24 janvier – Horn Harbour, Neko Harbour… et des émotions plein le cœur ❄️🛳️🐧🧊
Nous sommes maintenant le 24 janvier, un samedi matin bien différent de chez nous au Québec. Ici, chaque réveil est un privilège… parce que lorsqu’on ouvre les rideaux de notre magnifique cabine à bord de Ponant, ce ne sont pas des rues enneigées ni des voitures pressées que l’on voit…
Ce sont des décors incroyables.
Avant même de vous raconter notre journée, je vous rappelle une chose importante : en Antarctique, l’itinéraire n’est jamais “figé”. Tout dépend de la météo, du vent, et surtout de la glace. C’est la nature qui décide… et Ponant adapte chaque sortie pour que ce soit sécuritaire, tout en nous offrant le meilleur de ce continent blanc.
Des paysages de glace, des montagnes enneigées, des glaciers, des nuances de bleu impossibles à décrire… et cette évidence qui revient chaque matin :
oui, nous sommes en Antarctique.
C’est notre troisième journée pour explorer ce continent fascinant, et une chose est certaine : on a beau s’habituer au confort du navire… on ne s’habitue jamais à la beauté de ce qui nous entoure.
Un départ matinal… qui raccourcit la danse!
Au programme ce matin, un premier débarquement prévu pour notre groupe à 8 h 05.
Disons que lorsqu’on reçoit le journal de bord la veille et qu’on voit “8 h 05”… ça peut écourter un peu la danse! 😄
Mais ce n’est pas grave… on se reprendra, parce qu’ici, chaque journée commence avec une promesse : celle de vivre quelque chose d’unique.
La nuit a encore été très calme. Le navire s’est positionné de façon à rester à l’abri selon le vent, et on a vraiment profité d’un sommeil récupérateur.
À mon réveil, j’ouvre les rideaux… et nous étions déjà en navigation, entourés de paysages grandioses.
Et ce matin, ce qui est fascinant, c’est de réaliser que même quand on est encore en pyjama, café à la main… le voyage continue. L’Austral avance lentement, en douceur, en suivant les passages maritimes les plus sécuritaires, et en s’adaptant constamment à la glace, au vent, et aux conditions du moment.
On voit défiler des montagnes blanches, des glaciers suspendus au loin, des zones d’eau libre, puis soudain des sections où la mer est constellée de morceaux de glace. C’est une route sans panneaux, sans routes tracées… une route vivante qui change chaque jour.
Aujourd’hui, le temps est plus couvert — et c’est ça aussi, l’Antarctique : un mélange de lumière, de nuages, de percées de soleil… une ambiance changeante qui rend les paysages encore plus dramatiques et mystérieux.
Horn Harbor : quand l’Antarctique décide du programme
Ce matin, notre débarquement devait se faire à Horn Harbor, une crique magnifique, d’environ un kilomètre de largeur, réputée pour ses paysages splendides et ses possibilités de marche lorsque les conditions le permettent.
Mais en Antarctique, la nature est toujours la plus forte… et c’est elle qui décide.
Aujourd’hui, la baie était entourée de débris de glace et de morceaux provenant du vêlage des glaces, ce qui rendait le passage trop difficile — et surtout pas sécuritaire — pour permettre aux zodiacs d’atteindre un point de débarquement.
Résultat : pas de marche à terre… mais un plan B absolument merveilleux.
Nous avons donc fait une navigation en zodiac, et honnêtement, c’était spectaculaire. Pendant environ 1 h 15, nous avons sillonné la baie. Le navire restait tout près, comme un point de repère rassurant au milieu de ce décor immense, et nous, en zodiac, nous pouvions nous glisser dans les zones où le bateau ne peut pas aller : près des glaces, des falaises, des petits recoins de la baie.
On avançait doucement entre les fragments de glace, en observant le relief autour de nous… et en admirant :
- de superbes glaciers
- des icebergs flottants
- les montagnes enneigées tout autour
- et des manchots aperçus au fil de l’eau
Et puis… un moment très spécial pour moi : j’ai eu la chance de photographier un éléphant de mer!
Cet animal est l’un des plus gros mammifères marins qu’on puisse croiser dans cette région (à part les baleines, bien sûr). Je ne sais même pas comment j’ai réussi, mais j’ai capté sa tête… et je vous le dis : ça ressemble presque à une roche!
Je vous mets au défi : parmi toutes les photos du récit, essayez de repérer la tête de l’éléphant de mer 😄
Notre naturaliste nous a expliqué qu’il s’agissait probablement d’un jeune individu… un “bébé” oui… mais un bébé très, très gros!
Et comme toujours, j’ai pris de magnifiques photos de nos voyageurs dans les zodiacs, sourire au visage, heureux d’être là, heureux de vivre ça.
Et cette sortie avait un petit bonus personnel : je n’avais pas encore eu la chance de naviguer avec Alexandre, notre ornithologue (qu’on appelle aussi Alex). Et quelle chance ce matin! Parce qu’avec lui, on ne se contente pas d’observer : on comprend, on apprend, on s’émerveille deux fois plus.
Il nous a partagé une réflexion qui m’a vraiment touchée :
nous faisons partie d’un infime groupe de gens sur Terre qui auront la chance de venir ici. On dit souvent que seulement 0,001 % de la population mondiale vivra l’expérience de l’Antarctique.
Et quand on voit ce qu’on voit… on comprend à quel point c’est un privilège immense.
D’ailleurs, une de mes voyageuses a eu les larmes aux yeux aujourd’hui, tellement c’était beau. Et c’est fréquent… parce qu’en Antarctique, les émotions montent vite. Ce n’est pas seulement un paysage : c’est un contact direct avec une nature plus grande que nous, un moment de vie, un choc de beauté… et parfois un trop-plein.
Nous sommes revenus à bord, et comme toujours, un accueil chaleureux nous attendait. Direction le grand salon, pour un bon bouillon (aujourd’hui, bouillon de poulet!) et de beaux échanges entre voyageurs. Puis un excellent repas du midi, tous ensemble, dans cette ambiance de groupe qui devient de plus en plus belle jour après jour.
L’itinéraire se dessine : glisser d’une baie à l’autre
Ce qui est merveilleux dans une croisière-expédition comme celle-ci, c’est qu’on ne “fait pas un trajet” comme on le ferait sur une route classique… on avance d’un paysage à l’autre, d’une baie à l’autre, en suivant la meilleure fenêtre météo possible.
Entre les sorties, L’Austral navigue doucement, parfois en longeant des côtes glacées, parfois en passant près de champs d’icebergs, parfois en s’engageant dans des passages plus étroits ou plus abrités.
On voit littéralement l’Antarctique défiler sous nos yeux :
des falaises de glace, des glaciers suspendus, des montagnes immenses… et toujours cette mer froide et sombre qui contraste avec la blancheur absolue autour.
Et pendant que nous sommes à bord, on a le temps de regarder au balcon, de monter sur les ponts extérieurs, d’observer les oiseaux, de repérer les souffles de baleines au loin… et de réaliser à quel point ce voyage est une navigation en pleine nature.
Neko Harbor : l’un des endroits les plus magiques de la péninsule 🧊🐧✨
En après-midi, nous reprenons la navigation vers un lieu très attendu : Neko Harbor, une crique située dans la région de la baie d’Andvord, sur la péninsule Antarctique.
Neko Harbor, c’est un endroit mythique. Un de ces lieux qu’on voit souvent en photo lorsqu’on rêve à l’Antarctique… et quand on y arrive pour vrai, on comprend pourquoi.
Même l’approche est spectaculaire : c’est à bord de L’Austral que nous avons glissé jusqu’à Neko Harbor, au cœur d’un décor grandiose fait de glaciers, de montagnes enneigées et de bleus profonds impossibles à décrire.
Tout au long du trajet, on voit apparaître des glaciers de plus en plus proches, des pointes de glace qui plongent dans la mer, des icebergs immobiles comme des sculptures… et une baie qui semble se refermer doucement pour nous accueillir. C’est comme si l’Antarctique nous ouvrait une porte vers un autre monde.
Une fois sur place, les zodiacs sont descendus, tout est prêt pour les débarquements… et nous voilà enfin sur la terre antarctique.
Et ce qui rend l’expérience encore plus précieuse, c’est qu’on est très peu à terre en même temps. On a presque l’impression d’être seul au monde. On nous donne environ 1 h à 1 h 15 pour explorer à notre rythme :
- prendre des photos
- marcher doucement
- grimper un peu plus haut pour admirer la baie
- ou simplement s’arrêter, respirer, et prendre le temps de contempler l’Antarctique… debout, en silence, avec ce sentiment d’être seul au monde ❄️✨
Les manchots papous : les vedettes de Neko Harbor 🐧💙
À Neko Harbor, nous retrouvons les adorables manchots papous. On les appelle parfois “petits”, mais ils sont quand même bien costauds! Et surtout… ils ont une personnalité absolument irrésistible.
Ce qui les rend si attachants, c’est leur façon de se déplacer : on les voit marcher d’un pas décidé, un peu pressés, parfois maladroits… et pourtant tellement sûrs d’eux! Ils sont curieux, actifs, et on sent qu’ils ont une vraie énergie.
Et aujourd’hui, nous avons eu la chance de les voir dans un moment très important de leur cycle de vie : la période des bébés.
Les manchots papous construisent leurs nids avec de petits cailloux, et on peut voir à quel point ils y tiennent : parfois, on observe même de petites “discussions” entre voisins, surtout quand un caillou change de place! 😄
Après la ponte, les parents se relaient pour couver et protéger les petits. Et quand les bébés naissent, ils restent d’abord tout près des adultes, encore recouverts d’un duvet très doux.
On a pu photographier ces petits bébés papous, encore tout gris, et surtout assister à un moment touchant : lorsque les parents viennent nourrir leurs petits. Ce sont des scènes de vie simples, naturelles… mais profondément émouvantes.
Et ce qui est fascinant, c’est de réaliser à quel point tout est organisé : pendant que certains adultes vont chercher de la nourriture en mer, d’autres restent avec les petits. C’est un vrai travail d’équipe, une vraie famille.
Le saviez-vous? – Les manchots papous 🐧
Les manchots papous sont parmi les manchots les plus attachants à observer en Antarctique… et aussi parmi les plus actifs!
- Des manchots très sportifs : ce sont d’excellents nageurs, très rapides sous l’eau. On les voit plonger, filer, puis ressortir comme de petites torpilles.
- Un nid fait de cailloux : ici, un caillou, c’est précieux! Et parfois, un manchot “emprunte” celui du voisin… ce qui déclenche aussitôt une réaction très expressive!
- Des bébés tout en duvet : les petits naissent recouverts d’un duvet gris et restent près des parents avant d’être assez “imperméables” pour aller à l’eau.
- Une vraie équipe de parents : les deux parents se relaient entre la mer et le nid. C’est touchant de les voir travailler ensemble.
Et surtout… leur démarche, leurs petits cris, et leur énergie font d’eux une des grandes vedettes de nos débarquements.
Et derrière eux… quel décor.
Le glacier est tout simplement spectaculaire, avec cette couleur bleue profonde, presque lumineuse. On entend parfois des craquements… et même quelques vêlages. Ce sont des sons impressionnants, vivants, qui nous rappellent que tout bouge ici, tout évolue… et que la nature est en action.
La baie était calme, paisible, et le trajet zodiac-navire ne prenait que quelques minutes. Tout était parfait.
Nous revenons à bord, heureux, impressionnés… prêts à se réchauffer, prendre une bonne douche, souffler un peu… et savourer le fait qu’on vient de vivre encore une journée exceptionnelle.
Debriefing… puis dégustation de caviar! 🥂
En fin de journée, nous aurons notre rencontre pour parler du programme de demain… puis une activité très spéciale nous attend à 18 h : une dégustation de caviar.
Le chef exécutif, Alessandro, nous invite à découvrir une maison reconnue : Caviari.
Caviari, c’est une entreprise française avec une vraie réputation, une maison familiale qui sélectionne des caviars de grande qualité. Et Ponant est très honoré de pouvoir offrir cette expérience à ses passagers.
Autant dire une chose : personne ne manquera cette dégustation! 😄J'ai une petite pensée pour Marie-Josée et Bernard et j'en ai pris une petite assiette de plus que j'ai mangé à votre santé!
Et la soirée continuera bien sûr avec un excellent souper… puis une ambiance festive, parce que ce soir :
soirée casino à bord! 🎲✨
Encore une fois, l’Antarctique nous aura offert une journée complète :
de la beauté, du mouvement, des surprises, de l’émotion… et du bonheur partagé.
Louise et Christian












































































































































































