Bonjour à vous tous,
Ensoleillé et forte humidité à Singapour – environ 28 °C
Ce récit du 3 mars est long; c'est qu'il y a tant à raconter... vous pouvez toujours passer directement aux photos, mais vous manqueriez pas mal de choses !
Pas une minute à perdre, Cindy a tout un programme pour nous avant notre embarquement.
Nous avons découvert la courte, mais fascinante histoire de Singapour. Elle nous emmène au bureau de planification de la ville. Par un ensemble de maquettes, de panneaux historiques, nous avons une formation accélérée sur la particularité du succès de Singapour.
Permettez-moi ici d’utiliser les pouvoirs de l’internet pour vous en résumer l’essentiel:
D’abord quelques dates :
1819 Fondation du port moderne par Stamford Raffles pour le compte de la British East India Company. Dont nous avons pris le temps de bien visiter l’hôtel, très british.
1942–1945 Occupation japonaise durant la Seconde Guerre mondiale.
1959 Autonomie interne, Lee Kuan Yew devient Premier ministre
1963 Intégration à la Malaisie.
1965 – Indépendance (séparation forcée).
Par la philosophie de ses dirigeants, Singapour a pris son destin en main en inculquant une ligne directrice impulsée par Lee Kuan Yew et son équipe :
-Pragmatisme avant idéologie – « Ce qui marche, on l’adopte », que ceci vienne d’Occident ou d’Asie.
-Méritocratie et technocratie – Recrutement d’élites administratives très qualifiées, salaires élevés pour limiter la corruption.
-Stabilité politique et discipline sociale – État fort, lois strictes, faible tolérance au désordre.
-Vision long terme – Planification à 30–50 ans dans le futur, révisions continues mais cap constant.
-Ouverture économique totale – Hub portuaire, financier et industriel à haute valeur ajoutée.
Singapour n’a pas « laissé faire » le marché : elle l’a orchestré.
Le logement public est habité par environ 80 % de la population.
Chaque “new town” intègre :
Logements sociaux en propriété (pas en simple location).
Écoles, centres commerciaux, parcs, centres médicaux.
Transports lourds connectés au centre.
Mixité ethnique obligatoire (quotas par immeuble pour éviter les ghettos).
Résultat : pas de banlieues marginalisées au sens occidental classique. Les classes moyennes vivent dans le logement public — et en sont propriétaires.
Les terres gagnées sur la mer : Singapour a massivement agrandi son territoire.
Superficie en 1965 : ≈ 581 km², Aujourd’hui : ≈ 730 km² Gain : +25 % environ
Cela représente plus de 130 km² gagnés sur la mer par le remplissage.
Exemples notables : Marina Bay, Jurong Island (complexe pétrochimique stratégique)
Stratégie récente : moins de sable importé, plus de polderisation (digues + drainage).
La gestion de l’eau est considérée comme un enjeu de sécurité nationale.
En 1965, Singapour dépendait fortement de la Malaisie, mais aujourd’hui, elle a développé les “Four National Taps” :
- Eau importée (Malaisie)
- Captage local (réservoirs couvrant ≈ 2/3 du territoire)
- Dessalement
- NEWater – eau recyclée ultra-purifiée (technologie de pointe)
Notre immersion commence immédiatement par une promenade dans le vibrant quartier chinois, le temple de la dent de Bouddha. Ouf, on y plonge dans “la messe du dimanche chinoise”; dépaysement garanti. On parcourt les ruelles des shophouses rénovées, circulons dans les quartiers de Little India et de Bugis Village. Ici, les ruelles s’animent, entre étals colorés, parfums d’épices et musique chaleureuse. Le spectacle des saris éclatants, des marchés animés et des petites boutiques artisanales donne un avant-goût parfait de la diversité et de l’énergie singapourienne.
En nous rendant au terminal de croisière, nous nous arrêtons au centre des congrès du Marina Bay, pour avoir la pleine conscience de la dimension de ce complexe d’où, ….scoop, une quatrième tour jaillira prochainement. Le Marina Bay Sands Hôtel attire particulièrement notre regard. Cet immense complexe hôtelier est composé de trois tours imposantes, chacune haute de 55 étages, culminant à environ 200 mètres. Reliées par une terrasse spectaculaire sur le toit en forme de bateau – le SkyPark – les tours dessinent une silhouette unique dans le ciel singapourien. Le SkyPark, avec sa fameuse piscine à débordement perchée sur le toit, est non seulement une prouesse d’ingénierie, mais offre aussi une vue imprenable sur la ville. Conçu par l’architecte Moshe Safdie et inauguré en 2010, le Marina Bay Sands est un symbole d’audace et de luxe, intégrant des systèmes avancés pour assurer la stabilité et la sécurité, même face aux rares tremblements de terre ou vents violents que pourrait connaître la région.
Juste à côté, l’ArtScience Museum attire l’attention avec sa forme délicate et futuriste, évoquant une fleur de lotus en pleine ouverture. Cette création audacieuse, également signée Moshe Safdie et inaugurée en 2011, mêle art et science dans un bâtiment de plus de 21 000 mètres carrés. Sa silhouette singulière est plus qu’esthétique : elle intègre des éléments écologiques, comme la collecte des eaux de pluie au centre de la « fleur », utilisées pour alimenter les fontaines et arroser les jardins.
C’est sur la terrasse donnant une des plus belle vue de Singapour que s’achève notre épopée singapourienne. C’est le meilleur endroit où se trouver le 31 décembre lorsque les immenses feux d’artifices éclatent pour souligner l’arrivée du nouvel an grégorien.
Passons maintenant à la prochaine étape assez attendue de ces 28 magnifiques journées de cette expédition orientale: le début de notre croisière le long des côtes de l’Asie ! L’évocation de cette seule phrase soulève une pléthore d’images, l’envie de découvrir ces contrées inconnues! Mais la vérité, en toute confidence, c’est que nous pourrons enfin déballer nos valises pour de bon! Vive les croisières !
Après une formalité d’enregistrement, disons toute asiatique et plutôt longue, nous accédons enfin à notre palace flottant, le Millenium. Trois choses: déposer nos bagages à la cabine, encore faut-il la trouver, hihi, faire notre enregistrement de sécurité au “muster station” et enfin….. manger! Ce qui sera notre triste sort pendant les prochains 13 jours ! Ah oui, il faut vous dire que nos valises débordent déjà, on parle ici d’en acheter d’autres pour le retour afin d’y placer les trésors recueillis en chemin!
Vous croyez que la journée est terminée ? Bien sûr que non! Une belle surprise attendait nos chers voyageurs; la grande table de 14 convives du restaurant le Petit Chef. À part Francine et Claude, personne n’avait encore fait l’expérience de ce souper-animé multimedias, concept unique de Celebrity qui ferait tomber n’importe qui sous le charme. Je ne veux pas trop en dévoiler par respect pour les nombreux d’entre-vous qui auront le plaisir d’en faire l’expérience lors d’une prochaine croisière avec Voyage Louise Drouin.
Le plus beau, c’est que Louise Drouin elle-même offre gracieusement ce repas pour remercier sa clientèle de choisir l’agence. Un beau merci pour cette attention unique. Alors voyez quelques photos pour en savoir un tout petit peu plus. Pour la petite histoire, vous pourrez demander à vos proches de vous la raconter !
Nous apprenons, de source sûre, que certains passagers ont eu beaucoup de plaisir hier soir à la disco silencieuse. Chacun danse au son des écouteurs sur de la musique qui diffère d'une personne à l'autre. Rires garantis!
À notre première nuit sur le Millenium, le capitaine nous fait le cadeau de nous donner une heure de plus pour dormir, décalage horaire oblige! Plus le fait qu’on a une journée en mer demain pour reprendre nos énergies, c’est parfait ! N’est-ce pas Mesdames, Messieurs !
À demain,
Eric, Marie-Christine et leurs amis voyageurs



























































