Bonjour chers lecteurs,
À notre réveil, le ciel nous a fait l’immense plaisir d’être complètement dégagé, mais c’est frisquet, voire même froid (7ºC), le mercure montant jusqu’à environ 16ºC durant la journée.
Après le petit-déjeuner, nous nous retrouvons dans le lobby pour continuer notre découverte d’Amsterdam. Nous réservons de belles surprises à nos voyageurs en ajoutant des visites au programme; la maison Anne Franck, l’immense stationnement souterrain de vélos de la gare d’Amsterdam et le quartier Ij Berg. Un mélange de belles balades à pied et d’un tour panoramique en autocar.
On se le dit et se le redit, nous sommes tellement choyés d’avoir les vieilles rues bordant les canaux à nous seuls en ce lundi saint. Il semble que la ville encore endormie nous appartient. Amsterdam nous a définitivement conquis.
Ingel et Geneviève, nos deux guides, nous emmènent d’un pas nonchalant vers la résidence d’Anne Frank, cette jeune juive terrée avec sa famille dans l’arrière boutique de marchands de pectine, dont le journal intime a été publié en 1947. Seul le père d’Anne Frank a survécu au camp de concentration. C’est grâce à lui si nous connaissons aujourd’hui cette histoire.
Geneviève nous fait lever les yeux. Là-haut, au sommet des maisons, ces fameux crochets métalliques qui intriguent. Ce ne sont pas des détails décoratifs : ils servaient (et servent encore) à hisser les marchandises directement aux étages supérieurs. Les escaliers étant trop étroits pour transporter des charges, tout passait par les fenêtres, d’où des façades volontairement construites de manière inclinée vers l’avant afin d’éviter que les objets ne cognent contre les murs. Ingénieux… et typiquement amstellodamois. Et pourquoi cette étroitesse des bâtiments ? Eh bien, la taxation était basée sur la largeur du bâtiment et on préférait ainsi construire les maisons sur quelques étages plutôt qu’en largeur afin de réduire les frais ! Nous avons tous adoré notre tour!
Et puis il y a cette autre question qui revient souvent : comment une ville comme Amsterdam tient-elle debout sur un sol aussi humide ? La réponse est presque invisible. Sous nos pieds, des milliers de pieux de bois ont été enfoncés profondément dans le sol jusqu’à atteindre une couche de sable plus stable. Dès le Moyen Âge, cette technique a permis de bâtir sur ces terres marécageuses. Encore aujourd’hui, une grande partie de la ville repose sur ces fondations — un équilibre fragile, mais maîtrisé depuis des siècles.
On poursuit vers un lieu emblématique : la Gare centrale d’Amsterdam. Imposante, presque théâtrale, elle a été inaugurée en 1889 et construite sur… une île artificielle, elle-même soutenue par des pieux. Son architecte, Pierre Cuypers, le même que celui du Rijksmuseum, lui a donné cette allure néo-gothique. Sous la Gare centrale d’Amsterdam, le stationnement souterrain pour vélos se présente comme une infrastructure moderne très organisée. Ouvert en 2023, il offre environ 7 000 places (auxquelles s’ajoutent d’autres à proximité, portant la capacité totale autour de la gare à plus de 10 000 vélos). Les usagers descendent avec leur vélo, accèdent à un emplacement par leur titre de transport, puis l’installent sur des supports à deux niveaux. Les 24 premières heures sont gratuites, après quoi un tarif s’applique automatiquement.
Dernière portion en autocar, mais vraiment très intéressante et ingénieuse; la visite du quartier Ij Berg. Ce quartier est né d’un projet d’urbanisme lancé à la fin des années 1990, dont les premières habitations ont été livrées au début des années 2000. Construit sur des îles artificielles, il répond à la croissance de la ville tout en encadrant son expansion.
L’eau structure l’ensemble, jusque dans l’habitat. On y compte environ 100 à 150 maisons flottantes, regroupées dans des zones spécifiques comme Steigereiland.
L’ensemble donne une impression de fonctionnalité où l’architecture contemporaine est en lien avec le contact direct avec l’eau.
Le lunch au Restaurant Peppino, réel restaurant italien, arrive à point nommé. Ambiance conviviale, cuisine simple et efficace, parfaite pour recharger les batteries. La caprese à la mozzarella de bufflalone a su plaire à l’unanimité. Naturellement, un tiramisu était également au menu!
Puis l’après-midi prend une tournure un peu différente, plus immersive, plus ludique avec la “Heineken Experience” car il est difficile de parler d’Amsterdam sans évoquer Heineken (en 1863 un jeune entrepreneur de 22 ans, Gerard Adriaan Heineken, a racheté une ancienne brasserie appelée De Hooiberg, dont les origines remontent au XVIe siècle).
Le bâtiment dans lequel on se trouve aujourd’hui a été une brasserie active jusqu’en 1988. La visite est interactive, vivante. On découvre les étapes de fabrication de la célèbre bière, ses ingrédients, ses secrets de brassage, mais aussi toute la stratégie qui a permis à Heineken de devenir une marque mondiale, aujourd’hui présente dans plus de 170 pays. Et puis, vient enfin le moment de la dégustation. Cheers… ou plutôt Proost !
Retour à notre hôtel chéri pour la dernière soirée. Ce soir, c’est le Restaurant Sagardi qui nous accueille. Changement d’ambiance : ici, on entre dans un univers chaleureux d’inspiration basque. Bois, pierres, éclairage tamisé… et surtout, une cuisine généreuse dont le mets principal fut un canard laqué. Succulent !
Rentrons vite pour terminer de boucler nos valises et nous coucher tôt, car le lever se fera aux aurores.
À demain,
Marie-Christine et ses amis voyageurs.
























































