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Un soleil radieux nous tire de notre sommeil ce matin à Buenos Aires.  Une très bonne nuit nous a permis de récupérer et d’être en pleine forme pour notre départ à 10 h 00, suite à un copieux petit-déjeuner. 

Tous mes voyageurs sont heureux de continuer la découverte de cette belle ville.  Aux dires de notre guide, la ville est calme car les argentins, pour plusieurs en vacances d’été, sont partis à l’extérieur de la ville et la laissent pour nous seuls...  De plus c'est un dimanche!  Quelle chance!

Il fait tellement beau et pas trop chaud, probablement autour de 26 degrés avec une légère brise pour ne pas sentir le soleil qui prend de la force.  

Nous quittons notre charmant quartier de Madero pour retourner dans le centre visiter la cathédrale métropolitaine de Buenos Aires.  Le néoclassicisme né en France et en Italie au milieu du XVIIIème siècle est en effet caractérisé par la présence de colonnes reposant sur des piédestaux et par la sobriété et l’aspect simpliste des formes architecturales de tout édifice construit suivant cette tendance. La cathédrale correspond tout à fait à cette tendance architecturale grâce aux douze colonnes qui forment son fronton et qui symbolisent les douze apôtres ainsi qu’au bas-relief représentant la rencontre de Jacob avec son fils Joseph en Egypte.  Malgré l'office qui prenait place nous avons pu admirer le style colonial espagnol de l’intérieur, qui s’effondra en 1752 et qui  fut restauré la même année, ainsi que le style baroque de la coupole atteignant 41 mètres de haut et qui a été refaite en 1770 pour cause de fissures. Un attrait intéressant dans la cathédrale est le mausolée de José San Martin, à l’architecture éclectique, accessible par le vaisseau latéral de droite, édifié en 1880 des mains  d’un sculpteur français répondant au nom d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse. José San Martin libéra l’Argentine de la colonisation espagnole, ce qui fait de lui un héros dont les restes, reposant dans ce mausolée, sont protégés par des grenadiers de l’armée argentine. Notre guide nous a même appris que San Martin est mort en France et rapatrié ici en Argentine. Le tombeau construit pour lui étant trop petit il on du mettre San Martin debout dans son tombeau.

Nous passons, après cette visite, par le quartier de San Telmo le quartier ou le tango a débuté. C’est à l’emplacement actuel du quartier de San Telmo que Pedro de Mendoza, conquistador espagnol, fonde Buenos Aires en février 1536. Ce quartier se développe et héberge l’élite de la cité dans de grandes demeures somptueuses. Mais l’épidémie de fièvre jaune qui sévit à la fin du XIXe siècle pousse les familles riches à quitter San Telmo pour se réfugier dans des quartiers plus au nord de la ville tels que Recoleta et Palermo. Elles abandonnent leurs demeures fastueuses aux populations plus pauvres qui les transforment en conventillos, en les partageant entre plusieurs familles. Le quartier devient alors populaire et voit, avec le quartier tout proche de La Boca, la naissance du tango dans ses bars. Aujourd’hui, on peut encore admirer ces belles façades, témoins de l’âge d’or de Buenos Aires et qui font le charme du quartier.

Notre destination principale en cette belle matinée, le quartier de la Boca avec toutes ses maisons en tôle de couleurs éclatantes.  Situé à la limite sud de la ville, c’est un des endroits touristiques très appréciés des visiteurs.  De nombreux cafés et restaurants, des boutiques et des danseurs de tango sur plusieurs coins de rues, quelle découverte et quelles belles photos nous avons prises dans ce quartier. 

Avant même de mettre les pieds dans le quartier, il est probable que vous entendiez le nom de « Boca » dans des discussions passionnées… Il s’agit en effet de l’un des deux plus populaires clubs de football de Buenos Aires (le second est River Plate).  Ce sport est en Argentine presque une religion, qui ne laisse personne indifférent. Les dimanches de match la vie s’arrête, et on n’entend plus dans les rues que les hurlements des supporters et le fameux « GOOOOAAAAL » des commentateurs qui peut durer plusieurs minutes!  Nous sommes d'ailleurs passés juste à côté du stade de football (soccer).

Le stade de Boca Juniors, surnommé « la Bombonera » pour sa forme de boîte de bonbon, peut valoir le détour un jour de match pour observer la foule des (jusqu’à 50 000 !) supporters déchaînés, chantant et insultant l’adversaire – un cours accéléré de lunfardo, argot local. Mais la Bombonera n’est pas la seule chose à voir à La Boca. Le quartier a lui aussi un style tout particulier.

Situé au bord du fleuve et près du port, dans une zone relativement insalubre et qui était jusqu’à peu régulièrement inondée, il a été depuis sa création habité par les classes les plus populaires, et comme son voisin San Telmo, par des immigrants en majorité italiens au XXe siècle, aujourd’hui Boliviens ou Paraguayens.

La plupart des maisons, pour échapper aux inondations sont basses et construites sur pilotis.

Beaucoup sont en tôle, les rues ne sont pas toutes pavées : il faut avoir conscience du fait que la Boca est un des quartiers les plus pauvres du centre de Buenos Aires.

Le quartier revendique son indépendance : le visiteur est accueilli par des panneaux « Bienvenidos a la Republica de la Boca » (Bienvenus à la République de la Boca) ; ainsi que son identité culturelle.

Le peintre Quinquela Martin, qui est né et a vécu à la Boca, est à l’origine du mouvement. On peut voir ses œuvres au Musée Benito Quinquela Martin. Dans les années 20, il achète une maison et invite les habitants du quartier à venir la peindre.  Chacun apporte ses fonds de pots de peinture : la maison sera peinte d’une mosaïque de couleurs vives. Depuis, beaucoup de maisons du quartier, en particulier dans les quelques rues les plus touristiques qui forment le Caminito ont imité son modèle.

On peut donc voir des maisons très colorées, ainsi que de nombreux peintres de rue qui proposent leurs œuvres ou ont installé leurs ateliers autour des petites cours intérieures.

Juste derrière le Caminito, un musée d’art contemporain, la Fondation PROA, propose des expositions intéressantes sur les plus novateurs des artistes argentins. La rançon du succès du Caminito est qu’il est aujourd’hui envahi de touristes, mais il garde cependant une atmosphère sympathique.

Les deux ponts de fer Avellaneda, sur le fleuve, sont devenus le symbole du quartier.

Suite à cette belle visite, dîner libre.  Suite à ma proposition, presque tout le groupe m'a suivi pour manger dans un petit restaurant sur la terrasse où nous avons pu voir des danseurs de tango prélude à notre belle soirée de ce soir.  Après notre repas nous avons eu le temps de marcher librement et de faire bien des photos. La température était vraiment agréable.

Nous revenons ensuite à l’hôtel afin de se reposer un peu en vue de notre souper de ce soir qui sera sous le signe du…tango!  De plus, nous aurons le plaisir de partager ce repas spécial avec un autre groupe de Voyage Louise Drouin qui lui, achève son voyage en Antarctique, fraîchement débarqué de l’Eclipse de Celebrity Cruises. C'était amusant de rencontrer notre groupe qui terminait un programme Antarctique et nous qui nous y dirigeons. Nous avons fait une photo de groupe devant la maison de tango avant d'y entrer en soirée. Ils avaient des étoiles dans les yeux en nous parlant de ce qu'ils avaient vu en Antarctique et mes voyageurs les écoutaient attentivement.  Malgré que les deux voyages soient différents, cela n'empêche pas que les paysages, même si ce groupe était sur un gros navire ne sont pas débarqués, étaient majestueux.  Nous aurons le grand bonheur de débarquer régulièrement pour aller plus profondément découvrir le continent blanc.

Notre soirée consiste en une dégustation de vins et souper-spectacle au « Gala Tango ». Témoignage de l’histoire « porteña », le Gala Tango existe depuis plus de cent ans et offre un spectacle de grande qualité, dans un rythme endiablé.  Le tango puise ses origines à la fin du 19e siècle avec l’arrivée des immigrants en provenance de toute l’Europe. En 1913, on découvre une voix sans précédent, celle d’un natif de Toulouse résidant à Buenos Aires et qui répond au patronyme très latino de Carlos Gardel. Le tango devient alors connu internationalement. Il est aujourd’hui plus que jamais vivant à Buenos Aires et nombreux sont les lieux où on peut respirer « l’air du tango ».

Quelle soirée inoubliable!  C'est vraiment une troupe incroyable et de super musiciens. Tous ont beaucoup apprécié cette belle soirée et il est maintenant temps de rentrer a notre hôtel.

Juste un petit mot sur les nombreuses photos… Eh bien oui, on adore mettre de belles photos!  Elles se veulent un récit imagé de nos journées, un récit photo quoi. Nous prenons aussi beaucoup de photos de nos voyageurs car c'est pour eux que nous faisons les photos. Oui il y en a beaucoup mais je crois que c'est amusant aussi pour vous chers amis de mes voyageurs et chers lecteurs. Une autre chose importante lorsque vous cliquez sur la photo elle sera en meilleure résolution que lorsque vous la regardez dans le petit carré. Grâce à la flèche vous pouvez faire défiler les photos rapidement après avoir agrandi la première.

À demain pour une autre magnifique journée en sol Argentin!

Louise

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