Accompagnée par
Marie-Christine Drouin, Eric Bilodeau
Villes visitées
Ubud, Nusa Dua, Singapour, Hi Chi Minh, Hong Kong, Tapei, Nagasaki, Kagoshima, Tokyo


Bonjour fidèles lectrices et lecteurs,


☀️ Soleil et chaleur tropicale – environ 30 °C


Le réveil sonne tôt, mais personne ne s’en plaint vraiment. Grâce aux bons soins de Voyage Louise Drouin, nos voyageurs ont eu une boîte déjeuner bien garnie pour s’assurer qu’on ne parte pas le ventre vide. Merci pour cette belle attention. Notre destination du jour: Bali, l'île de prédilection parmi les 17 000 îles que compte l’Indonésie. Mais seulement 3000 d'entre elles sont habitées. Un vol tout en douceur et en confort comme Singapour Airlines sait en faire. Deux heures et demie de vol, c’est bien court en comparaison des deux derniers que nous avons pris. On nous offre tout de même un copieux déjeuner et un bon café chaud.


À l’atterrissage à Denpasar au sud de l’île de Bali, la différence est immédiate. L’air est chaud, humide et enveloppant. Il pleut comme des clous. La végétation dense est encore plus luxuriante et l’ambiance y est moins aseptisée qu’à Singapour. On sent aussi la chaleur de l’accueil des balinais par leur sourire. Les formalités passées, nous retrouvons notre guide local Kabal, souriant, dans son uniforme balinais officiel, turban et Sarong et qui nous souhaite la bienvenue. Il nous guide vers notre autocar parfaitement adapté à la taille de notre groupe, ni trop gros, ni trop petit. C’est bien car avec l’étroitesse des routes, leurs courbes sinueuses, nous serons plus agiles ainsi.


Le trajet, d’une durée d’environ 1h15 minutes vers Ubud, contraste avec la vie rangée et proprette de Singapour. Les décors de chaque habitation nous épatent. Elles sont bordées d’enclos décorés de fioritures sculptées et très détaillées, plusieurs sculptures en pierre de volcan ou en pierre blanche sont placées sur la devanture des habitations modestes. Elles ont pour but de chasser les mauvais esprits. Nous sommes en territoire où la religion est surtout hindouiste, une exception Indonésienne qui contraste avec les religions musulmanes du reste de l’Indonésie. Kabal nous enseigne le B-A BA de la culture balinaise, nous sommes dépaysés, les questions fusent de toute part, on en a beaucoup à apprendre.


Nous nous immergeons progressivement dans ce nouveau décor. Depuis l’autocar, nous observons la vie balinaise défiler : des tonnes de scooters chargés de paniers, des familles en habits traditionnels, petits temples ornés d’offrandes colorées déposées à même le sol. Les rizières apparaissent peu à peu, d’un vert éclatant, presque irréel.


Notre hôtel, l’Ubud Village Resort & Spa, est un véritable havre de paix. Niché au cœur de la nature, il semble à mille lieues de l’agitation du monde. Les villas balinaises, élégantes et raffinées, sont entourées de jardins luxuriants. Les mini villas que nous occupons ont même des piscines privées, une douche et un bain extérieur en plus d’une douche intérieure. Le lit en baldaquin nous plonge dans cette ambiance de zénitude immédiatement. Les boiseries de teck ou d’autres bois dur indigène apportent la touche parfaite que l’on peut qualifier d’exotique. Mais ici, c’est nous les exotiques! On sent immédiatement que le temps va ralentir ici et franchement, ça fait du bien. Que dire de la cérémonie d’accueil par le personnel du Resort. Nous nous sentons attendus, accueillis, et choyés d’être entourés de cette bienveillance balinaise. Ça promet ! Oui, mais, il n’y a pas que les balinais qui nous attendaient: le “soleil liquide" nous accompagne en abondance !! Eh oui, nous aurons un vrai séjour de détente, l’ambiance humide alliée au bruit de la pluie nous apaise immédiatement, nous accompagne au souper et pour toute la durée de cette première nuit à Bali.


Après l’installation dans les chambres, plusieurs prennent un moment simplement… pour respirer. Écouter les oiseaux, observer la végétation, s’imprégner de l’atmosphère. Le voyage, le vrai, commence maintenant.

Le souper de bienvenue réunit tout le groupe. Autour de la table, les conversations sont animées. On échange nos premières impressions, on rit, on se dit à quel point le décor est dépaysant. Éric et moi échangeons un regard complice : le groupe est déjà sous le charme.


La nuit tombe doucement sur Ubud. Les sons de cette dense forêt tropicale remplacent ceux de la ville. Et dans cette chaleur douce, on s’endort avec un sentiment profond : nous sommes exactement là où nous devions être.


Le Saviez-vous ?

Bali, surnommée « l'île des Dieux », est une exception culturelle en Indonésie : alors que le pays est majoritairement musulman, Bali, petite île indonésienne d’environ 5 800 km², n’est pas qu’une formule touristique. Elle demeure un bastion de l’hindouisme balinais. Son histoire remonte à la période glaciaire où elle était reliée au continent asiatique. On y vient pour ses rizières en terrasses, ses temples emblématiques comme Tanah Lot et sa spiritualité omniprésente à travers les offrandes quotidiennes (Canang Sari). En 2018, l’île a accueilli un record de 15,8 millions de touristes. L’ile est petite par rapport aux autres iles indonésiennes mais elle fait quand même 5392 km carré: 143 km de long par 86 km du nord au sud. On y compte 4 500 000 habitants.


Son histoire est ancienne : influencée par les royaumes hindous de Java dès le VIIIe siècle, Bali a su préserver son identité malgré la colonisation néerlandaise au XIXe siècle. Aujourd’hui encore, la spiritualité rythme le quotidien : offrandes fleuries sur les trottoirs, cérémonies colorées, temples omniprésents.


La production agricole, l’élevage de bétail, la pêche, la culture du riz et du café, l’exportation de sculpture de pierre avec le tourisme, sont les principales industries. Quant aux devises, la monnaie est le roupie indonésien. Il est très facile de devenir millionnaire ici : en effet, 80$ canadiens équivaut à 1 000 000 de roupies. On s’y fera!


Alors nous vous disons Selamat malam (bonsoir)

Eric, Marie-Christine et les heureux voyageurs