Bonjour tout le monde,
Ce matin, on ralentit un peu… et ça tombe bien. Réveil tout en douceur, petit-déjeuner tranquille à “placoter” pendant que le MS Lafayette glisse allègrement sur l’eau pour la matinée. À un moment presque imperceptible, on franchit la frontière entre les Pays-Bas et la Belgique. Puis on remonte l’Escaut, ce fleuve stratégique reliant l’intérieur des terres à la mer du Nord. C’est lui qui a façonné, au fil des siècles, le destin d’une ville vers laquelle on se dirige : Anvers et ses 1,2 millions d’habitants si on compte l’agglomération. La ville elle-même fait environ 600 000 habitants.
Le port s’étend à perte de vue; normal, on est ici dans le 2e plus grand port d’Europe, juste après Rotterdam. Un géant économique, mais aussi une porte d’entrée historique : dès le XVIe siècle, Anvers était déjà l’un des plus grands centres commerciaux et financiers du monde. Marchands, artistes, banquiers… tout le monde passait par ici.
On part ensuite à la découverte de la vieille ville, à pied, avec Alain qui est comme un poisson dans l’eau, étant d’origine Belge comme nous l’avons déjà mentionné. Et très vite, le contraste frappe : derrière la puissance portuaire, une ville profondément élégante, presque théâtrale.
À preuve, l’imposante structure de la gare d’Anvers, un bijoux exceptionnel, souvent classé parmi les plus belles gares du monde, et surnommée la cathédrale du rail. Célèbre pour son dôme monumental de 75m de haut, son architecture néo-baroque en marbre, et une verrière recouvrant les rails, de 185 m de long. Majestueux ! Et ça ne fait que commencer …
On continue vers le cœur vibrant de la ville : la Grand-Place d’Anvers. Ici, tout est question de détails. Les maisons de corporations, avec leurs façades richement décorées, racontent la prospérité des XVIe et XVIIe siècles. Au centre, la fontaine de Brabo attire les regards. Une légende locale raconte que ce héros aurait jeté la main d’un géant dans le fleuve, donnant ainsi son nom à la ville (hand werpen, “jeter la main”).
Puis, elle apparaît, impossible de la rater, la cathédrale Notre-Dame d’Anvers, une véritable dentelle de pierre. Sa construction débute au XIVe siècle et il aura fallu près de 200 ans pour l’achever. Sa flèche s’élève à plus de 120 mètres, dominant toute la ville. À l’intérieur, l’atmosphère est saisissante et les œuvres du maître flamand Pierre Paul Rubens ajoutent encore à l’émotion.
En marchant dans les rues, on sent aussi une autre facette d’Anvers : une ville jeune, dynamique, multiculturelle, particulièrement composée de maghrébins, d’africains et de chinois. Aujourd’hui, les influences du monde entier se retrouvent autant dans les langues que dans les saveurs. Sans oublier son rôle unique dans le commerce du diamant, qui en fait une capitale du diamant depuis plus de 550 ans. On y retrouve d’ailleurs une des bourses du diamant.
Au détour d’une ruelle, la Maison des Bouchers, ou Vleeshuis. Impossible de la manquer avec ses briques rouges lardées de bandes de pierre blanche. Construite au XVIe siècle, elle appartenait à la puissante guilde des bouchers à une époque où ces corporations avaient un poids économique et politique énorme. Son allure massive, presque fortifiée, en dit long sur leur influence.
Finalement, le Steen (qui veut dire: pierre en flamand), magnifique édifice en bordure de l’Escaut, fut autrefois une tour d’observation du trafic maritime. Il retrouvera prochainement une nouvelle vocation à titre de terminal de croisières, une fois les travaux de réfection terminés. Les touristes auront ainsi accès, à l’un des plus beaux quartiers historiques en Europe.
Bref, nous aurions pu continuer de vous parler de cette ville coup de cœur pendant des heures tellement il y a à dire et à voir.
En fin de journée, retour au bateau. Le MS Lafayette nous attend, fidèle au poste, comme un point d’ancrage après toutes ces découvertes. Voyez le trajet que nous avons navigué de Amsterdam à Anvers sur la dernière photo montrant un tracé vert sur la carte des Pays-Bas et de la Belgique.
C’est l’heure de faire nos valises, et de se préparer pour la prochaine étape de ce beau périple printanier.
Bonne nuit, et à demain pour la suite
Marie-Christine et ses supers voyageurs




































































