La journée débute alors qu’une bonne partie de Lisbonne dort encore. À 4 h 30, tous les voyageurs sont déjà réunis dans le lobby de l’hôtel. L’atmosphère est exactement celle à laquelle on peut s’attendre pour un départ prévu à 5 h du matin. Certains se contentent d’un café bien nécessaire, tandis que d’autres grignotent quelques éléments de leur boîte déjeuner préparée pour le trajet. Les discussions sont plus discrètes qu’à l’habitude, les sourires un peu plus fatigués, mais chacun est prêt pour cette ultime étape de l’aventure.
Quelques minutes plus tard, nous prenons place dans l’autocar pour une dernière fois. À cette heure-ci, il ne faut qu’une quinzaine de minutes pour rejoindre l’aéroport de Lisbonne. Le trajet est rapide, presque trop rapide. C’est déjà le moment de remercier Paulo, qui nous a accompagnés fidèlement tout au long de notre périple. Ce premier au revoir marque le début d’une longue série.
Une fois arrivés à l’aéroport, Patrick nous accompagne jusqu’au comptoir d’Air Transat. Vient alors un autre moment chargé d’émotion. Pendant plus de deux semaines, il nous a guidés à travers l’histoire, la culture, les traditions et les paysages du Portugal. Les poignées de main, les accolades et les remerciements se multiplient avant qu’il ne nous quitte à son tour.
Les formalités s’enchaînent ensuite sans encombre. Nous échangeons encore quelques souvenirs, quelques photos et quelques derniers commentaires sur les moments marquants du voyage. Les mêmes personnes qui, deux semaines plus tôt, faisaient connaissance à Lisbonne partagent maintenant une foule de souvenirs communs.
On peut d’ailleurs dire que nous avons eu droit à une dernière activité surprise : une véritable visite panoramique du tarmac de l’aéroport. Notre avion étant stationné plus loin, une navette nous y transporte pendant une dizaine de minutes. Nous circulons ainsi au milieu d’appareils de toutes tailles et de multiples compagnies aériennes. Une dernière occasion d’observer le spectaculaire ballet de l’aviation avant de quitter le Portugal.
Puis vient le moment de monter à bord et de décoller. Une dernière surprise nous attend toutefois. Dès le début du voyage, Diane avait perdu son téléphone cellulaire à bord de l'avion qui nous amenait au Portugal. Malgré les démarches effectuées par Alexandre auprès de la compagnie aérienne, la réponse reçue quelques jours plus tard était peu encourageante : l'appareil demeurait introuvable.
Pendant tout le voyage, Diane a dû faire preuve d'adaptation. Pas de photos personnelles, pas de messages quotidiens avec la famille et peu de moyens de communication. Quelques jours plus tôt, elle avait d'ailleurs emprunté le téléphone de son amie Danielle afin de parler à son fils. Au cours de la conversation, elle lui avait confié à quel point elle appréciait son voyage. Son fils lui avait alors posé une question amusante :
« Est-ce que tu aimes ton voyage au point de dire que ça valait la peine de perdre ton téléphone ? »
Sans hésiter, elle avait répondu : « Oui. »
C'est donc avec une immense surprise qu'en plein vol de retour, un agent de bord se présente à son siège avec un objet inattendu dans les mains : son téléphone. L'appareil avait finalement été retrouvé et identifié. La joie de Diane est difficile à décrire. Après deux semaines sans nouvelles de son fidèle compagnon technologique, le retrouver durant le trajet du retour ressemble presque à un petit miracle de voyage.
Comme si le Portugal désirait nous offrir un dernier cadeau avant notre retour à la maison.
Alors que le Portugal s’éloigne sous les nuages, les souvenirs défilent déjà dans nos pensées : les quartiers historiques de Lisbonne, les vagues géantes de Nazaré, les vignobles du Douro, les villages blancs de l’Alentejo, les falaises dorées de l’Algarve, les dégustations, les découvertes et les nombreux éclats de rire partagés au fil des jours.
Quelques heures plus tard, nous retrouvons Montréal et ses paysages familiers. Après le passage aux douanes et la récupération des bagages, une nouvelle série d’au revoir commence. Chacun reprend progressivement la route vers la maison, que ce soit par le transport prévu par l’agence ou par d’autres moyens déjà organisés.
Fait intéressant, l’ambiance dans le transport de retour vers Drummondville est bien différente de celle du départ. Cette fois, les conversations sont nombreuses et animées. Les amitiés se sont formées, les souvenirs s’échangent spontanément et les anecdotes du voyage reviennent déjà dans les discussions. À chaque arrêt, de nouveaux au revoir sont prononcés, mais ils s’accompagnent désormais d’une promesse : être présents au brunch retrouvailles organisé par l’agence le 22 novembre.
Au moment de reprendre nos habitudes, nous rapportons bien plus que des souvenirs photographiques. Nous ramenons avec nous des rencontres, des découvertes, des saveurs, des paysages et une quantité de petits moments qui continueront longtemps à nous faire sourire.
Le voyage se termine aujourd’hui, mais les histoires qu’il nous a offertes, elles, ne font que commencer.
Réponses du quiz du voyage
Combien parmi vous ont obtenu un sans-faute ? Nathalie et Sophie, quel est votre score ?
- Quel roi a fondé le Portugal ? Afonso Henriques, en 1139.
- Quels sont les trois symboles clés du style manuélin ? Les cordages, la sphère armillaire et la croix du Christ.
- Qui est la reine du Portugal ? La Vierge Marie, depuis 1646.
- Pourquoi les flamants de Costa Nova ne sont-ils pas roses ? Parce qu’ils mangent davantage de mollusques que de crevettes.
- En quelle année a eu lieu le grand séisme de Lisbonne ? 1755.
- Pourquoi restait-il des jaunes d’œufs pour créer les pastéis de nata ? Parce que les blancs d’œufs servaient notamment à repasser le linge et à clarifier le vin.
- À quelle profondeur s’enracine une vigne centenaire dans le Douro ? Entre 10 et 15 mètres, et parfois davantage.
- Combien de kilos d’olives sont nécessaires pour produire un litre d’huile d’olive ? Entre 7 et 8 kilos.
- Quel était le nom de l’Ordre du Christ avant 1319 ? L’Ordre du Temple, soit les Templiers.
- Quel roi du Portugal, surnommé « le Roi-Agriculteur », a fondé la plus ancienne université du pays en 1290 ? Dom Denis.
- À quelle fréquence peut-on faire le démasclage du liège ? Tous les 9 ans.
- Qui est le saint patron de Lisbonne ? Saint Vincent de Saragosse. Et non, contrairement à ce que plusieurs pensent, ce n’est pas saint Antoine de Padoue, même s’il est né à Lisbonne.
Fim. Obrigado Portugal. Até à próxima.
Fin. Merci le Portugal. À la prochaine. 🇵🇹🍷✈️🇨🇦







