Accompagnée par
Martine Bélanger

Bonjour à tous!

Quel plaisir d’être sur l’Azamara! Au lieu d’accoster à Yokohama, comme la plupart des croisiéristes, nous avons le bonheur d’accoster en plein Tokyo! C’est l’avantage des plus petits navires… Et puisque nous avons une nuit supplémentaire à bord du bateau, nous n’avons pas à débarquer nos valises aujourd’hui. Ce sera demain.

 

Aujourd’hui, nous ne chômerons pas. Heureusement que nous avions une journée de congé hier, ça nous a requinqué. C’est sous un ciel nuageux que nous faisons un tour panoramique de Tokyo. Cette ville est considérée comme la plus grande mégapole et la plus grande agglomération urbaine au monde, avec plus de 37 à 39 millions d'habitants (Grand Tokyo).

 

On se dirige tout d’abord vers le quartier de Shinjuku, où Jean nous fait faire un tour à pied dans les rues environnantes. Et à 9h55, nous sommes devant le grand magasin Mitsukoshi-Isetan, afin d’assister à leur ouverture. Après un petit discours de bienvenue fait à l’extérieur du magasin pour accueillir les clients, on nous fait entrer par la grande porte. Nous sommes alors accueillis par tous les employés qui nous saluent au passage. Les ouvertures de magasins sont toujours un spectacle à voir, car elles montrent une grande partie de l’esprit et du service japonais. Un personnel accueillant et respectueux nous définit en un instant ce qu'est la reconnaissance de l'être humain. La perfection des étalages nous montre des produits connus chez nous mais présentés comme des oeuvres d’art ici. C’est très émouvant et nous somme sous le charme de cette coutume exceptionnelle. Vraiment à ne pas manquer si vous venez à Tokyo. Pour la petite histoire du magasin, comme beaucoup de grands magasins au Japon, en 1886 Isetan a commencé en vendant uniquement l’habit traditionnel japonais, le kimono. La légende dit que le fondateur triait lui-même les produits qu’ils proposaient à la vente pour retirer ceux devenus trop populaires et conserver des pièces plus rares, et donc susciter plus de désir auprès des consommateurs. Une stratégie marketing basée sur la rareté mise en place dès le XIXè siècle et qui continue aujourd’hui de faire les beaux jours de cet immense magasin, considéré comme le plus avant-gardiste des grands magasins nippons. Cet établissement présenté comme le plus grand de la chaîne dans le monde accueillerait, semble-t-il, jusqu’à 200 000 clients par jour en période de solde ! Nous faisons la visite de l’étage B1, où se trouvent toutes les spécialités culinaires. Les amoureux de saké ou de thé vert peuvent en acheter, c’est l’endroit tout indiqué pour trouver des produits de qualité.

 

Nous repartons pour la visite de la boutique de fruits exceptionnels Takano ouverte depuis 1885. C’est un plaisir pour les yeux et aussi pour le palais. C’est incroyable de découvrir ce monde fascinant de la gastronomie et des coutumes japonaises. Nous sommes surpris des prix affichés pour les fins produites de luxe que nous découvrons à Takano. Ce n’est pas rare de payer une mangue plus de 50$. Une fraise blanche à 13$. Un melon à… 162$ !! Oui oui, vous avez bien lu, pas en yens mais en équivalent de dollars canadiens. Quel luxe et quelle beauté que ces lieux où nous nous laissons tenter par leurs spécialités culinaires en dégustant leurs petits pains farcis. Celui à la crème de melon, gracieusement offerts par Voyage Louise Drouin, nous a conquis. Jean nous parle de tout cela et nous explique ce que les Japonais aiment et à qui s’adresse ces produits exceptionnels. Toute une découverte, avant de continuer vers notre restaurant pour le lunch.

 

Nous sommes prêts pour prendre un peu de repos durant notre repas du midi. Nous avons droit à un diner japonais « shabu-shabu ». C’est une sorte de fondue « chinoise » à la japonaise. On fait cuire nos viandes et légumes dans le bouillon. Tout le monde aime bien son repas.

 

Puis nous prenons la route vers Oume pour la visite du temple bouddhiste Shiofune Kannon-ji. Nous avons une pluie légère qui nous accompagnera tout l’après-midi, mais rien de méchant. Mais bon, nous avons bien profité du soleil jusqu’à maintenant. Nous sommes tous prêts pour la visite de ce jardin qui se trouve à environ 1 heure de route de Tokyo. Nous arrivons à Oume et nous sommes presque les seuls touristes étrangers qui viennent aujourd’hui visiter ce site magnifique. Le site, vieux de 1 300 ans, est réputé pour ses myriades d’azalées et rhododendrons multicolores qui fleurissent en masse de la mi-avril au début mai. Ce n’est donc pas un hasard si nous sommes ici à cette période de l’année. Beau travail de planification de la part de Mme Drouin! Nous en profitons pour prendre plusieurs photos car nous en avons plein la vue avec ces 17 000 azalées. De nombreux sentiers descendants et ascendants traversent les buissons et permettent de s'immerger totalement dans les lieux, ainsi que de faire le plein de parfums et de couleurs pour l'année. Les arbustes sur les flancs de la vallée se parent de magnifiques couleurs vives, du rose au rouge en passant par le violet et le blanc. Les boules d’azalées sont gigantesques et couvre la colline qui, au sommet, nous présente la statue de la déesse Kannon. Elle est immense et elle surplombe tout le cratère rempli de fleurs. Nous n’avons qu’une seule phrase en tête, « comme c’est beau » et on le répète à chaque détour en parcourant la colline. Nous ne nous lassons pas de contempler et d’admirer toutes ces couleurs d’azalées. Nous quittons à regret ce beau jardin pour retourner en ville. Le mot choisi pour représenter ce jardin est : kaléidoscope, étant donné la multitude de couleurs qui nous entourent.

 

Comme il y a du monde à Tokyo! C’est ce qu’on constate visuellement lorsqu’on arrive au Shibuya Crossing. Vous savez, le croisement de rues le plus populaire du Japon, où des centaines de gens traversent en diagonale. On parle d’environ 4000 personnes (à l’heure de pointe) qui ont 45 secondes pour passer de l’autre côté de la rue en croisant tout les gens qui passent en sens inverse! Tout un défi! Cela lui a valu le nom du carrefour le plus occupé au monde. En raison de ses immenses écrans publicitaires et de sa circulation piétonnière dense, le Shibuya Crossing est souvent comparé au carrefour de Times Square à New York et de Piccadilly Circus à Londres. Il est couramment considéré comme un élément représentant l’image ultramoderne de Tokyo dans le monde. Nous nous sommes bien amusés à traverser la rue à quelques reprises tout en étant bien impressionné par le flot humain qui s’y faufile. Avec la pluie, c’était la valse des parapluies!

 

Particulièrement populaire depuis les Jeux olympiques de Tokyo en 1964, Shibuya est le quartier dédié à la mode en plein coeur de la ville, où tous les styles vestimentaires, jusqu’aux plus excentriques, sont représentés. C’est un des points de rencontre les plus populaires de la ville. Haut lieu de la vie nocturne tokyoïte, Shibuya est rempli de bars, de clubs, et les scènes de fêtes y sont monnaie courante le week-end. Niveau shopping, c’est aussi LE quartier branché de la capitale. Un symbole de ce quartier pour les jeunes est la tour 109, qui renferme une centaine de boutiques consacrées aux dernières tendances de la mode. La gare de Shibuya est, à elle seule, une vaste plateforme regroupant plusieurs lignes de train et de métro. La sortie Hachiko, gigantesque et toujours bondée, débouche sur le Shibuya Crossing.

 

Mais ce tour ne serait pas complet sans une visite à la célèbre statue du chien Hachiko, immortalisé dans le film «Hatchi», mettant en vedette Richard Gere, grand admirateur de la culture nipponne et portant sur l’histoire de la fidélité de ce chien et de son professeur. Aujourd’hui encore, des centaines de personnes se font photographier devant ce symbole de fidélité. Nous aussi, y allons de la traditionnelle photo.

 

Voici un résumé de Suzanne: la journée des sensations.

La première: l’ouverture du magasin où certains voyageurs ont versé une petite larme d’émotion

La deuxième: les boules d’azalées qui nous ont ébloui

La troisième: la traversée de l’intersection la plus occupée du Japon, ce qui était toute une aventure!

 

Ouf! Après cette journée de découvertes très différentes les unes des autres, nous retournons à bord de notre paquebot pour y passer notre dernière soirée et nuit.

Il faut boucler nos valises, mais puisque nous ne prenons pas d’avion, ça se fait très rapidement.

Un dernier souper en compagnie des employés qui nous ont si bien servi. Nous les remercions chaleureusement pour leur dévouement tout au long de cette magnifique croisière.

 

À demain!

Martine et ses amis voyageurs