Accompagnée par
Marie-Christine Drouin
Villes visitées
Reyjavik, Seydisfjordur, Djupivogur, Akureyri, Isafjordur

Bonjour à tous,


Les visages étaient radieux ce matin au déjeuner! La raison en est fort simple: nous avons tous tellement bien dormi ! Certains ont même troqué leur souper hier soir pour une bonne nuit de sommeil, histoire d’être pleinement fonctionnel pour faire honneur aux sites emblématiques de ce qu’on appelle ici le Cercle d’Or. C’est vraiment la grande classique en Islande : une boucle, ou plutôt une ligne qui nous fait découvrir trois lieux incontournables du sud du pays, soit le parc national de Thingvellir (ting-vetlir), la zone de Geysir (gué-ssir) et la cascade de Gullfoss (goul-foss). Une journée bien remplie… mais surtout une journée où on en prend plein les yeux ou plein les mirettes comme dit notre chère guide Célia!


Il est 8h, tous sont à bord de l’autocar en compagnie de Uno, notre chauffeur et Célia qui nous apprendra tout, ou presque, de ce beau pays. Avant de quitter Reykjavik, un arrêt s'impose à la célèbre Kirka de Reykjavik. Un orgue monumental de 5000 tuyaux y logue. Elle est très sobre mais lumineuse à la foir. L'emblématique église protestante luthérienne est le plus haut monument de la ville. Elle se dresse abruptement face à nous pour atteindre 74,5m. Les colonnes de la façade sont ont été conçues à l'image des colonnes basaltiques que nous auront l'occasion d'observer un peu plus tard au cours du voyage.


Nous quittons Reykjavik ce matin sous un ciel bien islandais: un peu gris, un peu lumineux, un peu pluvieux ou les trois en même temps. Déjà on comprend que la météo ici fait partie du voyage. Plusieurs voyageurs le disent en riant : “On ne sait jamais trop comment s’habiller, mais la tendance est au style “pelures d’oignons”. Ainsi, on a plusieurs couches de vêtements et sommes prêts à toute éventualité.


Une fois sortis de la zone urbaine, nos premières observations de la région de Hellisheidi (hè-li-shei-di) et Hveragerði (kve-ra-guèr-di) sont pour ce décor aux paysages si singuliers. (Je ris en moi-même de vous imaginer prononcer ces deux noms!) Ici, la terre est vivante. On voit ici et là de la vapeur sortir du sol, les champs de lave sont recouverts d’une mince couche de mousse, aucun arbre à des kilomètres à la ronde, des chevaux islandais, des moutons islandais. C’est une immersion totalement islandaise. Mais attention: la seule espèce endémique ici est le renard polaire arctique. Tout le reste fut importé par l’homme pour sa commodité. Célia nous enseigne que le cheval islandais, race particulière aux cinq allures, revêt une grande importance ici. C’est autant un animal de compagnie qu’un allié précieux pour parcourir les immenses pâturages, royaume des moutons, afin de rassembler ces brouteurs à la fin septembre. Le but ultime est de les rendre à leurs propriétaires.


Notre première destination de la journée est celle de la région du lac Laugarvatn (lau-gar-vatn), puis, le parc national de Thingvellir (ting-vetlir). Et là, on change complètement de registre.


Thingvellir, c’est un lieu important dans l’histoire de l’Islande : c’est ici que fut fondé en 930 l’Alþingi (al-thing-i), l’un des plus anciens parlements au monde. Pendant des siècles, les chefs islandais s’y réunissaient chaque été pour discuter des lois et régler les conflits. Quand on se promène sur le site aujourd’hui, on sent vraiment qu’on marche dans un endroit chargé d’histoire.


Mais ce qui impressionne aussi énormément les voyageurs, c’est la géologie du lieu. Nous nous situons en plein milieu des deux plaques tectoniques, sur la dorsale médio-atlantique. Cette faille est en quelque sorte une frontière qui sépare la plaque tectonique nord-américaine de la plaque tectonique eurasienne (Europe) . Elle s’agrandit d’environ 2 cm par année, ce qui explique la forte activité géologique, volcanique et géothermique dont l’Islande sait si bien tirer profit!


Remonter ainsi dans le temps et se tenir au centre de la dorsale médio-atlantique suffit à nous ouvrir l’appétit. Pour rester dans le thème de la géothermie, Célia et Uno nous conduisent en un lieu qui nous fait vivre une expérience toute spéciale: les serres de Friðheimar (fri-thé-i-mar). Une employée fort sympathique parlant un très bon français, nous convie dans la serre pour nous en apprendre davantage sur la production de tomates, soit quelque 2 tonnes par jour qui nourrissent uniquement les insulaires, et nous aussi par conséquent aujourd’hui! Tout pousse ici grâce à la géothermie. Une excellente soupe de …..tomate, comme vous l’aurez deviné, nous réchauffe du vent frais de ce matin. Et que dire du pain de ménage cuit sur place. Miam ! L’ambiance est champêtre et unique, presque comme une oasis au cœur de ces champs de lave et de vapeur.


Ensuite, direction la zone de Geysir (gué-ssir). C’est ici que le mot “geyser” prend sa source, sans vouloir faire de jeu de mots ! Ce nom dérive du verbe geysa, qui signifie « jaillir ». Aujourd’hui, le grand Geysir est plutôt calme, mais son voisin Strokkur (stro-kur) est bien actif. Toutes les 4 ou 5 minutes, il forme une immense bulle d’eau qui explose dans les airs, parfois à plus de 20 mètres. Et chaque fois, on entend un “wow” général des gens venus observer ce phénomène sans qu’on s’en lasse. C’est le moment opportun pour utiliser toutes les techniques de photographie apprises afin de capter le meilleur de ce phénomène géomorphologique.


Puis arrive un des moments forts de la journée : Gullfoss (goul-foss), la “cascade d’or”. Et là… difficile de ne pas rester bouche bée. L’eau tombe en deux paliers dans un immense canyon, avec une force incroyable. Par temps ensoleillé, on peut même y voir un arc-en-ciel se former dans les embruns au-dessus de la chute. Franchement, c’est un de ces moments où tout le groupe sort les appareils photo en même temps… et on comprend pourquoi nous sommes venus jusqu’ici.


On prend le temps d’en profiter, de marcher, de regarder et de s’émerveiller devant tant de force naturelle. Des centaines de photos se prennent en quelques minutes. Mais, même la meilleure photo ne rendra justice à ce qu’on voit sur place. C’est grandiose!


En fin de journée, on reprend la route vers Reykjavik. Dans l’autocar, l’ambiance est calme. On sent que tout le monde repasse en boucle les belles images de la journée. Puis, comme par enchantement, le ciel se dégage, le soleil nous fait voir sous un tout autre jour les montagnes maintenant dégagées que nous avions manqué ce matin. Nous sommes émerveillés!


Souper au restaurant Kopar avec vue sur les chalutiers, les yachts, les voiliers et les navires de la garde-côtière du vieux port de Reykjavik. Une autre expérience gastronomique sous le thème de la mer nous attendait. Soupe de crabe, morue savoureuse et dessert au skyr fouetté islandais. Encore un régal. Nous rentrons en pleine clarté même à 22h! Personne n’a envie de dormir, mais il le faut pourtant. Les soirées nordiques sont trompeuses !


À demain pour la suite de notre découverte de l’Islande

Eric, Marie-Christine et les voyageurs émerveillés