Bonjour à vous tous,
La navigation se fait allègrement, on glisse littéralement sur l’eau, aucune vague à part celles des bateaux que l’on croise au fil de l’eau. Nous pourrions presque sauter sur la rive tellement elle est proche parfois. Rien à voir avec les croisières océaniques. Fait cocasse à propos de la navigation fluviale : les marins doivent parfois abaisser le toit du pont terrasse. La raison en est fort simple: nous devons pouvoir passer sous les ponts dont le dégagement n’est pas très haut. Même la timonerie du MS Lafayette qui se trouve sur le pont soleil, peut s’abaisser complètement, c’est-à-dire qu’elle peut descendre complètement à l’étage du dessous tel un ascenseur. Le capitaine est très expérimenté et c’est très bien ainsi, puisqu’avec son équipage, nous pouvons ainsi vaquer à nos activités, confiants et en toute sécurité.
Parlant d’occupation, la matinée a été bien remplie! J’ai offert aux membres du groupe mon traditionnel atelier sur la photo avec un IPhone. Comment améliorer les photos déjà prises, comment prendre de meilleures photos et mieux connaître les possibilités que ces supers appareils offrent. Nous avons encore une fois eu beaucoup de plaisir et avons testé nos techniques. Nous étions une dizaine au salon-bar à discuter photo ! Nos voyageurs ont été très attentifs et ont mis en pratique dès l’après-midi plusieurs des techniques apprises !
Vers 11h, le très animé quizz de musique de films a attiré beaucoup de participants. Notre équipe, composée de Alain, notre guide, Francine et Liette s’en sont donné à coeur joie et ont passé bien près de remporter le premier prix. Bravo pour votre participation, on vous sentait bien motivés !
Nous arrivons sur le coup de 13h à Rotterdam. Découvrons d’un peu plus près cette deuxième ville d’importance des Pays-Bas.
C’est ma deuxième visite dans cette ville pour laquelle j’ai eu un coup de cœur en 2024. Pour vous situer, Rotterdam est à 25 km à l’est de la mer du Nord, au confluent du Rhin, de la Meuse et de l’Escaut. Sa situation enviable fait d’elle le plus grand port d’Europe et le 13e port du monde. Il s’étend sur près de 40 km, on y trouve des raffineries, des industries agro-alimentaires et de produits chimiques en plus du stockage des conteneurs. Il est une importante porte d’entrée de l’Europe et permet de desservir plus de 500 millions d’européens. On y organise même des tours guidés en bateau pour en découvrir les principaux points d’attraits.
Aussi, deuxième ville des Pays-Bas après Amsterdam, Rotterdam est une ville internationale, jeune et dynamique. Elle se renouvelle constamment, et ce, à un rythme effréné. En effet, la ville a malheureusement été rasée en quasi-totalité à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comme les néerlandais sont résilients, ils ont su se retrousser les manches pour la reconstruire après cet épisode dramatique. Véritable centre d’expérimentation architecturale, on y découvre des bâtiments audacieux, différents et originaux.
Notre première visite en est une de taille, c’est le cas de le dire. Les voyageurs sont en voie de découvrir ce dont ils connaissent peu ou pas l’existence. L’imposant barrage de Maeslant, “Maeslantkering”, dernier ouvrage construit sur le Delta de la Meuse et du Rhin entre 1991 et 1997. L’une des plus grandes structures mobiles au monde. L’origine remonte au Plan Delta, mis sur pied après le tragique événement de la tempête du Solstice au printemps 1953. Pendant cette terrible nuit, plus de 1800 personnes ont été emportées par les inondations. Les autorités en place à l’époque ont dit : “Plus jamais” et ont développé un plan de complexe de protection contre la crue des eaux appelé le Plan Delta.
En ce qui concerne le Maeslant plus particulièrement, il s’agit de deux immenses portes déposées sur la terre ferme qui s’articulent en glissant dans le canal pour se fermer si les eaux dépassent le niveau maximum sécuritaire de 3m. Elles font chacune 210 mètres de long (presque la hauteur de la tour Eiffel ou du 1000 La Gauchetière à Montréal) et 20 mètres de hauteur. Elles sont contrôlées par un super ordinateur qui sert à assurer la protection de Rotterdam contre la crue des eaux de la mer du Nord. Les portes du barrage se sont d’ailleurs fermées lors de la tempête Pia qui a frappé l'Europe du Nord en décembre 2023. À part les fermetures annuelles d’entretien, c’était la première fois en 26 ans d'existence qu’on a dû activer leur fermeture. Une ingénieure du site dirige la visite et nous permet de connaître les détails de sa construction et de mieux comprendre les rouages de cette merveille technologique unique au monde. Fascinant !
La montée dans une tour pour se faire une idée de l’étendue et la morphologie d’une ville est toujours une excellente idée. C’est notre deuxième rendez-vous, celui-ci avec Agnès, guide de Rotterdam qui va nous tracer le portrait de la ville à travers la panoplie d’édifices et de cours d’eau à nos pieds, à quelque 190 mètres au-dessous de nous. En fait, nous sommes au 57e étage de la Tour Celest, que nous avons atteint en un rien de temps par un ascenseur ultra-rapide. Aurions-nous des petits cœurs sensibles dans le groupe? Eh bien, vous ne le saurez pas ! La tour Celest est perchée au sommet de la Zalmhaventoren, la plus haute tour résidentielle du Benelux (Belgique, Nederland, Luxembourg).
Voilà qu’une belle surprise nous attend; nous nous installons pour une pause-café ou thé, accompagnée d’une succulente pâtisserie! Devant nous, une vue à 360 degrés: les lignes modernes des gratte-ciel, le Nouvelle-Meuse qui serpente à nos pieds, les ponts emblématiques de Rotterdam semblent être faits de bâtons allumettes. Tout paraît à la fois si petit et parfaitement ordonné. Le “pot de fleur” (Depot Boijmans Van Beuningen) est le préféré d’Alain notre guide. Il s’agit d’un dépôt d’art, accessible au public. Le pont Erasmus si élégant avec sa forme de cygne, le Markthal, immense marché couvert en forme d’arche, combinant logements et hall alimentaire à l’allure d’une grange arrondie. Je vous passe la description de tous ceux dont Agnès nous a fait mention. En redescendant et tout juste à côté, arrêt photo au musée maritime, puis les fameuses maisons cubes, conçues par l’architecte Piet Blum. Le concept de ces maisons-cubes inclinées à 45 degrés est que chacune représente un arbre et l’ensemble du village” de 32 maisons, représente une forêt. Voyez les photos plus bas. Unique.
Rentrons au bercail car ce soir en est un de gala ! Dès 19h30 c’est le cocktail du commandant Thomas, discours, bulles et photos et tout le tra la la! Nous sommes endimanchés pour cet événement, même si c’est jeudi ! Voilà la parfaite occasion d’immortaliser nos voyageurs en photos, et les techniques enseignées dans la matinée seront mises en pratique.
Le personnel de cuisine a revêtu ses beaux habits, la salle est décorée, le chef décline son menu; oh là là, un repas gastronomique: crème Dubarry (crème de chou-fleur) et foie gras en entrée, cailles, brie chaud et pour finir la traditionnelle omelette norvégienne que l’on appelle communément la bombe Alaska. N’en jetez plus, nos ventres sont pleins!
Comme toujours, les discussions étaient très animées, les rires fusaient de toutes parts, bref la joie de vivre était bien présente.
À demain, pour une première incursion en Belgique,
Marie-Christine et ses amis voyageurs


























































