Bonjour à tous,
Après notre traversée de l’Atlantique, c’est à 9h tapant, que nous posons enfin le pied en sol islandais, à Reykjavik, la « baie des fumées ». C'est un nom qui prend tout son sens lorsque l’on pense à cette capitale entourée de champs de lave et de vapeurs géothermiques.
C’est sous une épaisse couche de nuage, une brume palpable et une pluie, ma foi, abondante que nous foulons le sol islandais. Dès notre arrivée, nous comprenons que l’Islande est une destination de choix si on en juge la quantité de visiteurs amoncelés au poste des douanes. Premier Wow de la journée, toutes nos valises sont présentes! Nous faisons ensuite la rencontre de notre guide locale Célia, française d’origine dont les études l’ont menée jusqu’en Islande et pour laquelle elle partage sa passion de sa terre d’adoption. Célia nous accompagne dans cette première immersion islandaise. Sans perdre de temps, nous prenons la route vers ce qui sera notre tout premier contact avec les merveilles naturelles du pays.
À seulement une trentaine de minutes de l’aéroport, sur la péninsule de Reykjanes, s’étend un paysage presque irréel : des champs de lave dont certains remonte au mois dernier, d’autres sont recouverts de mousse verte à perte de vue, vestiges des nombreuses éruptions volcaniques qui ont façonné cette île au fil des siècles. C’est ici, au cœur de ce décor minéral, que se trouve l’un des sites les plus emblématiques d’Islande : le Lagon Bleu.
Né dans les années 1970-1980 à la suite des opérations de la centrale géothermique de Svartsengi, le Lagon Bleu est d’abord apparu de façon totalement inattendue. L’eau chaude rejetée par la centrale s’est accumulée dans la lave poreuse… et le bassin s’est formé naturellement. Ce n’est qu’en 1992 que le site est officiellement aménagé et ouvert au public. Depuis, il est devenu l’un des lieux les plus visités du pays, accueillant aujourd’hui près d' un million de visiteurs par année. Aujourd’hui c’est à notre tour de faire trempette dans ce lieu mythique.
Le bassin principal est impressionnant : environ 8 700 m² de surface d’eau, avec une profondeur allant jusqu’à environ 1,4 mètre. La température, elle, demeure stable entre 37 et 40°C, permettant une baignade confortable en toute saison.
Ce qui rend l’expérience si particulière, c’est la composition de l’eau. Issue du système géothermique de la région, elle est naturellement riche en silice, algues bleu-vert et minéraux, qui lui donnent cette couleur laiteuse et turquoise si reconnaissable. La silice est également reconnue pour ses propriétés purifiantes et adoucissantes pour la peau, ce qui contribue à la réputation du site comme lieu de bien-être.
Sur place, tout est pensé pour l’expérience : casiers sécurisés, bracelets électroniques, bar dans l’eau, sauna, cave de vapeur et zones de détente intégrées au paysage volcanique. Le Lagon Bleu est ainsi à la fois un spa moderne et une immersion totale dans un environnement naturel spectaculaire.
Je peux lire dans les yeux des voyageurs qu’avec cette pluie, un maigre 12ºC, une nuitée passée dans l’avion à plus ou moins dormir, qu'il nous faut quand même de la bravoure pour y aller! Mais on se dit que nous avons rêvé d’être ici, nous y sommes, nous ne pouvons pas passer à côté de cette expérience. Nous sommes privilégiés de vivre ce moment, alors.. allons-y!
Dès notre entrée à l’eau, un bien-être immédiat nous envahit. Déjà, la fatigue de l’avion se dissipe comme les vapeurs d’eau qui nous entourent. En fait, nous devenons même comme des enfants au moment d’appliquer à notre visage, un peu, ou même beaucoup de silice, ce fameux élixir qui, selon la légende, nous rajeunirait de plusieurs années… ! Ça reste à prouver, mais nous sommes très volontaires! Nous voilà conquis et songeons même à remplacer le dîner pour un peu plus de temps de ce bonheur! Ç’aurait été une grave erreur!
Notre premier repas islandais fut un régal de l’avis de tous: le loup de mer (le poisson) parfaitement apprêté et accompagné d’oignons confits exquis ou le filet d’agneau tendre à souhait, ont mis la barre haute pour la suite de nos repas islandais.
Quelle merveilleuse façon de faire connaissance et de “briser la glace” entre nous. Nous avons bien rigolé, pris des photos avec beaucoup d'autodérision, mais surtout, avec une joie enfantine qui se fait trop rare de nos jours! Alors, on vous partage ces beaux moments ci-dessous.
Les 50 km du chemin vers le coeur de la ville ont permis de rattraper un peu de sommeil avant de rentrer à notre hôtel, le Exeter, admirablement situé au cœur du Reykjavik bourdonnant. À l’approche du centre-ville, Célia attire notre attention sur un élément: la présence de nombreuses grues de construction. La capitale est en pleine transformation, dynamique et résolument tournée vers l’avenir, à l’architecture résolument nordique et où l’art prend la place qui lui revient. Nous avons vraiment hâte de la découvrir davantage.
Pour l’instant, installons-nous confortablement pour les trois prochaines nuits à notre hôtel avec en prime une panoplie de restaurants tout autour. Parfait pour un souper libre, qui nous laisse le loisir de disposer de la soirée à notre guise. Je parie que la promenade le long de la baie fera fureur. Je vous confirme ça dès demain!
Voilà une première journée Islandaise qui donne déjà le ton : dépaysante, surprenante et oui, comme on le pense; très chère ! J’ai retracé les prix de quelques bien produits de consommation sur internet : Voyez par vous-même !
Un cappuccino : 8 à 12 $
Une bouteille d'eau : 4 à 7 $
Une boisson gazeuse : 4 à 7 $
Un verre de bière : 15 à 24 $
Un verre de vin au restaurant : 18 à 28 $
Le célèbre hot-dog islandais : 8 à 12 $
Un hamburger avec frites : 28 à 40 $
Une soupe : 18 à 25 $
Un plat principal au restaurant : 35 à 60 $
Un repas de trois services pour deux personnes (sans vin) : 150 à 225 $
Un litre d'essence : 2,90 à 3,20 $
Un pain : 5 à 9 $
Une douzaine d'œufs : 9 à 16 $
Un kilogramme de poitrine de poulet : 20 à 40 $
Un kilogramme de bœuf : 45 à 95 $
Saviez vous que:
Le Lagon Bleu s’inscrit dans un système géothermique beaucoup plus vaste que ce que l’on perçoit en surface. L’eau qui l’alimente circule en profondeur dans les couches volcaniques de la péninsule de Reykjanes avant d’être naturellement filtrée par la roche de lave. Ce réseau souterrain est également au cœur de la production énergétique islandaise, qui repose en grande partie sur la géothermie et l’hydroélectricité. Une illustration concrète de la façon dont l’Islande transforme son activité volcanique en ressource durable.
À demain pour la découverte du Cercle d'Or.
Eric, Marie-Christine et leur voyageurs nordiques


































