Accompagnée par
Nathalie Monette, Johanne Dupuis
Villes visitées
Sao Paulo, Buenos Aires, Ushuaia, Cap Horn, Canal Scholaert, Baie du Paradis, Détroit de Gerlache, Elephant Island, Port Stanley, Puerto Madryn, Montevideo

Bonjour, lecteurs en escapade virtuelle ,


Ce matin, nous retrouvons notre groupe avec enthousiasme, celui qui donne envie de partir à l’aventure avant même le premier café. Aujourd’hui, nous allons sur l’eau… et pas n’importe laquelle» . Cap sur le Río de la Plata, l’immensité en version argentine. Mais d’abord, un départ en transport privé vers Tigre. À nos côtés, Victoria, notre guide du jour, nous annonce avec un sourire complice qu’elle préfère éviter l’autoroute. “Aujourd’hui, on traverse la ville par le nord, vous allez voir Buenos Aires autrement !”


À peine sortis de Puerto Madero, le bus s’engage dans les artères animées de la capitale. Victoria, intarissable, nous décrit avec passion la vie quotidienne des Porteños, le rythme des quartiers, les contrastes entre les zones résidentielles et les secteurs plus populaires. Chaque coin de rue devient un chapitre d’histoire : elle nous parle des vieilles demeures coloniales, des parcs où se retrouvent les familles, des cafés emblématiques où le temps semble s’arrêter.

Au fil du trajet, la ville se transforme. Les gratte-ciels cèdent la place aux avenues bordées de jacarandas, aux maisons élégantes et aux places tranquilles du nord de Buenos Aires. Grâce aux explications vivantes de Victoria, on découvre une capitale multiple, vibrante, avec ses traditions, sa modernité et ses mille petites anecdotes qui donnent vie à la route.C’est ainsi, doucement, que nous nous rapprochons du delta, déjà impatients de voir Tigre et son atmosphère unique.


Tigre, aujourd’hui, c’est : environ 35 000 habitants, une ambiance balnéaire décontractée, des marchés artisanaux animés, des clubs d’aviron réputés, et une architecture élégante héritée de la Belle Époque. Nous aimons dire que Tigre est une ville qui respire la douceur de vivre… mais avec un petit côté espiègle, comme son nom. Nous arrivons au port de Tigre, nous partageons avec le groupe cette petite anecdote qui fait sourire : les colons espagnols appelaient tigres les jaguars qui vivaient ici autrefois. Le nom est resté, même si les félins ont disparu depuis longtemps.


Nous embarquons pour une croisière d’une heure sur le delta du Paraná, glissant doucement entre les îlots verdoyants et les canaux tranquilles. Autour de nous, les maisons sur pilotis, les quais colorés et les petites embarcations locales dessinent un paysage unique, presque suspendu dans le temps. Les passagers observent la vie insulaire : les enfants qui attendent le bateau-école, les livreurs qui circulent de maison en maison en bateau, et les familles profitant du calme du delta.

Le delta du Paraná, un monde parallèle, un univers à part, vivant, mouvant, surprenant. Puis, presque sans transition, l’eau change de couleur et le décor se transforme. Ici, tout se passe sur l’eau, ce delta, l’un des plus grands au monde, est un écosystème vibrant où se mêlent nature sauvage, vie locale et traditions fluviales. Autour de nous, les maisons sur pilotis, les quais colorés et les petites embarcations locales dessinent un paysage unique, presque suspendu dans le temps. Les passagers observent la vie insulaire : les enfants qui attendent le bateau-école, les livreurs qui circulent de maison en maison en bateau, et les familles profitant du calme du delta.


Revenus au port de Tigre après notre croisière, l’air frais du delta nous a ouvert l’appétit. Nous retrouvons la terre ferme et, sous un doux soleil, nous marchons tranquillement vers un restaurant de la ville. Les rues de Tigre, animées mais charmantes, nous accueillent avec leurs terrasses, leurs parfums de cuisine locale et leur atmosphère détendue. C’est l’endroit parfait pour savourer un bon dîner avant de poursuivre notre découverte de la région.


Puis, cap sur le Río de la Plata, l’immensité en version argentine pour notre retour à Puerto Madero. Dès que le bateau quitte le quai, l’horizon s’ouvre. Le Río de la Plata, ce géant large comme une mer intérieure, nous enveloppe de sa lumière argentée. Nous aimons rappeler que les premiers explorateurs espagnols pensaient y trouver des montagnes d’argent d’où son nom mais qu’ils ont finalement découvert quelque chose de bien plus précieux : une voie navigable stratégique qui a façonné toute l’histoire de Buenos Aires. Les voiliers glissent comme des silhouettes blanches, les cargos semblent flotter au ralenti, la ville s’approche doucement, laissant apparaître ses tours, ses quartiers et son énergie unique.


De retour à notre hôtel, quelques-uns d’entre nous se sont retrouvés sur la terrasse du toit pour un apéro bien mérité. La température était parfaite, douce et enveloppante, et l’ambiance tout simplement idéale. Entre rires, discussions et vue panoramique sur la ville, c’était un de ces moments simples et précieux qui donnent tout son charme à un voyage.


Le souper étant libre ce soir, Nathalie et moi en avons profité pour faire découvrir aux voyageurs un restaurant tout près de l’hôtel : le Bisteca. Un restaurant de type buffet, mais attention… un buffet chic, élégant, où chaque station donne envie de tout goûter.

Nous avons mangé comme des rois, savourant viandes, salades, pizza, sushi, pâtes fraiches et pour dessert une fontaine de chocolat avec des fruits, un véritable festin qui a comblé tout le monde.

Bien repus, nous avons fait la courte marche du retour vers l’hôtel, bercés par la douceur de la soirée porteña. Sur le seuil, nous nous sommes souhaité une bonne nuit, le sourire aux lèvres.


Demain, une nouvelle aventure nous attend : l’embarquement sur le bateau et le début de notre descente tant rêvée vers l’Antarctique.


Una bella jornada acuática!


Nathalie et Johanne,