Bonjour à tous, fidèles lectrices et lecteurs,
Oh là là, l’excitation est élevée ce matin à l’idée de vivre une autre magnifique journée. Au programme, la belle Bruges qu’on rêve de découvrir depuis pas mal de temps! Encore un très bon déjeuner ce matin au buffet du Van der Valk.
Ce beau groupe est tellement ponctuel qu’ils veulent tout faire pour aider lorsqu’ils s’aperçoivent que les valises n’arrivent pas à l’heure prévue! Après un mince 10 minutes de retard, tous sont à bord de l’autocar. Disons au revoir à la belle Gand qui nous a charmés et prenons la route vers Bruges pour laquelle nos attentes sont grandes. Cinquante kilomètres, juste assez pour s’installer confortablement dans l’autocar, digérer le déjeuner, se mettre à jour sur les potins de la veille, recevoir les précieuses informations d’Alain ainsi que son programme de la journée.
Il est encore tôt dans l’avant-midi lorsque nous arrivons, fins prêts à arpenter les rues de Bruges. Ce seul nom évoque les plus belles images d’Europe et nous fait rêver à chaque fois qu’il est prononcé. Voyons-y de plus près:
Bruges, avec ses 300 000 habitants, est souvent surnommée la «Venise du Nord»… (tiens, tiens, il me semble avoir déjà entendu ça quelque part). De la région de la Flandre, elle déploie immédiatement son charme avec ses 80 km de canaux paisibles, ses maisons toutes de briques aux façades parfaitement alignées et ses ruelles pavées qui semblent raconter mille histoires. Nous y entrons par le charmant sentier boisé Minnewaterpark qui longe le lac de l’amour (ça ne s’invente pas), aboutissant à la maison de l'éclusier. Nous sommes déjà conquis! Non loin, nous bifurquons par l’ancien béguinage de Bruges devenu aujourd’hui un couvent de bénédictines. Nous apprécions la quiétude des lieux. Puis, à quelques centaines de mètres, c’est comme un feu d’artifice d’édifices aux façades rivalisant de beauté. Nous sommes au cœur de Bruges.
Alain nous rappelle que la ville connaît son âge d’or entre le XIIe et le XVe siècle, lorsqu’elle devient un carrefour commercial majeur grâce à son accès à la mer du Nord. On y échange alors laine, textiles et idées, un véritable hub européen avant l’heure. Ironie du sort: c’est l’ensablement progressif de ses voies maritimes au XVIe siècle qui plonge Bruges dans une relative torpeur et qui permet aujourd’hui de préserver son patrimoine exceptionnel. On a créé le port de Zeebruges pour faciliter l’acheminement des marchandises en 1900.
Le centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000, est un véritable musée à ciel ouvert. Au fil de la visite guidée, les regards se lèvent vers le beffroi, symbole de liberté communale, 83 mètres de haut, 47 cloches, 366 marches pour atteindre le sommet, construction débutée vers 1240. C’était le le cœur du pouvoir urbain au Moyen Âge.
La place animée du Markt vibre sous les pas des visiteurs. Alain glisse quelques faits historiques sur les édifices de la grande place où on apprend que certaines maisons penchent légèrement parce que les fondations datent parfois du Moyen Âge.
Moment très attendu: la promenade en bateau sur les canaux de Bruges (pincez-nous!). En bateau électrique, une navigation tranquille qui révèle des jardins cachés, les cygnes emblématiques de la ville et des nombreux ponts de pierre dont le pont de l’Amour au pied de l’église Notre-Dame. C’est si romantique qu’on aperçoit même nos tourtereaux se coller tendrement. Ça n’a pas de prix !
Le lunch au T Pallieterke est un moment aussi convivial que savoureux. Un gratin de poissons bien relevé, la meilleure tarte aux pommes en ville et des discussions encore animées. Une marche digestive dans ce décor bucolique est à point avant de prendre la route vers notre dernière escale en Belgique, Bruxelles.
Au pays de la bière, il est de mise de faire au moins la visite d’une brasserie. Le choix de l’agence s’est arrêté sur Cantillon, plus vieille brasserie de Bruxelles et la seule encore en opération, une entreprise familiale depuis 5 générations. Le représentant, Hadrien, tout ce qu’il y a de plus belge, nous donne une classe de maître sur la fabrication du lambic et de la gueuse. À savoir si cette bière a fait fureur chez nos voyageurs, il faudra leur demander!
En fin de journée, nous nous installons à l’hôtel Pullman, où un souper bien mérité et du bon vin nous attendent. Romain, notre maître d’hôtel est d’une gentillesse, et on se sent bien accueilli. Autour de la table, les conversations reviennent naturellement sur Bruges, une ville à l’ambiance hors du temps avec des rues pleines de charme, un autre coup de coeur à ajouter aux autres de ce voyage.
Tous sont unanimes; Ce fut trop court! Je suis pleinement d’accord, mais le monde est si vaste, il y a tant à découvrir. Ce qui en ressort est que nous saurons exactement où revenir !
À demain,
Marie-Christine et leurs amis voyageurs.




































































































