Jour 5 – Ushuaia, la fin du monde… et le début de notre expédition ✈️🌍🛳️
Notre réveil très matinal nous mène rapidement à l’aéroport… et une fois sur place, on sent tout de suite que tout est bien organisé. Les sécurités se passent avec une belle efficacité, sans attente interminable, sans stress : tout roule. On aime ça!
Notre vol prévu à 7 h 55 est pile à l’heure. Nous quittons Buenos Aires en direction d’Ushuaia, avec un vol d’environ 3 h 30, entièrement orchestré par Ponant. À bord, l’ambiance est bonne, calme, excitée… un peu comme si tout le monde se disait intérieurement :
“Ça y est… on y est vraiment.”
L’atterrissage se fait en fin d’avant-midi, et là, c’est un moment spécial. Nous voilà arrivés à Ushuaia… cette ville mythique qu’on appelle souvent la “Fin du monde”, posée tout au sud de l’Argentine, entre les montagnes et la mer.
Ushuaia : la ville du bout du monde
Ushuaia, c’est une ville unique. Une ville entourée de paysages grandioses, de montagnes, de nature brute, et d’un air pur qu’on ressent dès qu’on met le pied dehors. On est loin, très loin… mais c’est justement ce qui rend l’endroit aussi fascinant.
On apprend aussi qu’Ushuaia compte environ 80 000 habitants. Malgré sa taille modeste, elle est extrêmement connue parce qu’elle représente le point de départ rêvé pour les grandes expéditions vers l’Antarctique. Et aujourd’hui… c’est notre tour.
Ponant avait prévu un tour panoramique pour nous permettre de découvrir la ville, et nous avons eu la chance de rencontrer une guide francophone absolument charmante, installée ici depuis près de 11 ans. Elle nous parle avec enthousiasme de sa vie à Ushuaia, du climat, du quotidien, des particularités de la ville… et tout le monde écoute avec intérêt. Ce genre de guide qui rend un endroit encore plus vivant simplement en racontant ce qu’elle y vit.
Petit imprévu… trois valises manquantes
Mais comme dans tout grand voyage… il y a parfois un petit rebondissement.
À l’aéroport, sur nos 180 voyageurs, seulement trois valises ne sont pas arrivées… et ce sont celles de trois voyageurs de Voyage Louise Drouin. Un petit moment de stress, bien sûr. Surtout quand on sait ce qui nous attend : une expédition en Antarctique, où chaque vêtement compte.
Nous mettons tout en œuvre immédiatement pour faire les démarches, trouver de l’information et lancer la recherche. On garde quand même notre calme… mais disons que ça trotte dans la tête.
Et il y a un petit détail cocasse : depuis des mois, je parle de l’importance des AirTags dans les valises, justement pour retrouver plus facilement les bagages. Mais cette fois-ci, la compagnie aérienne avait demandé d’enlever les AirTags, en raison de la pile au lithium… et comme de bons Québécois disciplinés, plusieurs les avaient retirés. Résultat : sur les trois valises manquantes… aucune n’a de AirTag. 😅
Disons qu’on se fait la remarque… au bon moment!
Un repas typique : l’agneau de Patagonie 🥩🔥
Malgré tout, la journée continue, et elle est belle. On profite du paysage, on prend des photos… et vient l’heure d’un superbe repas dans un endroit charmant, où tous les voyageurs Ponant sont accueillis.
Et là, quelle découverte! Nous goûtons à un grand classique local : l’agneau de Patagonie.
Un agneau grillé lentement, pendant plus de quatre heures, à la braise… et le plus impressionnant, c’est qu’on voit la préparation, comme un vrai spectacle de cuisine. J’ai pris quelques photos, parce que c’est vraiment quelque chose à voir.
Et le verdict est unanime : absolument délicieux.
Un des meilleurs agneaux que plusieurs disent avoir mangé dans leur vie. Un vrai moment de bonheur.
Bien sûr, pour ceux qui n’aiment pas l’agneau, il y avait aussi des options comme des pâtes et un autre plat. Mais pour ceux qui avaient envie de vivre l’expérience patagonienne à fond… c’était parfait.
Le plan B : acheter l’essentiel
Les valises manquantes restent quand même dans nos pensées. Ponant travaille très fort, en communication avec leurs équipes et leurs agents sur place, pour tenter de localiser les bagages et les faire livrer au plus vite.
Et pour éviter que certains voyageurs se retrouvent sans l’essentiel, Ponant organise un arrêt pour permettre à quelques personnes d’acheter ce qui pourrait être nécessaire. Dans notre cas, ce sont quatre voyageurs (trois valises manquantes, mais avec un partage de valise pour un couple).
Je fais partie des “heureuses élues” sans valise… et je vais donc accompagner un charmant couple et une charmante dame pour essayer de trouver quelques articles essentiels.
Nous allons au centre d’achat d’Ushuaia… mais disons que ce n’est pas exactement ce qu’on connaît chez nous! Petite ville du bout du monde oblige… les magasins et les choix sont plus limités.
Mais bonne nouvelle : nous avons quand même réussi à trouver un élément très important : un pantalon imperméable / pantalon de neige, le genre de vêtement qui devient rapidement indispensable pour les aventures polaires.
Juste avant le départ : deux valises arrivent!
Et là… surprise au meilleur moment possible.
Dix minutes avant le départ du navire, nous recevons la confirmation que deux valises arrivent au quai. Et effectivement, deux bagages sont livrés à temps. Quel soulagement! Les voyageurs récupèrent leurs affaires… et on sent tout le monde respirer un peu mieux.
Mais il reste une valise manquante…
Et c’est la mienne.
La valise de Louise.
Une valise perdue… au mauvais endroit, mais avec le bon état d’esprit
Je ne vous cacherai pas que c’est probablement l’un des seuls voyages de ma vie où je me serais passée de vivre ça! Parce qu’une valise pour l’Antarctique, ce n’est pas une simple valise… c’est tout ce qu’on a prévu : les vêtements techniques, les essentiels, les tenues du navire, les accessoires, tout.
Mais bon. C’est arrivé.
Alors on fait ce qu’on fait toujours dans ces moments-là : on respire, on reste positif, et on avance.
Ponant fait tout ce qui est possible de leur côté, mais le navire doit partir… et nous devons quitter.
J’ai la chance de pouvoir acheter quelques articles à bord, et surtout, j’ai un groupe absolument formidable : plusieurs dames de notre voyage se sont déjà proposées pour me prêter des choses essentielles — cache-cou, chandails, tuniques… et tout ce qui peut m’aider à rester confortable.
Et surtout, je le dis sincèrement : je suis extrêmement heureuse que ce soit ma valise qui manque, plutôt que celle d’une de mes voyageuses. Ça m’aurait tellement attristée.
Je suis bien entourée… et ça, c’est précieux.
Embarquement : enfin à bord!
Nous montons à bord, accueillis par une équipe exceptionnelle de Ponant. Le navire est magnifique, les chambres sont prêtes, l’ambiance est élégante, chaleureuse… et on sent tout le monde heureux, fébrile, excité.
Pendant mon “épisode magasinage et valises”, mon collègue et ami Christian a pris soin du groupe avec toute son attention habituelle — et tout le monde est resté parfaitement serein.
Ce soir, nous quitterons Ushuaia vers 19 h 30, avec 180 passagers à bord, le cœur rempli, les yeux tournés vers l’horizon… et une seule idée en tête :
L’Antarctique nous attend. 🐧🛳️✨
Louise et Christian






























































































