Accompagnée par
Marie-Christine Drouin

Bonjour à tous,


Dernier réveil sur le bateau puisque nous quittons aujourd’hui le MS Lafayette pour revenir sur la terre ferme. Il fait encore frais, mais pas de pluie à l’horizon, peut-être un peu en après-midi. Tout se passe rondement, Samia, la commissaire de bord et son équipe dévouée, répartissent les valises aux différents autocars. Nous prenons le temps de remercier les membres d’équipage et du service, que tous ont trouvé très dévoués et soucieux de notre bien-être. Nous leur disons un dernier au revoir dans l’autocar et reprenons la route avec Alain et Fonz.


Nous revenons aux Pays-Bas car plusieurs sites restent à voir. Nous sommes très heureux de pouvoir prendre le temps de visiter le site de Kinderdijk qui veut dire “la digue des enfants”.


Ici, le paysage devient tellement iconique qu’il est classé au patrimoine culturel de l’UNESCO depuis 1997. Pas moins de dix-neuf moulins à vent alignés le long des canaux, construits autour de 1740, sont disposés à distance à peu près égale sur le territoire. En visitant un des moulins à vent et à aube, on apprend qu’une famille de 13 enfants y vivaient. Contrairement à Zaans Schans où les moulins ont été rapatriés sur le site, ici, ils sont en place depuis leur construction. Au-delà de la beauté du site, il y a surtout l’histoire d’un pays qui a dû apprendre à dompter l’eau pour exister.


Les moulins servaient surtout à pomper l’eau des terres agricoles pour la remonter vers des digues plus hautes, empêchant ainsi, les terres basses d’être inondées. Une mécanique ingénieuse, essentielle à la survie des polders. La deuxième fonction des moulins est naturellement de moudre le grain, les pigments servant à la fabrication de la peinture ou d’actionner la machinerie des scieries. En marchant le long des canaux, on comprend que ce paysage n’a rien de naturel, car il est entièrement façonné par le travail acharné de l’homme, avec patience et ingéniosité.


On imagine la vie des meuniers, le bruit du vent dans les pales, l’organisation des familles vivant dans l’étroitesse de ces habitations hors normes.


Le lunch se passe tout près, au restaurant The Klok. Un savant mélange de grande salle paroissiale équipée d’une scène de spectacle pour les prestations du week-end. Ambiance kitsch, antiquités sur tous les murs, mais aussi étalées ici et là, nappes à carreaux oranges (évidemment pour la couleur des Pays-Bas). Nous sommes accueillis par la propriétaire comme si nous étions de la famille. Une bonne soupe tomatée, un mijoté de poulet aux poivrons, de bonnes frites, de la salade, une béchamel de légumes, le tout servi comme un soir de jour de l’an en famille! On a adoré !


Nous reprenons la route vers Haarlem, la ville aux fleurs, où nous logerons pour les 3 prochaines nuits. Alain, très en forme, nous entraîne dans un chant choral du “meunier tu dors” en canon, suivi d’une polyphonie de chansons folkloriques belges; Fous rires assurés avant de sombrer dans les bras de Morphée pour une courte sieste.


Arrivée à Haarlem, Alain nous propose un tour de ville. Nous y reconnaissons l’architecture amstellodamoise que nous avions côtoyée au début du voyage. C’est samedi, c’est le printemps, il y a des stands de fleurs au marché de la grande place, ça sent bon les fleurs, les gaufres et le chocolat chaud, ça grouille de partout pendant qu’Alain nous trace l’histoire de cette autre belle ville. Nous avons même eu le luxe d’une heure de temps libre pour arpenter à notre rythme les ruelles de Haarlem.

Depuis des siècles, la région est au cœur de la culture des bulbes, notamment depuis le XVIIe siècle, à l’époque où la tulipe devenait presque une obsession nationale.


On voit la Porte d’Amsterdam, vestige des anciennes fortifications du XIVe siècle, presque austère, elle rappelle que la ville devait autrefois se défendre.


Ici se trouve un lieu historique particulier: la Maison Corrie ten Boom. Derrière cette façade discrète se cache une histoire forte : celle d’une famille qui a aidé à cacher des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Une cachette minuscule, invisible… mais chargée de courage et d’humanité.


Enfin, la cathédrale Saint-Bavon de Haarlem. Imposante, élégante, construite entre les XIVe et XVe siècles, elle impressionne autant par ses volumes que par son atmosphère. Son orgue monumental a même été joué par un certain Mozart et que Chantal et Gabriel ont eu l’occasion d’entendre à leur plus grand plaisir.


Installation à l’hôtel en fin de journée, la pluie nous fait la grâce d’attendre notre arrivée pour se manifester. Déjà, tous sont ravis avant même de déguster les généreuses (encore) portion de Schnitzel ou de morue accompagné de son New-York cheesecake. Croyez-le ou non, la moitié du linge de notre valise est bien à la veille de ne plus nous faire!


Quel beau voyage que celui que nous faisons. Notre groupe s’entend à merveille, nous nous connaissons maintenant bien et avons beaucoup de plaisir !


Le temps de s’installer dans nos nouveaux quartiers, nous vous souhaitons une bonne nuit.


Marie-Christine et les heureux voyageurs