Bonjour à tous,
Notre nuit de navigation s’est faite sur une mer si calme, qu’on ne s’est même pas fait bercer par les vagues. On se demandait même si nous avancions. Deux autres personnes ont eu le plaisir de trouver les ballons de fête à leur porte ce matin: Louise L. et Maryse M. dont c'est l'anniversaire aujourd'hui. Vers 10h, comme prévu, le Apex accostait à ZeeBruges, le port qui est à une trentaine de minutes en autocar de Bruges en Belgique. Nous sommes fins prêts à arpenter les rues de Bruges après avoir roulé avec Aaron, notre chauffeur. À notre descente, nous ressentons très bien les 27ºC et l'humidité qu’il fait à l’extérieur. Le thermomètre a continué de grimper au cours de la journée, ce à quoi nous étions déshabitués.
Dernière escale de notre croisière de 14 nuitées, Bruges est une belle découverte dans cette croisière. Ce seul nom évoque les plus belles images d’Europe et nous fait rêver à chaque fois qu’il est prononcé. Voyons-y de plus près.
Bruges, avec ses 300 000 habitants, est souvent surnommée la «Venise du Nord». Elle déploie immédiatement son charme avec ses 80 km de canaux paisibles, ses maisons toutes en briques aux façades parfaitement alignées et ses ruelles pavées. Nous y entrons par le charmant sentier boisé Minnewaterpark qui longe le lac de l’amour (ça ne s’invente pas), aboutissant à la maison de l'éclusier. Nous sommes déjà conquis! Non loin, nous bifurquons par l’ancien béguinage de Bruges (résidences pour femmes seules) devenu aujourd’hui un couvent de bénédictines. Nous apprécions la quiétude des lieux. Puis, à quelques centaines de mètres, c’est comme un feu d’artifice d’édifices aux façades rivalisant de beauté. Nous sommes au cœur de Bruges.
Josée et Dirk, nos guides, nous rappellent que la ville connaît son âge d’or entre le XIIe et le XVe siècle, lorsqu’elle devient un carrefour commercial majeur grâce à son accès à la mer du Nord. On y échange alors laine, textiles et idées, un véritable hub européen avant l’heure. Ironie du sort: c’est l’ensablement progressif de ses voies maritimes au XVIe siècle qui plonge Bruges dans une relative torpeur et qui permet aujourd’hui de préserver son patrimoine exceptionnel. On a créé le port de Zeebruges pour faciliter l’acheminement des marchandises en 1900.
Le centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000, est un véritable musée à ciel ouvert: l’église Notre-Dame, le marché aux poissons, l’hôpital (un des plus vieux d’Europe aujourd’hui convertit en musée). Au fil de la visite guidée, les regards se lèvent vers le beffroi, symbole de liberté communale, 83 mètres de haut, 47 cloches, 366 marches pour atteindre le sommet, construction débutée vers 1240. C’était le cœur du pouvoir urbain au Moyen Âge.
La place animée du Markt vibre sous les pas des visiteurs. Josée glisse quelques faits historiques sur les édifices de la grande place où on apprend que certaines maisons penchent légèrement parce que les fondations datent parfois du Moyen Âge. Nous avons l’opportunité d’avoir du temps libre, très apprécié de tous. Je parie que vous avez deviné ce que nous avons consommé, bien assis à une terrasse de la Grand Place: eh oui, de la bière et des frites ! On boit local en plus: de la Brugse Zot, brassée ici à Bruges. Fraîche et délicieuse avec les frites bien belges.
On se rassemble à nouveau pour ce moment très attendu: la promenade en bateau sur les canaux de Bruges (pincez-nous!). En bateau électrique sous un soleil de plomb, une navigation tranquille qui révèle des jardins cachés, les cygnes emblématiques de la ville et des nombreux ponts de pierre dont le pont de l’Amour au pied de l’église Notre-Dame. Le pont “Guillotine” (le pont le plus bas de Bruges).
Nous convenons tous que nous y aurions passé beaucoup plus de temps, mais ce n’est qu’un aperçu pour ceux qui voudront y revenir, explorer cette ville et peut-être même faire un circuit en Belgique pour y visiter ses belles villes de Anvers, Leyden, Gand, Bruxelles.
Nous sommes fébriles car c’est l’heure de boucler la valise, mais nous ne passons pas à côté de prendre un dernier apéro pour souligner la fête de Maryse et de Louise au bar Eden que nous apprécions tant. Par la suite, plusieurs d’entre-nous voulaient renouveler l’expérience du restaurant de spécialité du Petit Chef avec son nouveau spectacle et menu qui mettaient le homard à l’honneur. Beaucoup de rires et de plaisir ont accompagnés notre repas. On a vraiment un beau groupe, ils nous manqueront !
Nous gagnons une précieuse heure de sommeil ce soir puisque nous rentrons au Royaume-Uni. On ne refuse pas cette heure supplémentaire de repos pour gagner des forces et profiter au maximum de notre belle visite de Windsor après le débarquement du Apex.
Ouf, voilà encore une journée bien remplie, avec un brin de nostalgie à l'idée de quitter notre chic hôtel flottant. Je sais déjà que nos voyageurs adoreront Windsor ainsi que notre guide Michèle que nous aurons plaisir à retrouver demain.
Bonne nuit,
Eric, Marie-Christine et leurs amis voyageurs










































































