Nous voici déjà rendus à notre dernière matinée dans le parc national du Serengeti. Le 21 février marque la fin de cette étape extraordinaire de notre voyage. Déjà, l’idée de quitter ces immenses plaines dorées nous rend un peu nostalgiques. Ce matin, l’émotion est bien présente, car au-delà du Serengeti, ce sont aussi nos cinq merveilleux guides-chauffeurs que nous devons saluer. Pendant tout le séjour, ils nous ont fait découvrir leur pays avec passion, fierté et une chaleur humaine exceptionnelle. Leurs sourires, leurs connaissances et leur sens de l’humour auront marqué notre groupe. Les au revoir à l’aéroport sont sincères et touchants.
Nous arrivons au petit aérodrome du Serengeti pour notre vol prévu à 11 h 15. L’endroit est simple, efficace, parfaitement adapté aux voyageurs venus vivre l’expérience du safari sans devoir parcourir de longues heures de route. Plusieurs petites compagnies aériennes africaines y opèrent des vols quotidiens. Nous voyageons avec Flightlink à bord d’un Dash 8 de 37 passagers. Nous sommes 26 à prendre place à bord. L’enregistrement se déroule sans tracas. Ici, l’ambiance est détendue : les valises sont pesées — 20 kilos permis par bagage — et même si certains dépassent légèrement, tout se passe avec souplesse et bon sens. La sécurité est simple et rapide. Bouteilles d’eau et jus passent sans difficulté : on est bien loin des grands aéroports internationaux.
À l’heure prévue, nous montons à bord. Pendant que nous quittons les pistes poussiéreuses du Serengeti, nos guides reprennent la route pour Arusha, huit longues heures de conduite les attendent. Pour nous, le vol d’environ une heure est agréable et sans turbulence. Malgré la courte durée, l’équipage nous offre serviettes rafraîchissantes, bouteilles d’eau et une délicieuse surprise : des noix de cajou — si populaires en Tanzanie — dont certaines enrobées de chocolat. Une petite douceur bien appréciée, même si nous avions déjà nos boîtes à lunch préparées par le lodge, puisque nous voyagions à l’heure du repas du midi.
Nous atterrissons à Arusha dans un aéroport tout aussi modeste. Les bagages arrivent rapidement. Pour ceux qui rentrent vers Montréal le lendemain, un représentant les attend déjà. Les adieux se poursuivent. Promesses de se revoir au brunch retrouvailles du 3 mai, accolades chaleureuses, souvenirs partagés une dernière fois. Pour ma part, je poursuis l’aventure avec dix voyageurs en direction de l’île de Zanzibar pour un séjour de six nuits et sept jours. Encore un au revoir, encore un petit pincement au cœur.
Notre second vol, d’une durée d’environ une heure quinze, se déroule tout aussi bien. Même compagnie, même type d’appareil, même efficacité. En milieu d’après-midi, nous atterrissons à Zanzibar, cette île mythique posée dans les eaux turquoise de l’océan Indien. Dès l’arrivée, l’air est différent : plus humide, plus parfumé, chargé d’embruns et d’histoire. Notre transport nous attend comme prévu et nous conduit vers Stone Town, où j’ai choisi de passer notre première nuit.
Zanzibar est un monde à part. Située au large des côtes tanzaniennes, l’île a longtemps été un carrefour commercial majeur entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Elle fut au cœur du commerce des épices — clou de girofle, cannelle, muscade — et aussi, tristement, du commerce des esclaves. Cette histoire riche et complexe se reflète dans son architecture et sa culture. Stone Town, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un dédale fascinant de ruelles étroites, de maisons aux balcons ouvragés et aux célèbres portes en bois sculpté, véritables œuvres d’art. Les influences arabes, persanes, indiennes et européennes s’y entremêlent harmonieusement.
L’île est majoritairement musulmane — environ 90 % de la population — et la culture y est profondément marquée par cette tradition. Pourtant, la cohabitation avec les autres religions se fait dans un respect remarquable. Zanzibar dégage une atmosphère paisible, accueillante et authentique.
Nous arrivons à notre superbe hôtel, décoré avec une élégance d’inspiration arabe : bois sculpté, lanternes de cuivre, tissus légers et arches délicates. L’ambiance est feutrée, presque hors du temps. Nous sommes en pleine forme malgré les déplacements, portés par l’excitation de découvrir cette nouvelle facette du voyage. Demain, nous explorerons Stone Town avant de rejoindre notre hôtel de plage situé à l’extrême nord de l’île, où nous attendent sable blanc, eaux cristallines et couchers de soleil spectaculaires.
Ainsi se tourne la page du Serengeti, mais une autre s’ouvre devant nous. Après la savane et les grands prédateurs, place maintenant aux épices, à l’océan et à la douceur insulaire de Zanzibar. Le voyage continue, différent, mais tout aussi prometteur.À notre arrivée à l’hôtel, une belle surprise nous attend : deux nouveaux voyageurs se joignent à nous pour cette portion balnéaire du séjour. Michel et Jacynthe, arrivés d’Amérique du Nord durant la nuit, ont choisi de devancer le groupe afin de profiter pleinement d’une semaine de repos à Zanzibar avant de poursuivre avec un séjour privé en famille en Tanzanie. Quel magnifique périple j’ai eu le bonheur de leur organiser ! Ils retrouveront bientôt leur fils, leur belle-fille ainsi que leurs deux petits-enfants de 9 et 11 ans pour un safari spécialement conçu pour plaire autant aux adultes qu’aux enfants, durant la semaine de relâche du Québec. Accompagnés de notre excellent guide Mandela, ils vivront un circuit pensé avec quelques touches particulières pour captiver les plus jeunes. En attendant le reste de la famille, Michel et Jacynthe savourent déjà l’ambiance de l’île. Nous sommes heureux de les retrouver à l’hôtel et de partager tous ensemble un agréable dîner, lançant officiellement cette nouvelle étape du voyage sous le signe de la convivialité et des retrouvailles.
Louise








































