Accompagnée par
Martine Bélanger

Bonjour à tous!

Je dois vous dire en partant que nous avons eu une journée exceptionnelle!!! Je vous la détaille…


Ce matin, nous prenons un très bon déjeuner car nous aurons besoin d’énergie. Ensuite, il faut repartir de la Haute-Ville avec le car, ce qui n’est pas évident. Ici, nous devons obtenir le feu vert des policiers pour prendre le chemin (le seul) qui descend vers la basse-ville, et c’est toute une gestion que de l’obtenir. Heureusement, les enfants n’ont pas d’école le mercredi, car les jours d’école, il n’y a que les bus d’écoliers qui peuvent circuler sur cette route le matin. Alors pas de problème pour nous aujourd’hui, une voiture de police nous escorte jusqu’en bas de la ville.


Nous partons donc en direction du lac de l’Ospédale car place à la Via Ferrata! Nous sommes plusieurs à être vraiment heureux que cette activité ait été ajoutée à notre programme. Une Via Ferrata en Europe, c’est assez extraordinaire!


Je vous explique rapidement ce que c’est : la via ferrata (expression italienne signifiant « voie ferrée ») est un itinéraire sportif aménagé dans une paroi rocheuse, à mi-chemin entre la randonnée et l’escalade. Sécurisés par un câble en acier, appelé « ligne de vie », les participants utilisent des échelons, des ponts de singe, des échelles et différents aménagements pour progresser en hauteur.

La sécurité est maximale : chacun est constamment relié à la ligne de vie grâce à un harnais et à deux longes munies de mousquetons. L’activité est très accessible, car nul besoin d’être un grimpeur expert. Elle permet à tous de découvrir les sensations de la verticalité. Née dans les Dolomites, en Italie, où elle était à l’origine utilisée par les militaires, la via ferrata est devenue aujourd’hui une activité de loisir très populaire. Le matériel nécessaire comprend notamment un casque, un harnais et une longe de via ferrata avec absorbeur d’énergie. Et surtout, elle permet d’atteindre des sommets ou des points de vue exceptionnels, souvent au cœur de paysages montagneux spectaculaires.


Deux niveaux nous avaient été proposés. Mais une fois rendus sur place, le responsable m’explique que le chemin « facile » n’est pas assez bien pour nous et qu’il nous faut tous faire l’intermédiaire. Je vois quelques regards inquiets mais on fait confiance au monsieur et on y va!

Casques ajustés, baudriers attachés et mousquetons en main, chacun découvre rapidement que l’élégance disparaît assez vite lorsqu’on commence à grimper accroché à une paroi rocheuse.

Très vite, les encouragements résonnent dans la montagne. Tout le groupe se motive et s’entraide, c’est vraiment très beau à voir. Je suis TRÈS fière de ma gang car le parcours n’est effectivement pas facile du tout. On doit passer dans des endroits très étroits, puis sur un fil de fer suspendu dans le vide, et s’élancer sur une petite tyrolienne. On se tortille du mieux qu’on peut pour monter, descendre et suivre le chemin.

Une fois là-haut, tout le monde s’accorde sur un point : la vue est absolument magnifique. Entre forêt, montagnes et lac scintillant, la Corse offre encore une fois un décor à couper le souffle — parfois littéralement!


Nous avons tous adoré l’expérience, même ceux pour qui c’était une première fois — et ils sont plusieurs! J’ai vraiment des champions avec moi!!!


Après cette matinée sportive, nous retournons à Bonifacio. Nous prenons le temps, en chemin, de récupérer de nos émotions matinales — et parfois de quelques muscles oubliés depuis plusieurs années!


Arrivés en ville, nous allons chercher nos amis qui ne sont pas venus avec nous. Eux ont profité de ce temps libre pour « magasiner » et découvrir un peu la ville.

Le dîner se prend dans un fabuleux endroit: au restaurant Le Goéland. Ce resto est situé à une quinzaine de minutes de la ville sur le bord de la mer. La couleur de l’eau y est superbe. Qui dit bord de mer, dit poissons… nous avons eu une excellente soupe de poissons, suivie d’un délicieux filet de poisson, et d’un dessert… au poisson! Mais non! Une panna cotta très rafraîchissante nous a comblés.


En après-midi, nous embarquons dans le petit train de la ville, moyen très apprécié pour monter en Haute Ville. Puis nous avons du temps libre pour pouvoir profiter de ce quartier. La Haute Ville dévoile alors tout son charme : passages étroits, petites places ombragées, vieilles pierres blondes et panoramas vertigineux sur la mer. À chaque détour, le regard plonge vers les falaises sculptées par le vent et les vagues. Quelques voyageurs succombent aux boutiques locales; d’autres s’installent à une terrasse pour observer la vie bonifacienne, alors que certains préfèrent se reposer un peu à l’hôtel.


Vers 19h, on se donne rendez-vous pour aller admirer le coucher de soleil. Notre hôtel est superbement bien situé pour cela. Les remparts sont tous proches. J’en profite pour prendre des photos de ceux qui le désirent. Puis on se dirige vers le restaurant où on nous sert un excellent souper. Tous les soirs, nous avons le plaisir de goûter le vin corse. Il y a de petits producteurs sur l’île et nos restaurateurs se font un plaisir de nous les faire découvrir.

Une chance qu’il nous faut marcher pour revenir à notre hôtel, ça aide un peu à la digestion avant d’aller nous coucher.


Et tandis que la nuit tombe sur les falaises de Bonifacio, chacun réalise peu à peu que la Corse possède un talent particulier : celui de rendre chaque journée plus spectaculaire que la précédente.

Voilà pour cette merveilleuse journée!


Martine et ses amis voyageurs