures qui frappent la cloche. Le guide nous raconte que depuis le XVe siècle, cette horloge indique non seulement l’heure, mais aussi les phases de la lune et les signes du zodiaque. Une merveille mécanique qui a traversé les siècles sans perdre son éclat.

Nous poursuivons vers les anciennes prisons, sombres, austères, où les détenus attendaient leur jugement dans des cellules humides. Et soudain, le contraste : le Pont des Soupirs, si photogénique, si romantisé… alors qu’il reliait autrefois la salle d’interrogatoire aux cellules.

« Les soupirs n’étaient pas d’amour », précise notre guide avec un sourire, « mais de résignation ».

La lumière traverse les petites ouvertures du pont, dessinant des ombres délicates sur la pierre. C’était la dernière chance pour les condamnés à mort de voir le jour et de respirer l’air frais. On s’arrête un instant, silencieux, comme pour écouter les murmures du passé.


Enfin, la Basilique Saint‑Marc nous accueille avec ses mosaïques dorées, ses coupoles byzantines, ses lions ailés. Un mélange d’Orient et d’Occident, témoin des voyages, des échanges et des richesses que Venise a accumulés pendant des siècles.

Le guide nous raconte que la basilique est surnommée « l’Église d’Or » à cause de ses mosaïques étincelantes, et qu’elle abrite les reliques de saint Marc, arrivées ici dans une audacieuse opération maritime au IXᵉ siècle.

Nous marchons encore, portés par les récits, les pierres, les reflets. Venise n’est pas seulement une ville : c’est une histoire qui se raconte à chaque pas, une dentelle de ruelles, de ponts, de souvenirs.


Affamés, nous nous sommes dirigés vers un petit restaurant typique, pour le lunch. Nos voyageurs en sont ressortent le sourire aux lèvres, prêts à se laisser porter par Venise. Après le lunch, Nathalie et moi avons une irrésistible envie de faire un tour de gondole à Venise… parce qu’une journée dans la Cité des Doges sans gondole, c’est un peu comme un voyage sans photos !

Nous avons donc invité les voyageurs qui le désiraient à se joindre à nous. Et quelle belle surprise : nous étions une bonne vingtaine à embarquer pour cette petite aventure !

Nous voilà glissant doucement sur les canaux, entourés de palais majestueux, de ponts charmants et de paysages dignes des plus belles cartes postales. Un véritable moment magique, comme dans nos rêves !

Bon, il faut quand même vous raconter le petit détail qui a fait sourire tout le monde… Nous avions secrètement espéré une gondole avec un gondolier chantant de sa belle voix italienne. Mais lorsque nous lui avons demandé s’il allait nous pousser la chansonnette, il nous a répondu, avec un grand sourire, qu’il ne chantait que dans sa douche !

Voilà qui a mis fin à nos rêves de sérénade… mais certainement pas à notre plaisir ! Nous avons profité de cette balade féérique, avec nos yeux grands ouverts et nos appareils photo prêts à immortaliser chaque instant.

Venise nous a offert sa magie… et notre gondolier, lui, a gardé ses chansons pour sa douche.


La digestion s’est continuée en marchant, doucement, dans ces ruelles qui s’enroulent comme des rubans autour des canaux. Chacun choisit son propre fil d’exploration. Certains suivent l’odeur du café fraîchement torréfié, d’autres se laissent attirer par une vitrine de masques vénitiens, dorés, mystérieux, presque vivants.

Les plus curieux s’aventurent vers un petit pont, n’importe lequel, parce qu’ici tous les ponts racontent quelque chose. On s’arrête, on regarde l’eau glisser, on écoute le clapotis contre les façades. Venise n’a pas besoin de parler : elle chuchote.

D’autres voyageurs préfèrent s’offrir un moment de douceur sur une terrasse. Un spritz, un cappuccino, un verre de prosecco… chacun son style, pourquoi pas une gelato. La vie vénitienne défile : les gondoliers qui plaisantent entre eux, les enfants qui courent après les pigeons, les couples qui se prennent en photo devant un canal qui ressemble à un décor de cinéma.

Les amateurs d’art poussent la porte d’une église ou d’une galerie.

Certains voyageurs, plus rêveurs, se perdent volontairement. Ils suivent une ruelle, puis une autre, puis encore une. Ils débouchent sur une petite place silencieuse, avec un puits ancien et une façade écaillée. Une vieille dame passe, un sac de courses à la main, et leur sourit. La vraie Venise, celle qui vit loin des foules, se dévoile en douceur.


Cette moment de liberté devient une mosaïque de moments : un pont, un reflet, un rire, une découverte, un café, une ruelle. Chacun vit sa Venise, à son rythme, avec la joie simple d’être là, dans une ville qui transforme chaque pas en histoire

Peu à peu, la lumière change sur Venise. Les reflets deviennent plus doux, les canaux se teintent d’or et de rose, et nos voyageurs, chacun à leur rythme, reviennent vers l’hôtel. Certains arrivent encore avec un spritz dans le sourire, d’autres avec une photo de ruelle secrète qu’ils ont dénichée par hasard. On reconnaît Venise à ça : elle offre toujours un petit trésor à ceux qui se laissent perdre.


Après cette magnifique escapade à Venise, nous voilà de retour à l’hôtel, le cœur rempli de beaux souvenirs et les appareils photo débordant de photos ! Place maintenant à l’apéro, histoire de partager nos anecdotes de la journée, nos coups de cœur et, bien sûr, quelques fous rires autour d’un verre.

Puis, nous avons poursuivi la soirée avec notre souper de groupe, un beau moment de convivialité où chacun a pu raconter ses découvertes et profiter de la bonne compagnie des voyageurs.

Une journée bien remplie, des canaux enchanteurs, une gondole sans sérénade… mais surtout, une belle gang et de précieux souvenirs à rapporter dans nos valises !


Buona notte à tous de Venise… la lagune s’endort, les canaux se calment, et si vous entendez encore un gondolier chanter, c’est normal : ils ne dorment jamais vraiment et terminent leurs journées……..par une douche!!! O Solemio


Nathalie et Johanne