Coucher tard, lever tôt, c’est bien nous çà,
Bon matin chers amis et parents,
Pour rien au monde nous n’aurions voulu manquer la première étape de ce spectacle de la nature de l’Uluru au lever du soleil.
5h00 du matin notre chauffeur, Tony, maori d’origine néo-zélandaise, vient nous prendre à l’hôtel. Ici la nuit…est noire. Aucune lumière ne vient polluer les cieux étoilés. Nous mettons toute notre confiance en notre chauffeur car nous ne saurions pas vraiment comment nous diriger à travers cette nuit profonde pratiquement sans aucune indication sur la route. Petit café et biscottes accueillent les visiteurs au site d’obervation pour voir le soleil accompagné la montagne Uluru dans toute sa splendeur aux teintes de ocre et d’orangé. Mais pour dire le vrai, Uluru tire le maximum de sa beauté alors que la pénombre tire presque sa révérence et nous offre des couleurs de paysages “ entre chiens et loups”. Un spectacle de Dame Nature grandiose et nous sommes aux premières loges. Nous sommes les témoins privilégiés d’un petit moment d’éternité et nous en jouissons chaque seconde.
L’Uluru c’est un « Grand caillou », telle est sa signification mais son nom est également utilisé pour signifier : « protection » et « long sommeil » ou « périple. Connu également comme un lieu sacré et une partie intégrante du Temps du Rêve (Tjukurpa), il est au cœur des croyances et du mode de vie de ces tribus aborigènes. On dit qu’il définit également la « liberté », dans la plupart des langues Anangu des peuples vivants sur ce territoire. Ce qui le démarque ce sont ses 348 mètres au-dessus de la plaine.
Mesurant 2,5 km de long et ayant une circonférence à la base de 9,4 km, les spécialistes croient qu’Uluru s’étendrait sur 6 km sous le sol.
Les peuples aborigènes de la région, les Pitjantjatjara et les Yankunytjatjara, se rassemblent dans ce lieu sacré pour pratiquer certains rituels ou autrefois pour y réaliser possiblement des peintures rupestres sur sa base. Pour ces raisons et le défi à relever pour la conservation de l'héritage culturel du site, il a été classé parallèlement site culturel par l'UNESCO en 1994. On remarque ses particularités géologiques et on devine ses caractéristiques hydrologiques importantes, mais nous, au premier coup d’œil, ce sont ces teintes étincelantes qui nous l’ont rendu unique et éblouissant au lever du soleil! Pas étonnant que depuis sa découverte par les Occidentaux en 1873, et devenu attraction touristique vers les années 1940, il compte 400 000 ‘’fans’’ annuellement. Sacré pour les tribus aborigènes, elles lui vouent un grand respect et, bien que leurs rites demeurent secrets, on sait que deux sites d'Uluru sont d'une haute importance religieuse lors des rares cérémonies : l'un particulièrement pour les femmes âgées, l'autre pour les hommes, les grands initiés, et naturellement par respect, à certains endroits, deux sites en particulier sont interdits à la photographie, afin que les Anangu n'aient pas connaissance des rituels du sexe opposé. Pour toutes ces raisons, on peut comprendre que ces tribus n’apprécient pas la nouvelle vague des grimpeurs qui veulent s’offrir le rocher comme défi.
7h00: nous étions de retour à l’hôtel pour un méga déjeuner puis nous repartions, valise en main, pour explorer cette fois-ci plus à fond notre nouvel ami, le rocher Urulu et ses petits endroits secrets les plus appropriés. Ainsi, nous avons fait le tour du rocher en autocar pour voir ce géant sous toutes ses coutures et ses emplacements dignes d’intérêts.
Deux arrêts nous ont permis de faire deux belles petites randonnée où notre Fred Pellerin australien, André notre guide, nous a raconté la vie des aborigènes en des temps plus anciens ici même sur le site. D’abord, il nous a appris leur technique de chasse au boomerang. Cet instrument lancé vers un troupeau, avec son bruit dans le vent, servait à l’aviser qu’un danger en amont était possible c’est alors qu’il revenait sur ses pas et que c’est là que les aborigènes l’attendait et “VLAN”, ces derniers ne prenaient qu’un nombre minimal d’animaux pour le menu de leur famille. Pendant ce temps, les grands-parents cachés dans les cavernes juste à côté, par le biais d’un trou dans le rocher servant de fenêtre, enseignaient aux petits-enfants les gestes que les parents venaient d’effectuer pour que les petits puissent les répéter plus tard.
Le site nous paraît imposant. Des images de voyages précédents nous viennent en tête entre autres : le Grand Canyon et le Canyon de l'Antelope en Arizona. On comprend alors pourquoi cet immense rocher, ce monolithe de 6 km, prend toute son importance pour les peuples aborigènes. Et il paraît que ses dimensions sont d’autant plus grandes dans le sol. André nous montre les différentes choses qui apparaissent dans le rocher comme la forme d’un serpent qui serait la reproduction de quelqu’un transformé en cet animal s’il n’avait pas eu la bonté d’aider quelqu’un qui en avait besoin. On a même cru sentir un léger vent mystique nous frôler; à en oublier les 17 000 kilomètres parcourus depuis Montréal qui nous fait sentir privilégier d’explorer cette partie du monde!
André nous indique aussi les signes laissés par les tribus pour indiquer les animaux précédemment présents sur ce passage: empreintes d’émeux, de kangourous, les souces d’eau, les secrets des arbres et ses fruits mais ça ne veut pas dire que nous pourrions pour autant survivre si demain matin on nous laissait seul ici. Nos téléphones intelligents nous semblaient ici moins intelligents comparé aux façons de vivre de ce peuple. Nous avons pu frôler les cavernes et comprendre les signes laissés par les aborigènes, une petite chauve-souris s’y trouvait encore agrippée aux parois. Un peu plus loin, dans les gorges, des teintes de noires laissées par les mousses et les algues laissent croire à des cascades mais ce sont plutôt la matière de la roche qui donne cette illusion. André nous raconte son expérience ici lorsqu’il a eu l’opportunité de vivre une journée de pluie intense et la beauté des lieux et la magnificience des couleurs sur l’Uluru à ce moment. Plus loin, nous sommes arrivés à un endroit magiques où l’eau accumulée formait un bassin. Cette eau nous semblait magique à travers ce désert. Entouré d’eucalyptus, on en apprend un peu plus sur cet arbre aux propriété multiples avec son écorce qui s’écaille facilement, ses feuilles toujours positionnées vers le bas pour réduire sa perte d’humidité.
Uluru fut aussi la maison de retraite des aborigènes qui contrairement à nous avec nos CHSLD, les caves de l’entroit servait de lieu de transmission de connaissances et de croyances dictées par les aînés. Parfois, les caves présentaient un plafond ressemblant aux alvéoles d’une ruche. Plus loin, on retrouvait un espace appelé la cuisine, section des femmes. Là-bas, la section des hommes après la chasse, les “tavernes” de ces temps jadis quoi. On nous a appris qu’en fait la vraie couleur de l’Uluru est en fait dans les teintes de gris. L’eau, le vent et la pluie, laissent apparaître les effets de l’oxydation du fer qui donne cette belle couleur de rouille. Nous pouvons dire que les gorges et formations rocheuses distinctives et originales, furent pour nous l’occasion inouie de jouer au photographe amateur une fois de plus.
Avant de quitter les lieux, nous nous sommes arrêtés au centre culturel aborigène pour voir les oeuvres d’art de ce peuple dont certains membres étaient présents pour peindre sur place. Nous avons ainsi pu parfaire nos connaissances dans le Outback australien avec des tableaux aborigènes représentants des éléments propres à cette culture.
Puis, en dix minutes nous avons rejoint l’aéroport pour notre vol de trois heures vers Melbourne à bord cette fois-ci d’un appareil de la compagnie Virgin et oui, la même compagnie que nos contrats de téléphonie cellulaire.
Du haut des airs, Melbourne c’est un immense territoire de maisons et de gratte-ciel. C’est dans la section centre-ville que se trouve notre magnifique hôtel Pan Pacific avec tout ce qu’il y a de plus moderneS. Notre souper à cet hôtel fut délicieux et le service impeccable.
On vous dit à demain pour en connaître un peu plus sur les vins de la région de…
Faites de beaux rêtes, nous on dort déjà!
Lucie
Photos Lucie et Josée.
Pssit…
Si, comme moi, vous vous demandez pourquoi le plus haut sommet des mont Uluru-Kata Tjuta se nomme : mont Olga, voici l’histoire. 1872, l'explorateur local Ernest Giles a découvert le massif montagneux de Kata Tjuta qui signifie « Nombreuses têtes » en langue indigène, et a parlé de sa trouvaille au baron von Mueller. Ce dernier, reconnaissant envers la reine Olga pour l’obtention de son titre de baron, nomma ce mont du nom de la reine, jadis princesse russe née à …St-Péterbourg, troisième fille de la famille de l'empereur Nicolas Ier, en son honneur. De là à dire qu’il n’y a qu’un pas entre le Mont Olga et la Russie (12 736 km)
S’Il n’y a pas de féminin pour le mot kangourou, tous les bébés de cet espèce se nomme …Joey! Et nous,le seul que nous conmaissions c’était Skyppy. D’ailleurs un de nos voyageurs, André, nostalgique de cette époque télévisuelle nous a fait jouer à même le rocher, la la ritournelle qui débutait chacune des émissions. C’est à ce moment que notre âge nous a trahit…hihi!







































































































































































