Accompagnée par
Nathalie Monette, Johanne Dupuis
Villes visitées
Sao Paulo, Buenos Aires, Ushuaia, Cap Horn, Canal Scholaert, Baie du Paradis, Détroit de Gerlache, Elephant Island, Port Stanley, Puerto Madryn, Montevideo

Hola y bienvenidos a Uruguay,


Dès les premières lueurs du matin, le navire s’approche lentement du port et l’excitation monte à bord. Les silhouettes de la ville se dessinent à l’horizon, baignées dans une lumière dorée qui annonce une nouvelle journée de découvertes. Sur les ponts, les voyageurs se rassemblent, attirés par l’appel du rivage. Il fait beau et chaud pour notre arrivée à Montevideo, et la ville nous accueille sous une lumière éclatante qui donne immédiatement envie de profiter de cette nouvelle escale.


À peine le navire amarré, l’énergie se transforme. Les passerelles s’ouvrent, les premiers pas à terre réveillent les sens. Les parfums de la ville, les bruits du port, les sourires des guides locaux… tout donne le ton. L’escale commence comme une rencontre, un dialogue entre le voyageur et un lieu qui s’offre à lui.


La visite s’enchaîne avec rythme. On traverse des rues chargées d’histoire, on découvre des places animées, des marchés colorés, des quartiers où chaque façade raconte un morceau de vie. Le guide partage anecdotes, traditions, petites histoires locales qui donnent chair à la ville. On observe, on écoute, on s’émerveille.


Le nom Montevideo apparaît dès la période coloniale. Plusieurs théories existent, mais la plus répandue évoque une notation utilisée par les navigateurs espagnols pour désigner un mont visible depuis la mer : Monte VI De Este a Oeste (« sixième mont d’est en ouest »). Le nom officiel complet, hérité de la période coloniale, est San Felipe y Santiago de Montevideo.


Montevideo est fondée en 1726 par Bruno Mauricio de Zabala, gouverneur de Buenos Aires, afin de contrer l’avancée portugaise dans la région. À l’origine simple garnison espagnole, la ville devient rapidement un port stratégique. À la fin de l’époque coloniale, ses marchands jouent un rôle important dans le mouvement d’indépendance uruguayen.

Au XIXᵉ et XXᵉ siècles, Montevideo se modernise, devient capitale politique, économique et culturelle du pays, et s’impose comme l’une des villes les plus progressistes d’Amérique du Sud.


Montevideo est la plus grande ville d’Uruguay et concentre près de la moitié de la population du pays.

Elle compte environ 1,28 million d’habitants (2023). C’est une ville cosmopolite, marquée par des vagues d’immigration européennes (Espagne, Italie, France, Allemagne) qui ont façonné son identité culturelle.


Montevideo est le cœur économique de l’Uruguay. Son économie repose sur plusieurs piliers : un port majeur sur le Río de la Plata, essentiel pour le commerce régional, des secteurs financiers et administratifs très développés, une industrie agroalimentaire importante, notamment liée à la viande et à la transformation des produits agricoles, un secteur tertiaire dynamique : services, technologies, tourisme, La ville est également un centre logistique stratégique entre l’Argentine et le Brésil.


Montevideo est une capitale à taille humaine, élégante et culturelle, née d’un enjeu stratégique colonial, devenue un centre urbain moderne et cosmopolite. Son histoire riche, sa population diverse, son économie solide et sa vie artistique vibrante en font l’une des villes les plus attachantes d’Amérique du Sud.


Et comme toujours, le temps file trop vite. Le retour vers le navire se fait dans une ambiance douce, ponctuée de commentaires enthousiastes, de photos partagées, de rires et de souvenirs déjà bien ancrés. Le navire redevient notre refuge flottant, prêt à reprendre la mer, mais chacun garde en lui un fragment de cette escale, une émotion, une image, un moment.

Une escale, ce n’est pas seulement une visite : c’est une parenthèse vivante, un instant suspendu où l’on se laisse surprendre par le monde.


Comme le soleil nous gâte encore de ses derniers rayons, plusieurs voyageurs en profitent pour s’imprégner une dernière fois de cette douce chaleur avant le grand retour vers la neige. Pour d’autres, l’esprit est déjà tourné vers la maison : on commence doucement à boucler les valises, à ranger les souvenirs et à préparer le départ.


Ce soir, nous avions convié notre magnifique groupe au restaurant Silhouette pour un dernier souper rassembleur. Autour de la table, les rires fusaient : on se remémorait les moments cocasses, on feuilletait des photos tantôt loufoques, tantôt splendides, et on réalisait à quel point ces journées passées ensemble avaient été riches.


Puis, dans un bel élan de gratitude, nous avons levé nos verres :

À ce groupe merveilleux, à cette aventure au bout du monde, et à tout ce que ce voyage a ajouté à notre imaginaire.

Peu à peu, chacun a regagné sa cabine pour les derniers préparatifs. Les valises se referment, les souvenirs demeurent.

Nous saluons l’Antarctique comme on referme un livre précieux : lentement, avec respect, et l’envie secrète de revenir un jour feuilleter ses pages de glace.


Demain matin… c’est le débarquement.


Nathalie et Johanne