Accompagnée par
Pierre Diamond
Villes visitées
Fort Lauderdale, Carthagène, Canal de Panama, Colon, Oranjestad, Willemstad, George Town
Bonjour, amis, familles et proches de mes voyageurs!
Aujourd’hui, nous effectuerons une visite exceptionnelle à Aruba, surnommée l’ile heureuse! Avouez que, juste par cette entrée en matière, ça donne le gout d’être du voyage! Une belle journée s’annonce avec peu de vent, quelques nuages qui viennent colorer le ciel et un magnifique 28 °C, température idéale pour notre visite.
Le navire est accosté au port d’Oranjestad, la capitale d’Aruba, qui tire son nom de la couleur orange, symbole de la maison royale néerlandaise. Eh oui, nous voici dans une ile néerlandaise de la mer des Caraïbes, située au large des côtes du Venezuela et faisant partie des Petites Antilles.
Rencontre avec notre guide exubérant, Ernest
Après être sortis du port, nous avons rejoint notre guide, Ernest, une personne enthousiaste et enthousiasmante comme il n’y en a pas deux! Il nous déclare tout de go que nous sommes dans la meilleure ile des Caraïbes, l’ile Joyeuse par excellence, et il s’engage à faire en sorte que nous soyons toujours heureux durant toute notre visite. Je peux en effet vous affirmer qu’il a tenu son engagement haut la main, car nous n’avons eu aucun problème à garder notre bonne humeur toute la journée. Ernest, d’origine arubaine et hollandaise, est un personnage fascinant. Jugez-en par vous-mêmes. Pilote d’avion pendant 42 ans, il a surtout travaillé comme pilote de brousse en Guyane. Ensuite, pendant deux ans, il s’est retrouvé au Canada, dans la ville de Winnipeg, comme chauffeur de bus! Dès le début de la visite, nous sommes tous tombés sous son charme.
Quelques données historiques sur Aruba
L’ile d’Aruba a d’abord été peuplée d’Amérindiens caiquetios, une tribu arawak venue de l’actuel Venezuela vers l’an 1000. En 1499, l’explorateur espagnol Alonso de Ojeda accoste sur l’ile, qui devient rapidement un repère de pirates et de boucaniers, puis un immense ranch où les Espagnols introduisent chevaux, moutons, chèvres et cochons. Contrairement à ce qui a pu se passer ailleurs, les Espagnols n’exterminent pas les Arawaks. Encore aujourd’hui, beaucoup d’Arubais ont des ancêtres amérindiens.
En 1636, les Hollandais revendiquent les iles ABC (Aruba, Bonaire et Curaçao). À la fin des années 1700, les colons européens s’y établissent et font fortune grâce à l’élevage de chevaux et de bétail. Au fil des ans, des vagues d’immigrants, notamment du Venezuela, sont venues enrichir la culture locale. Au XIXᵉ siècle, on découvre de l’or à Aruba et les plantations d’aloès se multiplient. Le XXᵉ siècle vit quant à lui l’essor de l’industrie pétrolière avec l’établissement de la raffinerie de Lago, principal employeur de l’ile jusqu’en 1985. C’est en mars 1948 que la Couronne néerlandaise accepte le principe de l’autodétermination. Désormais, l’ile forme un État autonome, soit un pays constitutif du Royaume des Pays-Bas, depuis qu’elle s’est séparée des Antilles néerlandaises en 1986.
Géographie, climat et population
Aruba est une petite ile orientée nord-ouest sud-est sur une distance de 30 km, sa superficie est de 193 km2. Son littoral a une longueur de 69 km. Les villes principales sont Oranjestad, Sint Nicolaas, Santa Cruz et Noord. Elle a un climat tropical chaud et très sec, voire semi-désertique. Les températures sont quasi constantes, autour de 30 °C, le bonheur, selon moi! Très sèche, elle ne comporte qu’une petite part de la flore tropicale que l’on retrouve ailleurs dans les Caraïbes. À vrai dire, sa végétation n’y est pas très développée et, pour cause, on compte seulement 29 jours de pluie par an! Malgré son manque de végétation tropicale, l’île d’Aruba possède des plages de sable blanc magnifiques, presque irréelles, ce qui contribue à sa réputation auprès des touristes, et vous comprendrez pourquoi en la visitant ! C’est un pays plat dont le point culminant est le mont Jamanota à 188 mètres (615 pieds), pour notre groupe, c’est une colline, hi hi hi!
Début 2026, sa population est estimée à environ 108 000 habitants, avec une croissance très faible, voire une légère stagnation ces dernières années. L’ile vit principalement de deux activités économiques : la pétrochimie et le tourisme.
Tour de l’ile
Ce matin, notre premier arrêt se fait à la plantation et à la fabrique d’aloès, de renommée internationale pour la qualité de ses produits. La visite guidée nous permet de découvrir les nombreuses propriétés médicinales de cette plante ainsi que les différentes étapes de transformation : découpe, extraction, lavage, centrifugation, salle de mixage, laboratoire et boutique. Une visite très intéressante avec un guide dynamique.
Notre deuxième arrêt est à Casibari Rock, où l’on a une vue panoramique spectaculaire de l’ile. Cactus et petits arbustes composent ce décor aride et fascinant où de grosses formations rocheuses arrondies permettent à l’imagination de percevoir toutes sortes d’animaux. L’endroit est bien entretenu grâce à des escaliers qui permettent de grimper au sommet de ces formations et de découvrir le paysage alentour. Nous en profitons pour prendre quelques photos avant de reprendre la route.
Nous continuons vers la pointe nord de l’ile pour rejoindre le California Lighthouse, d’où la vue sur la région et sur le bleu turquoise de la mer des Caraïbes est tout simplement saisissante, magistrale, éblouissante. Le cœur s’arrête et on est saisi de vertige par tant de beauté! Ouf! pour nous permettre de prolonger ces émotions fortes, nous sommes allés au restaurant italien juste à côté afin de profiter de la terrasse pour faire des photos. Ce côté de l’ile est inhabité et le bord de mer est splendide, cependant, il y fait extrêmement chaud… Crème et chapeau sont de mise!
Sur le chemin du retour, nous longeons la rue des grands hôtels situés face à la célèbre plage de Palm Beach. Wow! On nage dans la richesse là-bas. Nous continuons notre tour panoramique afin de parcourir toute l’ile selon le temps que nous avons à notre disposition.
Nous passons alors à la plage d’Eagle Beach, afin de voir, d’admirer et de toucher tout ce beau sable blanc. Le soleil est radieux, c’est un beau moment pour une pause détente de 30 minutes. Nous n’avons pas assez de temps pour une baignade, mais une promenade sur cette vaste étendue de sable ou une détente paisible avec les pieds enfoncés dans le sable procurent un soulagement profond à notre corps et à notre esprit. Ici, toutes les plages sont publiques et se trouvent du côté ouest de l’ile.
Après ce très beau tour généreux de cinq heures, je suis reparti avec quelques personnes qui souhaitaient faire des achats pour se rapporter (ou vous rapporter) de beaux souvenirs que vous pourrez découvrir à leur retour. D’autres voyageurs ont choisi de faire un tour de «trolley» ou de tramway autour de la ville, d’autant plus que c’est gratuit, de 10 h à 16 h tous les jours.
Nous sommes retournés au navire ravis et comblés par notre journée. Et cette journée était loin de se terminer! En soirée, nous avions, comme vous, la présentation du Super Bowl dans le théâtre bondé à pleine capacité, Seahawks contre Patriots, avec comme d’habitude à chaque Big Game, la bière, le vin, les ailes piquantes, les nachos, les frites, les hot-dogs, le gâteau pour les gagnants. Une chance qu’il n’y a qu’un Super Bowl par année, sinon on devrait garder un médecin de garde après chaque match, ouf! hi hi hi! Ce fut un bon match pour les fans de Seattle, les autres ont pleuré et crié en maudit, ouf! Et que dire du spectacle de la mi-temps avec Bad Bunny!
J’ai un groupe vraiment en forme et assoiffé de découvertes. Qu’ajouter de plus ? Si nos voyageurs sont contents, je le suis forcément ! Ils se font tellement plaisir que c’en est contagieux, je vous le jure!
Merci de lire mes récits, je garde, grâce à vous tous, cette flamme dans les yeux lors de mes visites et de la prise de photos. Wow wow wow!
Il est maintenant grand temps de me mettre au lit.
Bonne soirée!
Pierre Diamond
Récits du voyage



