Bonjour à tous nos montagnards virtuels!
Notre séjour au pied de cette montagne mythique qu’est le Cervin aura été un grand privilège. Mais une une autre superbe et grosse journée nous attend aujourd’hui. Aussi bien commencer tôt. Nous quittons l’hôtel Christiana à 7h45 pour rejoindre le train qui nous conduit à Täsch pour ensuite rejoindre Agnès qui nous conduit à la gare de Martigny, une centaine de km plus loin pour ensuite prendre un autre train célèbre: le Mont Blanc Express. D’autres Wow qui nous font connaître les Massifs Vaugiens et qui nous montrera au détour d’un tunnel le fameux mont Blanc. Vous nous suivez toujours ?
Nos voyageurs aguerris, passe d’un moyen de transport à un autre comme s’ils avaient toujours fait ça! Après huit jours de circuit, nous pourrions presque offrir nos services en logistique alpine!
Depuis plus d’un siècle, cette ligne relie Martigny à Chamonix et sert de trait d’union entre la plaine et la montagne, la Suisse et la France, dont une partie se situe dans le canton du Valais et celle de Freance, en haute-Savoie. Environ 38 kilomètres que nous parcourons en 100 minutes nous attendent à travers la vallée du Trient. Du côté suisse, une section de la voie est si raide qu’elle nécessite une crémaillère. Le train grimpe ainsi de la vallée du Rhône vers Salvan et Les Marécottes avant de poursuivre vers Finhaut et Le Châtelard. Puis nous franchissons la frontière française et poursuivons par Vallorcine et Argentière. Le massif du Mont-Blanc commence alors à se dévoiler, accompagné des glaciers du Tour et d’Argentière.
La petite ville de Chamonix est devenue l’une des capitales mondiales de l’alpinisme. Depuis la première ascension du mont Blanc par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard en 1786, guides, skieurs, randonneurs et grimpeurs du monde entier viennent ici mesurer leurs rêves aux plus hauts sommets des Alpes. Chamonix accueillit aussi, en 1924, les premiers Jeux olympiques d’hiver. Pas mal pour une ville qui ne compte qu’environ 9 000 habitants permanents!
Après notre dîner, nous nous dirigeons vers le téléphérique de l’aiguille du Midi. Nous avons cru avoir pris beaucoup d’altitude hier au Gornergrat? Nous n’avons encore rien vu! En une vingtaine de minutes et deux sections, le téléphérique nous transporte de Chamonix, à 1 035 mètres, jusqu’à la gare supérieure à 3 777 mètres. Un ascenseur creusé dans la roche nous permet ensuite d’atteindre la terrasse sommitale de l’aiguille du Midi, à 3 842 mètres. Nous devons ménager notre rythme de marche, l’essoufflement se fait sentir très rapidement.
Le changement de température est assez brutal. De 27º à Chamonix, nous passons à -1º sur la terrasse d’observation de l’aiguille du midil. Nous sommes tous heureux d’apercevoir au loin de Cervin où nous étions pas plus tard qu’hier!
Nous voici au cœur du massif du Mont-Blanc, entourés des Alpes françaises, suisses et italiennes. Le mont Blanc domine l’ensemble du paysage avec ses quelque 4 806 mètres, une altitude qui varie légèrement selon l’épaisseur de neige et de glace recouvrant son sommet. Autour de lui se dressent le mont Maudit, le mont Blanc du Tacul, les Grandes Jorasses et une multitude d’aiguilles dont les noms font rêver les alpinistes que nous avons même pu observer sur une des aiguilles. Sous nos pieds s’étendent les glaciers, les crevasses et les itinéraires de haute montagne où l’on aperçoit parfois de minuscules silhouettes encordées.
Les plus téméraires s’aventurent dans le célèbre Pas dans le Vide : une boîte de verre suspendue au-dessus de plus de 1 000 m de vide. Le plancher est transparent, les murs sont transparents… et soudainement, nos jambes aussi semblent vouloir le devenir! Certains entrent sans hésiter; d’autres décident se sont offerts pour capter ce moment en photo.
Après cette rencontre saisissante avec la haute montagne, nous redescendons vers Chamonix et retrouvons finalement Agnès après une petite marche, histoire de nous délier un peu les jambes! Vivement cette heure de détente et de roupillons dans l’autocar avant de rentrer à l’hôtel. Disons que nous avons pu constater la grande bienveillance des membres de notre groupe qui ont aidé les autres à ce qu’ils reçoivent leurs bagages un peu plus rapidement…!
Autour de la table, on reparle des sensations forte que nous avons vécues aujourd’hui dans les deux téléphériques de l’aiguille du Midi et du gâteau aux carottes de ce midi! Quelle journée! Ce matin, nous avons déjeuné au pied du mont Cervin en Suisse; ce soir, nous dormons près du lac d’Annecy en France après avoir flirté avec les 4 000 mètres à l’aiguille du midi au mont Blanc ! Ouf !
La minute ferroviaire – Une ligne, deux pays et deux façons de grimper
La Suisse c’est un réseau ferroviaire de 5 300 km.
Le Mont-Blanc Express réunit deux lignes ferroviaires construites entre 1899 et 1908 : la ligne suisse de Martigny au Châtelard et la ligne française qui traverse la vallée de Chamonix jusqu’à Saint-Gervais-les-Bains.
La voie est métrique, ce qui signifie qu’un seul mètre sépare les rails. Cet écartement plus étroit permet au train de négocier les courbes serrées imposées par la montagne. Sur le versant suisse, une section d’environ 2,5 kilomètres entre Vernayaz et Salvan utilise une crémaillère pour affronter une pente atteignant 20 %. Du côté français, le train réussit à grimper des pentes allant jusqu’à 9 % par simple adhérence, sans crémaillère — un véritable exploit ferroviaire.
Quelques repères :
Partie suisse : environ 18 kilomètres
Tunnels sur la partie suisse : 12, totalisant près de 2 kilomètres
Quant au téléphérique de l’aiguille du Midi, il franchit près de 2 750 mètres de dénivelé en deux sections.
Sur ce, une bonne nuit de sommeil nous fera le plus grand bien!
Bonne nuit à vous et à demain,
Marie-Christine, Éric et leurs voyageurs, encore sur les rails!


















































































