Accompagnée par
Marie-Christine Drouin

Chers lecteurs, lectrices,


Sentez-vous l’odeur des roses ?


Grâce à l’influence du courant du Gulf Stream, la ville de Molde bénéficie d’un climat doux qui permet aux rosiers de pousser abondamment, ce qui est inhabituel à cette latitude. Surnommée la « ville des roses », elle est réputée pour son cadre naturel spectaculaire et nous avons la chance d’y faire escale. Cependant, Molde a connu une histoire mouvementée, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, où elle fut lourdement bombardée par les allemands en 1940. Reconstruite par la suite, elle présente aujourd’hui une architecture plus moderne que celle de nombreuses villes norvégiennes, tout en conservant un charme discret et fonctionnel.


Une fois à terre, nous faisons connaissance avec Jose, notre guide spécialisé et Julian, notre conducteur. Ensemble nous partons sillonner la fameuse Route de l’Atlantique en direction du village de Bud. Long de 8,3 kilomètres, ce ruban d’asphalte serpente au-dessus des récifs et des îlots du secteur d’Hustadvika, offrant à chaque virage un décor grandiose, reconnu pour ses vents puissants et ses paysages marins sauvages. On surnomme d’ailleurs cette route, la route des naufrages en raison des rochers sur lesquels se heurtaient les bateaux de pêcheurs venus s’aventurer trop profondément dans la baie en raison de l’abondance des bancs de poissons qu’on y trouvaient.


Construite entre 1983 et 1989, cette route est une véritable prouesse d’ingénierie, composée de huit ponts, de chaussées et de viaducs qui semblent flotter au-dessus des vagues. Classée parmi les plus belles routes panoramiques du monde, elle attire chaque année des milliers de voyageurs venus admirer son décor et nous avons l’immense privilège d’être l’un d’eux. Personnellement, je n’ai jamais rien vu de pareil ! L’océan est juste là, à gauche comme à droite. Il n’y a rien pour protéger la route de ce tronçon de mer, mis à part des rochers et des îles basses. Nous avons vraiment l’impression que La chaussée saute d’un rocher à l’autre.


À mi-parcours, un arrêt s’impose sur l’île d’Eldhusøya, au Centre des visiteurs. En plus de sentir l’air salin nous frôler les joues, la passerelle nous offre une vue directe sur les vagues et le paysage côtier. Un sentier surélevé de 50 mètres nous permet même de faire le tour de l’îlot, pour profiter d’un panorama à 360 degrés.


Lorsque nous arrivons sur le pont le plus spectaculaire, celui qui fait cette fameuse courbe, tout le monde se penche un peu vers les fenêtres. Pendant quelques secondes, l’illusion d’optique nous laisse croire que la route semble se briser et plonger dans la mer. C’est le genre de moment où nous ne parlons plus beaucoup dans l’autocar ; tout le monde regarde dehors.


Tout en profitant des anecdotes et du sens de l’humour de notre guide qui furent fort appréciés par tous les voyageurs d’ailleurs, le trajet se poursuit en direction du petit village de Bud, installé tout au bout d’une péninsule. L’endroit est un ancien port de pêche important. Pendant des siècles, c’était un centre actif pour la morue et le commerce maritime. On sent encore ce passé dans l’âme du village comme tout tourne autour de la mer. Ce lieu révèle aussi une page d’histoire. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands y ont construit des fortifications pour surveiller la côte.


Sur le chemin du retour, nous empruntons un itinéraire par l’intérieur des terres en longeant les fjords de Malme et de Kornstad, ces immenses miroirs d’eau serrés entre le ciel et les montagnes, dans un environnement plus calme ponctué de champs et de petites routes paisibles.


Puis, comme le temps est clair et nous offre une bonne visibilité, José indique au chauffeur de prendre une route qui nous emmène vers le mont Varden. Une courte, mais abrupte montée plus tard, nous étions au-dessus de Molde. Là-haut, le panorama était spectaculaire avec la ville en contrebas, notre beau Celebrity Apex, les îles éparpillées sur la mer et, en toile de fond, la célèbre « couronne de montagnes» des Alpes de Romsdal. Une dernière pause, quelques photos de ce tableau et nous voilà de nouveau au port à remercier chaleureusement nos compagnons d’un jour.


De retour au navire pour un dîner tardif, on s’offre un lunch à l’américaine à l’espace extérieur Mast Grill, pour y déguster un succulent cheeseburger ou un hot-dog de luxe, accompagné de légumes rôtis (lire patates frites). Après tout, nous sommes en vacances n’est-ce pas ? Si toutefois les remords nous envahissent, rien ne nous empêche de profiter de la piste de marche et d’y faire quelques tours de déculpabilisation en contemplant le paysage. Mais, il y a de bonnes salades aussi au buffet du Ocean View Café! D’autant plus que ce soir, c’est sous le signe des festivités. Trois fêtes à souligner; celle de Richard T., celle d’Eric et celle de Lucienne!


Rien de trop beau pour nos fêtés: c’est au restaurant de spécialité Fine Cut Steakhouse que nous avons arrêté notre dévolu pour souligner ces anniversaires. Croyez-le ou non, tous les membres de ce beau groupe sont présents; 30 joyeux voyageurs qui dégustent des morceaux de bœuf d’une tendreté pas permise! En entrée, les crabcakes, le tartare de thon font fureur, le filet mignon se coupe à la fourchette, les ribeyes steak sont épais comme ça et rassurez-vous, il y avait des légumes en abondance. Les desserts sont beaucoup trop bons. On se lève de table, le ventre plein, la sensation d’un beau souper festif avec des gens formidables, tout est parfait. La soirée “sing along party ABBA” noud permet d’écouler quelques calories qui étaient disons…. superflues. On y danse intensément sur la musique enjouèe d”ABBA. Quel privilège de pouvoir vivre ces moments en si bonne compagnie.


Bonne nuit, grosse journée de beauté à venir demain dans les fjords avoisinant Alesund sur la route des Trolls

Eric, Marie-Christine et leurs voyageurs envoutés