Un bonjour d’Ushuaia, là où le vent réveille et où l’aventure commence vraiment.
🔥 La Terre de Feu – Là où commence la Fin du Monde
À notre arrivée au port d’Ushuaia, vers 6h, le décor nous accueille avec son air vif et ses montagnes acérées qui semblent surgir directement de la mer. Le temps de débarquer, de s’acclimater à cette ambiance du bout du monde,
Ce matin, nous sommes partis à la découverte d’Ushuaia, cette ville mythique du bout du monde. Premier arrêt, près du port d’Ushuaia, on trouve une grande sculpture moderne représentant un oiseau blanc stylisé, souvent perçu comme un aigle ou un albatros. Ses ailes ouvertes en métal clair évoquent la liberté, le vent du sud et le lien profond entre Ushuaia et les oiseaux marins qui survolent le canal Beagle. Cette œuvre rend hommage aux grands oiseaux australs, notamment l’albatros, symbole de résilience et de navigation dans ces terres extrêmes. Placée face à la mer, elle donne l’impression de prendre son envol, portée par les rafales qui descendent des montagnes.C’est un endroit parfait pour une photo et pour expliquer au groupe l’importance de la faune ailée dans cette région du bout du monde.
Notre promenade le long de la costanera nous a offert un premier aperçu spectaculaire : le canal Beagle d’un côté, les montagnes dentelées de l’autre, et l’atmosphère unique de la ville la plus australe de la planète.
Nous avons d’abord fait un arrêt à la Plaza Islas Malvinas, au cœur d'un monument érigé en mémoire des 649 Argentins tombés durant la guerre des Malouines en 1982. Ce cénotaphe avec une flamme éternelle est le lieu de veillées annuelles, notamment le 1er avril, rassemblant vétérans et habitants. À quelques pas plus loin, nous avons proposé un arrêt photo devant le célèbre lettre Ushuaia. Sous le vent frais qui descendait des Andes, chacun s’est positionné pour immortaliser ce moment unique. Les sourires étaient francs, un mélange de fierté et de joie d’être ici, dans un lieu que beaucoup rêvent de voir au moins une fois. Pendant que les appareils cliquetaient, nous avons expliqué pourquoi ce point est devenu un symbole incontournable : c’est la porte d’entrée vers la Terre de Feu, le repère qui confirme que l’on a bel et bien atteint “El Fin del Mundo
Puis nous avons rejoint le célèbre cartel Ushuaia – Fin del Mundo, symbole emblématique où chacun a pris plaisir à se photographier.
Nous avons choisi d’admirer le Musée du Bout du Monde de l’extérieur. Malgré son charme historique et sa façade typique des anciennes constructions portuaires, nous avons préféré poursuivre notre découverte d’Ushuaia à l’air libre pour profiter pleinement de l’ambiance du port et des paysages environnants.
En continuant la promenade, nous avons rejoint le Monumento al Náufrago – ARAF, un lieu émouvant dédié aux marins disparus dans les eaux capricieuses du sud. Un moment de silence s’est imposé naturellement devant cette œuvre qui rappelle la force et les dangers de la mer.
Enfin, notre visite s’est terminée devant l’impressionnant Musée Maritime et Présidio d’Ushuaia, ancienne prison transformée en vaste espace culturel. Les prisonniers ont joué un rôle essentiel dans le développement d’Ushuaia. À l’époque où la région était isolée, froide et difficile d’accès, le gouvernement argentin a choisi d’y établir une colonie pénitentiaire pour assurer une présence permanente dans ce territoire stratégique du sud.
Leur importance se constate à plusieurs niveaux : Les prisonniers ont littéralement bâti Ushuaia. Ils ont : construit des routes, des ponts et des bâtiments publics, participé à l’installation des services essentiels, coupé le bois qui chauffait toute la petite communauté. Sans leur main-d’œuvre, la ville n’aurait pas pu se développer aussi rapidement dans un environnement aussi isolé.
La présence du pénitencier a attiré : des gardiens, des familles, des fournisseurs, du commerce. Peu à peu, cela a formé le noyau de la population d’Ushuaia. À cette époque, il était important pour l’Argentine d’occuper durablement la Terre de Feu.
La colonie pénitentiaire a permis d’établir une présence stable, confirmant la souveraineté du pays sur cette zone éloignée. Aujourd’hui, l’histoire du pénitencier fait partie de l’identité d’Ushuaia. Le Musée Maritime et du Presidio (installé dans l’ancien pénitencier) permet de comprendre cette période et de voir comment la ville s’est transformée à partir de cette base.
Après un dîner au bateau, nous voilà accueillis avec par notre guide local francophone, sourire franc et regard pétillant malgré le vent du sud qui nous rappelle immédiatement que nous sommes bel et bien au bout du monde. L’air est vif, presque tonique, et déjà le groupe sent que cette journée aura une saveur particulière.et de retrouver notre guide local francophone, l’excitation monte doucement dans le groupe. Il est 13 h 30, l’aventure commence véritablement : nous prenons la route vers le Parc national de la Terre de Feu, prêts à découvrir l’un des paysages les plus emblématiques et émouvants de la Patagonie australe.
Ushuaia, perchée entre les montagnes acérées de la Cordillère de Darwin et les eaux froides du canal Beagle, porte fièrement son titre de ville la plus australe du monde. Fondée à la fin du XIXᵉ siècle, elle a d’abord été un poste missionnaire, puis une colonie pénitentiaire destinée à affirmer la présence argentine dans cette région isolée. Les anciens bâtiments du pénitencier, encore visibles aujourd’hui, témoignent de cette époque où l’on envoyait ici les prisonniers les plus dangereux… et les plus résistants au froid.
Avec le temps, Ushuaia s’est transformée : de ville militaire et industrielle, elle est devenue une porte d’entrée vers l’Antarctique et un haut lieu du tourisme d’aventure. Aujourd’hui, elle attire les voyageurs du monde entier, fascinés par ses paysages extrêmes et son atmosphère unique. Ushuaia, c’est un mélange rare : une ville vivante, moderne, mais entourée d’une nature brute qui rappelle à chaque instant que l’on se trouve au bout du monde, là où l’aventure commence vraiment.
Les visiteurs y découvrent une nature spectaculaire : le Parc national de la Terre de Feu, avec ses forêts subantarctiques, ses baies sauvages et ses sentiers mythiques, la Baie Lapataia, point final de la route panamique. Pourquoi la Terre de feu: lorsque les premiers explorateurs européens — dont Ferdinand Magellan en 1520 — ont navigué près de l’archipel au sud du continent, ils ont aperçu depuis leurs navires de nombreux feux allumés tout le long des côtes.
Ces feux étaient ceux des Yámanas et d’autres peuples autochtones, qui les utilisaient pour : se réchauffer, cuisiner, communiquer, et éloigner le vent glacial.Depuis la mer, ces flammes et colonnes de fumée étaient très visibles, donnant l’impression de terres “en feu”. Les navigateurs ont donc nommé la région Tierra del Fuego — la Terre de Feu.
À chaque virage, un nouveau tableau, une nouvelle exclamation, un nouvel émerveillement.
Puis vient le moment tant attendu : l’arrivée à la Baie Lapataia. Ici, tout se calme. Le vent est très présent, les conversations se suspendent, et chacun ressent cette émotion particulière qu’on ne trouve qu’aux lieux extrêmes. Nous sommes à l’extrémité australe du continent, là où s’achève la mythique route panaméricaine. Devant nous, les eaux du canal Beagle scintillent, comme si elles nous invitaient à contempler le monde autrement.
Ushuaia, c’est un mélange rare : une ville vivante, moderne, mais entourée d’une nature brute qui rappelle à chaque instant que l’on se trouve au bout du monde, là où l’aventure commence vraiment. Les prisonniers ont joué un rôle essentiel dans le développement d’Ushuaia. À l’époque où la région était isolée, froide et difficile d’accès, le gouvernement argentin a choisi d’y établir une colonie pénitentiaire pour assurer une présence permanente dans ce territoire stratégique du sud.
C’est ici que commence symboliquement la Route de la Fin du Monde, ce ruban d’aventure qui relie l’humanité à ses limites géographiques. Et nous, accompagnatrices privilégiées de cette journée, observons nos voyageurs se laisser imprégner par ce décor spectaculaire, ce mélange de nature brute et d’histoire humaine.
La Terre de Feu porte bien son nom : elle brûle d’émotions, de contrastes et de beauté. Et aujourd’hui, elle nous a offert l’un de ces moments rares où l’on se sent à la fois minuscule… et incroyablement vivant.
Nous sommes retournées au bateau la tête remplie de toutes ces beautés. La majesté de la cordillère des Andes et cette proximité avec la frontière chilienne nous ont profondément marquées. Fatiguées par cette journée riche en découvertes, nous avons choisi une soirée tranquille.
Demain, cap sur le légendaire Cap Horn, avec une arrivée prévue à 6 h. Une bonne nuit de sommeil s’impose !
Mamihlapinatapai,
(La langue yámana / yagán langue du peuple authocthone Ishuaia ancien, il exprime un moment partagé, un regard ou un geste qui veut dire « je te laisse partir)
Nathalie et Johanne




































