Accompagnée par
Josée Boisvert
Villes visitées
Madrid, Tolède, Séville, Jerez de la Frontera, Cadix, Setenil de Las Bodegas, Ronda, Cordoba, Grenade, Altea/Calpe, Guadalest, Valence, Bodega Torres, Sitges, Barcelone

Bonjour chers parents et amis,


Quelle belle autre journée qui s'annonce ! Le soleil et la température se prêtent très bien pour des visites. Pas trop chaud ni trop froid : nous avons eu 20 C à 8 h ce matin puis 23-25 C en après-midi.


Depuis notre arrivée à Séville, on ne vous ai pas présentés notre chauffeur portugais, Vasco, qui va être avec nous jusqu’à Barcelone.Toujours en partance de Séville, nous prenons la route pour visiter deux villages tout à fait particuliers. En chemin nous voyons plusieurs plantations d’oliviers.


Setenil de las Bodegas


Notre première étape est Setenil de las Bodegas, un des villages blancs les plus extraordinaires de la province de Cadix. Contrairement à d'autres villages perchés sur des collines, Setenil s'est développé au fond d'une gorge creusée par la rivière Guadalporcun. L'originalité de ce lieu tient à ses habitations dites «troglodytiques». Les habitants n'ont pas creusé la roche: ils ont simplement utilisé les immenses surplombs naturels de la falaise pour y adosser leurs maisons, transformant la roche brute en plafonds naturels.


Avant notre arrivée à Setenil, la route est barrée car la municipalité coupe des arbres et nous n’avons aucun autre accès. Finalement, on est escortés par la police locale qui nous fait faire un détour de 15 minutes sur un chemin de gravelle. Nous débarquons près du village pour prendre un petit train qui nous mène en plein cœur de cette localité.


En nous promenant pendant une heure dans les célèbres rues Calle Cuevas del Sol et Calle Cuevas de la Sombra, nous marchons littéralement sous des tonnes de pierre. C'est un décor saisissant où la fraîcheur naturelle de la roche nous enveloppe.


Almazara del Toro


Par la suite, nous avons repris la route à travers des paysages vallonnés pour rejoindre un lieu d'exception: Almazara El Toro. Nous y avons vécu une expérience unique. Ce domaine est bien plus qu'une simple oliveraie, c'est un projet d'avant-garde qui allie agriculture biologique, design et art, notamment grâce à la vison du célèbre designer Philippe Starck.


Nous sommes reçus par un guide qui nous parle de l’extérieur du bâtiment. qui représente un taureau et dont la forme carré rend hommage à Picasso.


Nous pénétrons à l’intérieur pour voir leur installation pour la production d’huile d’olive. Un immense cône est suspendu et déverse les olives dans une cuve. Cette dernière est reliée au sous-sol où se trouve le moulin à huile. Par des vitres au plancher, nous pouvons voir les différents appareils utilisés. C’est ici que nous comprenons tout le processus de la fabrication : de la récolte des olives à leur pressage à froid en passant par le filtrage.


Toute cette théorie prend tout son sens lors de l'étape de la dégustation. Nous avons appris à goûter l'huile d'olive comme on goûte un grand cru en identifiant ses notes fruitées et son amertume. Pour couronner cette matinée, nous nous sommes installés sur place pour le dîner. Nous avons dégusté un repas mettant à l'honneur les produits du terroir local, face à un panorama sur l'oliveraie et la nature environnante.


Il y a trois catégories d’huile d’olive:

- Extra vierge : la plus haute qualité

- Vierge : qualité moyenne

- Basique : elle a des défauts et sent mauvais. Elle va être traitée.


Pour savoir ce qui doit être inscrit sur une étiquette d’une bouteille de qualité :

- Extra vierge

- Pression à froid

- Ingrédients : fait seulement à partir d’olives

- Obtenu seulement par procédé mécanique (car chimique est moins de qualité)

- Si écologique, c’est encore mieux



Ronda


Après ce délicieux repas, nous avons rejoint une véritable légende andalouse. Cet après-midi, nous avons plongé dans l'histoire de Ronda, l'une des plus anciennes villes d'Espagne. Ronda est maintenant rendue une petite ville avec ses 35,00 habitants et elle reçoit 2 millions de touristes par an.


Pour nous révéler tous les secrets de cette cités, nous avons eu le plaisir d'accueillir Célia, notre guide local. Notre visite débute en passant devant une église et couvent de Carmélites cloîtrées.


Nous nous rendons par la suite au parc Alemeda del Tajo, promenade remplie d’arbres. On y trouve deux statues, celle de Dame Goyesca de Ronda, une des représentantes officielles de la ville et Pedro Romero, leur plus célèbre torero.


Puis un arrêt au Balcon del Cono (Balcon de la Chatte) qui offre une vue imprenable sur les gorges du Tage. La hauteur vertigineuse et la beauté du paysage suscite l’émerveillement.


Maintenant, nous allons visiter les Arènes de Ronda (Plaza de Toros). Construites entièrement en pierre du XVIIIe siècle par le même architecte que le Pont Neuf, elles sont inaugurées en 1785 et sont considérées comme le berceau de la corrida moderne. Le lieu est fascinant avec sa double galerie d'arcades qui entoure une piste immense. Sa capacité est de 5,000 places alors que celle de Madrid est de 25,000. Cette arène est la plus large au monde donc la plus dangereuse.


Ici, il y a juste une corrida par année en septembre lors de la Feria Pedro Romero alors que dans toute l’Espagne, il y en a 1,500. Par contre, c’est interdit à Barcelone et dans les Ïles Canaries. Notre guide nous donne aussi des explications sur le déroulement d’une corrida et la vie d’un taureau.


Après avoir arpenté la rue principale, nous avons le souffle coupé en rejoignant le Mirador de Aldehuela. Postés au bord de falaises vertigineuses, nous dominons la vallée en contrebas. C'est d'ailleurs depuis ce point de vue que l'on mesure toute la démesure du monument le plus célèbre de Ronda : le Pont Neuf. Ne vous fiez pas à son nom, ce chef-d’œuvre architectural en pierre date de la fin du XVIIIe siècle. Il enjambe le Tajo, une gorge vertigineuse de près de 100 mètres de profondeur qui coupe la ville en deux. Pas loin derrière se trouve, le Pont arabe.


Nous nous promenons dans la vieille ville « La Ciudad » à travers le dédale de ses ruelles pavées. Nous y voyons ses façades blanchies à la chaux, ses grilles en fer forgé et ses portes en bois massifs qui cachent de magnifiques patios. Nos pas nous mènent jusqu’à la place centrale de la vieille ville , la Plaza Duquesa de Parcent. C’est le cœur historique avec son jardin, la mairie et ses églises.


Il est temps de remercier notre guide local et de retrouver le confort de notre autocar. Notre fin de journée nous ramène à Séville. Dès notre retour à l’hôtel, nous nous attablons pour le souper. Une superbe fin de soirée pour conclure cette journée inoubliable.


Déjà 6 jours que nous sommes ensemble et quelle belle ambiance il y a dans le groupe ! Nos voyageurs ont développé une bonne chimie alors que les taquineries et les confidences ne manquent pas.



Merci de nous lire,

Josée & Guy