Accompagnée par
Marie-Christine Drouin

Bonjour chers et fidèles lectrices et lecteurs,


Il fait un soleil radieux ce matin à notre réveil, c’est même la journée la plus chaude que nous avons connue depuis notre départ ! Notre début de matinée est consacré à la navigation, proue pointée en direction nord, vers le port de Tromsø. Encore une fois les paysages sont grandioses, différents de ceux que nous avons déjà vus mais des montagnes majestueuses parsemées de neige, parfois aux pics acérés, parfois formant des reliefs beaucoup plus doux. Il règne un calme réconfortant dans ce fjord pendant que le Apex navigue tout doucement comme pour se fondre au décor. Nous sommes privilégiés de vivre ces moments d’exception.

Revenons à Tromso, ville fondée en 1790, qui compte aujourd’hui environ 80 000 habitants et qui est la ville la plus peuplée à cette latitude. Dès l’an 1000, elle était un lieu de rencontre entre les peuples nordiques. Les Vikings ont également occupé la région au Moyen Âge, profitant de ce carrefour stratégique lié à la chasse arctique.


On l’appelle le Paris du Nord en raison de la culture qui s’y est développée dès ses débuts, du tourisme que la ville a reçu depuis des dizaines d’années déjà, pour l’avant-gardisme de ses habitants, de son aspect cosmopolite bien présent et pour la richesse qui s’y est développée. C’est la mode, la laine, le pétrole, les minéraux qui ont fait la prospérité de la ville de Tromsø. On y compte aujourd’hui une université, ce qui en fait une ville relativement jeune. C’est aussi le lieu de départ des grandes expéditions nordiques vers l’arctique, le Groenland et l’Islande.


Accompagnés de Alex, notre guide français, bien établi en Norvège et spécialisé dans le domaine des aurores boréales, nous prenons place à bord de notre autocar. Alex nous trace le portrait historique de la ville, mais bien plus encore, il nous parle de cette spécificité du Nord. À partir du cercle arctique, toutes les villes bénéficient de généreux crédits de l’Etat afin d’attirer les gens du sud et les convaincre de s’y installer.


Bien que Tromso soit situé à 350 km du cercle polaire arctique, la ville bénéficie d’un climat relativement adouci par le Gulf Stream. L’hiver y est froid, bien sûr, mais moins extrême qu’on pourrait l’imaginer. Construite sur l’île de Tromsøya, entourée de fjords et de montagnes, la ville est aujourd’hui reliée au continent par des ponts modernes qui ont remplacé les anciens traversiers et par des tunnels des plus efficaces. En raison des travaux majeurs, nous n’avons pas pu emprunter le pont de Tromsø, inauguré le 3 juillet 1960. Il fut à l’époque, le plus long pont d’Europe. Il relie le centre-ville au quartier de Tromsdalen, où se dresse l’église luthérienne qu’on nomme souvent la Cathédrale. Son architecture moderne ne laisse personne indifférent. Inaugurée en 1965 et conçue par l’architecte norvégien Jan Inge Hovig, cette église paroissiale luthérienne, officiellement nommée Tromsdalen Church, est composée de onze panneaux triangulaires en béton recouverts d’aluminium. Sa forme évoque pour certains un iceberg, pour d’autres des voiles gonflées par le vent ou rappelle un clin d’œil architectural à l’Opéra de Sydney. À l’intérieur, l’élément le plus spectaculaire est sans contredit l’immense verrière de 140 m² réalisée par Victor Sparre. Cette mosaïque de verre, parmi les plus grandes d’Europe, représente la « seconde venue du Christ » à travers de puissants rayons lumineux symboliques. L’orgue, composé de 2 940 tuyaux, rappelle, lui aussi, des voiles ou des blocs de glace. Grâce à son acoustique remarquable, l’église accueille régulièrement concerts et événements culturels.


En route, nous apercevons un monument érigé en l’honneur de Roald Amundsen, cet explorateur légendaire qui consacra sa vie à la recherche et aux expéditions polaires, souvent périlleuses.


Nous visitons le Centre Polaria, une des attractions les plus originales de Tromsø. Son architecture évoque de grands blocs de glace poussés à terre par l’océan Arctique, comme une banquise fracturée. On comprend tout de suite qu’on entre dans un univers nordique. Nous y observons des espèces typiques des eaux froides du Nord, comme la morue, le flétan, les méduses et les crabes royaux. Mais les vraies vedettes ce sont les phoques. Polaria en accueille plusieurs espèces qui sont en réhabilitation parce que blessés ou trop âgés et nous laisse assister aux séances de nourrissage et d'entraînement. Charmant !

On a pu y voir un bon documentaire sur l’île de Svalbard dans l’Atlantique Nord, qui appartient à la Norvège.


Alex nous emmène au centre maritime sur la colline, emplacement idéal pour prendre notre photo de groupe du jour.

Nous nous sentons privilégiés de pouvoir découvrir autant de merveilles en si peu de temps.


De retour au bercail en après-midi, ce qui nous permet de profiter du navire et d’adopter le rythme décontracté, inspirés par la nature grandiose qui nous entoure.


Une nouvelle aventure nous est promise alors que nous poursuivrons notre quête nordique vers Honningsvag et Cap Nord, ultime destination nordique avant de faire la navigation inverse pour le retour vers le sud vers d’autres magnifiques escales. Un autre bon souper, le spectacle de la production du Apex, l’arbre de vie qui nous enchante avant une bonne nuit de sommeil, en prenant soin de bien fermer les stores si on veut créer un peu de noirceur en cette journée de clarté continuelle!


Voilà nos illustrations de cette ville et de sa vie marine.

God natt ! (bonne nuit)

Eric, Marie-Christine et leurs amis voyageurs