Aventuriers virtuels, nous vous saluons,
🌇Ce matin, Buenos Aires nous accueille avec un soleil radieux et un petit déjeuner délicieux à l’hôtel Madero. Le café est chaud, les fruits sont frais, et déjà, l’excitation flotte dans l’air. Aujourd’hui, nous partons explorer la partie sud de la ville en compagnie de notre guide francophone, toujours aussi passionné et passionnant.
Notre première halte: la Plaza de Mayo, véritable cœur historique et politique de l’Argentine. Cette grande place, entourée de bâtiments emblématiques, a été le théâtre de révolutions, de célébrations, de manifestations et de moments clés de l’histoire du pays. Ici, chaque pavé semble murmurer un souvenir.Juste en face, se dresse le Cabildo, ce bâtiment blanc immaculé aux arcades élégantes. Ancien siège du gouvernement colonial, il a vu naître les premières aspirations d’indépendance. Aujourd’hui, il veille paisiblement sur la place, témoin silencieux des siècles passés.
Nous poursuivons vers la Casa Rosada, la célèbre Maison Rose, siège du pouvoir exécutif argentin. Le rose symbolisait l’union des deux mouvements pour apaiser les tensions politiques. Peinture à base de sang de bœuf (version plus ancienne).
À l’époque, on utilisait parfois du sang de bœuf mélangé à la chaux pour rendre la peinture résistante à l’humidité. Cela donnait naturellement une couleur rosée. Ce n’est pas confirmé à 100%, mais c’est une explication traditionnelle.
En 1873, le président Domingo Faustino Sarmiento choisit officiellement cette couleur pour donner au bâtiment un style unique et le faire ressortir comme symbole national. Nous l’admirons de l’extérieur, sa façade pastel baignée de lumière. C’est ici que les présidents s’adressent au peuple depuis le balcon devenu mythique. Un lieu chargé d’émotions et d’histoire.
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Cathédrale métropolitaine de Buenos Aires
Située juste en face de la Plaza de Mayo, à deux pas de la Casa Rosada, c’est l’église principale de l’Argentine. Son style architectural est néoclassique qui ressemble presque à un temple grec, ce qui surprend beaucoup les visiteurs. L’intérieur est richement décoré, avec des chapelles, des autels et un long corridor central, une statue du Christ de l’époque coloniale et nombreuses œuvres d’art.
La cathédrale abrite le tombeau du Général José de San Martín, héros de l’indépendance de l’Argentine, gardé par deux soldats en uniforme. C’est l’endroit le plus émotionnel de la visite.
Cette cathédrale a un lien avec le Pape François. Avant de devenir pape, Jorge Mario Bergoglio (le pape François) célébrait régulièrement la messe ici. C’est donc un lieu important pour les pèlerins et admirateurs.
Après tant de découvertes, une pause s’impose et quelle pause! à notre journée. Esteban nous a entraîné vers l’un des lieux les plus emblématiques de Buenos Aires : le Café Tortoni. Dès que nous avons franchi la porte, nous avons senti cette atmosphère unique, entre histoire et élégance. Sous les vitraux colorés et les boiseries anciennes, nous avons savouré un chocolat chaud comme l’auraient fait les artistes et écrivains d’autrefois. Une pause douce, presque hors du temps, qui a donné le ton à notre journée.
C’est sous le soleil franc du midi portègne que notre groupe s’avance vers le Teatro Colón, porté par cette douce effervescence typique de Buenos Aires à l’heure du dîner. Autour de nous, les employés sortent des bureaux, les kiosques servent des empanadas brûlantes, et l’odeur du café fraîchement torréfié flotte dans l’air. Malgré le brouhaha de la ville, une excitation tranquille s’installe parmi les voyageurs : nous allons pénétrer au cœur de l’un des théâtres les plus prestigieux au monde.
Dès que nous franchissons les grandes portes, le contraste est saisissant. Dehors, le rythme trépidant du centre-ville ; dedans, un calme majestueux. Les marbres, les lustres, les colonnes… le hall du Teatro Colón nous accueille comme un soupir de fraîcheur et d’élégance. Tout semble vouloir raconter une histoire.
Notre guide, souriante, nous glisse que le théâtre a été inauguré en 1908 après près de vingt ans de construction. À l’époque, l’Argentine voulait montrer qu’elle faisait partie des grandes nations du monde — et ici, cette ambition se sent dans chaque détail.
Le Salon Doré, inspiré du Palais Garnier, éblouit le groupe. Les conversations se font chuchotées, presque respectueuses, tant la pièce impose le silence par sa beauté. Les voyageurs échangent des regards complices, ravis d’être là, aux heures où la plupart des touristes sont attablés à manger.
Puis vient le moment que tous attendaient : entrer dans la salle principale.
Nous avançons et, d’un coup, la grandeur nous enveloppe. Les balcons superposés, la coupole peinte, le rideau rouge monumental… tout respire la grandeur d’un autre siècle. On imagine les soirées où l’orchestre accorde ses instruments, la salle plongée dans l’ombre, les murmures qui courent jusqu’à ce que la première note éclate comme un éclat de lumière.
La guide raconte que Pavarotti trouvait l’acoustique « trop parfaite », tellement elle révèle chaque nuance — ce qui fait sourire tout le monde. Il est midi passé, mais dans cette salle, on oublie l’heure. On se laisse porter par l’atmosphère, comme suspendu hors du temps. Même le silence semble résonner.
En ressortant, la lumière de Buenos Aires nous accueille de nouveau, chaleureuse et vibrante. Les klaxons, les passants, les terrasses animées… tout paraît différent. Comme si le théâtre nous avait offert un moment suspendu, un souffle d’art et d’histoire en plein cœur de la journée.
Pour le diner, Esteban a choisi un restaurant local pour faire découvrir à notre groupe les saveurs authentiques de l’Argentine, viande grillée à la perfection, vins généreux… L’ambiance était chaleureuse, conviviale, ponctuée de rires et de belles conversations.
En après-midi, retour à notre hôtel 5 étoiles pour un repos bien mérité après cette magnifique journée de découvertes. Pendant que certains voyageurs en profitaient pour flâner dans le quartier moderne et lumineux de Puerto Madero, d’autres ont préféré retourner à l’hôtel pour savourer un moment de détente bien mérité. Piscine, chaises longues et jacuzzi étaient au rendez-vous : un vrai petit paradis où chacun a pu se reposer, prendre un bain de soleil et savourer la chaleur bienfaisante de Buenos Aires.
En discutant, plusieurs se sont rappelé avec un sourire le froid mordant qui continue de frapper le Québec. Ici, aucune nostalgie de la fraîcheur seulement le plaisir d’être sous le soleil argentin, dans une ville vibrante qui ne cesse de charmer tout le monde.
À 19h30, la lumière dorée du soir commence à glisser sur les immeubles de Buenos Aires lorsque nous retrouvons Esteban dans le hall de l’hôtel. L’air est doux, invitant, et c’est à pied que nous nous mettons en route vers notre destination : le restaurant argentin Estilo Campo, réputé pour son authenticité et son ambiance chaleureuse.
En arrivant, l’accueil est souriant, typiquement argentin. La table est prête, et à peine installés, les premières assiettes apparaissent : empanadas croustillantes, boudin noir fondant, chorizo bien relevé, morceaux de fromage local… un début de festin qui met tout le monde en appétit.
Puis viennent les véritables vedettes du repas : les grillades. Le bœuf, juteux et parfumé, d’une tendreté remarquable, et le porc, grillé à la perfection, font l’unanimité autour de la table. Les conversations vont bon train, rythmées par les rires et les “mmm” d’approbation.
Le tout est accompagné d’un petit vino soigneusement choisi, offert avec générosité par Mme Louise Drouin, ajoutant une touche encore plus conviviale à cette soirée déjà parfaite.
Repus, heureux, un peu éblouis par la richesse des saveurs argentines, nous quittons Estilo Campo avec cette sensation agréable d’avoir vécu non pas un simple repas, mais un moment authentique, comme seuls Buenos Aires et sa chaleur humaine savent les offrir.
Demain, une nouvelle page de l’Argentine nous attend et nous sommes prêtes à la vivre avec vous.
Buenas noches!
Johanne et Nathalie











































