Kalimera de Santorin !
Ce matin, le soleil brille sur la mer Égée. Depuis le pont du Celebrity Eclipse, nous apercevons déjà les églises blanches aux dômes bleus perchées tout en haut, comme si elles flottaient au-dessus du vide. Le navire ne pouvant pas accoster ici, nous prenons une première chaloupe pour rejoindre le quai et notre guide Sergiu, puis une autre embarcation nous mène jusqu’au port d’Athinios. Le trajet est court, mais il nous plonge immédiatement dans l’ambiance : eau turquoise, falaises volcaniques et impression d’arriver dans un décor mythique.
Santorin est née d’une éruption cataclysmique vers 1600 av. J.-C., l’une des plus puissantes de l’histoire humaine. Elle a littéralement fait exploser l’île, créant la caldeira que nous admirons aujourd’hui. La dernière éruption significative remonte à 1950, lorsque le volcan a libéré des gaz et de petites coulées de lave. Depuis, l’activité est faible mais surveillée 24 h/24. Les scientifiques confirment que le volcan est actif mais stable, sans signe de montée de magma, ce qui permet aux visiteurs de profiter de l’île en toute tranquillité.
À Athinios, notre autocar nous attend pour grimper la falaise par une succession de courbes en tête d’épingle. À chaque virage, un nouveau panorama nous arrache un « oh! ». En longeant le versant est, moins abrupt que le versant ouest, nous découvrons les couleurs volcaniques du sol : rouge profond, brun, sable noir… et les couches de pierre ponce qui témoignent de l’histoire géologique de l’île.
Nous arrivons ensuite à Oia, le village le plus célèbre de Santorin. Dès les premiers pas, on comprend pourquoi le monde entier rêve de cet endroit : ruelles étroites, maisons immaculées, dômes bleus et couchers de soleil légendaires qui attirent chaque soir des centaines de voyageurs. Oia est devenue l’image universelle des Cyclades, celle des cartes postales et des brochures de voyage. Les boutiques proposent bijoux, céramiques artisanales et produits locaux. Les restaurants offrent une vue incroyable, plusieurs prennent le temps de s’y asseoir pour profiter du moment. À la cathédrale, notre lieu de rendez-vous, se déroule un mariage puis une séance photo. Pas étonnant, c’est tellement joli !
Nous rejoignons ensuite Fira, la capitale animée. Ici, l’ambiance est vibrante : cafés, terrasses, petites boutiques et ruelles qui serpentent au-dessus de la mer. Certains dégustent un café ou une bière grecque, d’autres une glace rafraîchissante, tous profitent de cet endroit magique.
Pour descendre au vieux port, trois options s’offrent aux visiteurs : • à pied, via les 588 marches qui zigzaguent le long de la falaise ; • en téléphérique, pour la vue panoramique ; • ou à dos de mule, pour une expérience traditionnelle et un peu folklorique.
Santorin accueille près de 2 millions de visiteurs par an, soit plus de vingt fois sa population. Environ 15 000 habitants vivent ici à l’année. L’économie repose principalement sur le tourisme, mais aussi sur la viticulture (le fameux Assyrtiko), la pêche et l’agriculture sur sols volcaniques. Les Santorinois sont reconnus pour leur hospitalité chaleureuse et leur fierté de partager leur île.
Ce soir, c’est notre dernière soirée à bord. Santorin nous a offert une journée remplie de beauté, de découvertes et de moments inoubliables. Une île qui restera longtemps gravée dans nos mémoires.
Marie-Claude, Anne‑Marie et les voyageurs un peu nostalgiques de voir la fin de la croisière approcher.
























































