Bonjour les amis!
Ce matin, notre groupe se sépare: 5 voyageurs partent visiter Porto-Vecchio avec un guide qui leur est réservé, tandis que 14 randonneurs prennent la route avec notre chauffeur et moi en direction de Quenza.
Les voyageurs moins attirés par les longues marches découvrent donc Porto-Vecchio avec leur guide Lena. Porto-Vecchio est la troisième ville de Corse et une destination de vacances très populaire, située dans l’extrême sud-est de l’île. Surnommée la « cité du sel » en raison de ses anciens marais salants, elle attire de nombreux visiteurs grâce à ses plages paradisiaques, à son port de plaisance et à sa vieille ville animée.
Derrière son image élégante de station balnéaire réputée, la ville dévoile aussi un riche passé. Les ruelles du centre historique, les portes génoises et les anciens bastions racontent une Corse autrefois tournée vers la défense, bien loin des boutiques de vacances et des terrasses animées d’aujourd’hui.
Le petit groupe a fait le tour de la Haute Ville et de la citadelle et a beaucoup aimé sa visite. Le cœur historique, fortifié par les Génois, offre des ruelles pleines de charme, la place de la République et de belles vues sur le golfe. La région abrite des plages de sable fin et des eaux turquoise très célèbres. Le port de plaisance est également un lieu vivant, bordé de restaurants et de cafés où il fait bon se promener en soirée. La population est d’environ 11 000 habitants en hiver, mais peut atteindre jusqu’à 90 000 personnes en été. Toute une différence!
Pendant ce temps, les marcheurs prennent la route vers le plateau du Coscione, au départ de Quenza. C’est là que nous rencontrons notre guide Marie-Laure et son conjoint Jean-Claude, qui feront une dernière excursion avec nous. La route pour se rendre au départ de la randonnée étant très abîmée par les eaux de pluie, nous devons embarquer dans des 4x4. Ici, ce ne sont pas des nids-de-poule que nous traversons mais des cratères! On y va tranquillement et on y arrive.
Nous sommes prêts pour ce qu’on nous dit être une des plus belles randonnées des environs. Et effectivement, le paysage est absolument unique. Ancien lac glaciaire lentement comblé par la tourbe au fil des siècles, le Coscione ressemble à un immense jardin sauvage posé au sommet des montagnes.
À 1 500 mètres d’altitude, l’air est nettement plus frais. Partout, de petits ruisseaux serpentent entre les herbes épaisses et forment des mares d’eau limpide appelées « pozzines ». Le sol est parfois spongieux, c’est de la tourbe. Mais comme l’été a été très chaud et sec, il y a peu d’eau dans les trous.
Tout participe au charme du décor: nous observons des chevaux en liberté, beaucoup de cochons corses sauvages, des chèvres et des vaches. On comprend vite pourquoi cet endroit laisse une impression si forte : il possède quelque chose de sauvage et de paisible.
La randonnée est agréable et relativement facile grâce au relief peu escarpé — avantage considérable d’un plateau! Le ciel change constamment, passant du bleu éclatant aux nuages rapides qui courent au-dessus des montagnes, avec même quelques gros nuages noirs menaçants.
Puis, au milieu de cette nature grandiose, assis à l’ombre sur des pierres, chacun savoure son panier-repas. On nous a préparé un très bon lunch. Il ne manque que le vin et la bière! Mais notre guide y a pensé… Dès la fin de la rando, elle et son mari nous servent une liqueur de myrte qu’ils ont préparée eux-même avec les fruits de leur jardin. C’est servi avec des canistrellis (petits biscuits). Typiquement corse!
En fin d’après-midi, tout le groupe se retrouve à Porto-Vecchio avec quantité d’anecdotes à partager. Nous prenons la route vers Bonifacio, où nous serons logés pour les trois prochaines nuits à l’hôtel Santa Teresa. Et même si l’on pense déjà avoir vu de beaux paysages corses, l’arrivée dans cette ville perchée sur ses falaises calcaires provoque toujours le même effet : des «wow» admiratifs suivis d’une avalanche de photos!
Notre chauffeur nous dit que peu d’autobus se rendent jusqu’en haute ville. Il faut passer dans un tunnel et nous sommes très près de la voûte. Mais on passe, et Jean-Michel nous amène jusqu’à la porte de notre hôtel, qui est super bien situé.
Nous avons un peu de temps libre avant le souper et plusieurs vont faire un tour de reconnaissance. Pour ma part, j’ai juste le temps de me rendre au bord de la falaise pour prendre quelques photos du magnifique coucher de soleil. Que c’est beau!
On se rend à pied à notre restaurant de ce soir. Accueil chaleureux, souper exquis, ambiance de fête: tout y est pour passer une excellente soirée. Nous avons en effet réservé un chansonnier/guitariste qui nous a chanté des chants corses et français, et même « Quand les hommes vivront d’amour » avec notre belle Christiane, qui chante dans une chorale. Bravo à Christiane!!!
Et dans cette atmosphère chaleureuse, entre montagnes sauvages, traditions corses et éclats de rire, la journée se termine avec cette sensation précieuse de vivre un voyage qui ne ressemble à aucun autre.
Quelle belle journée!
Martine et ses amis voyageurs

















































