Bonjour chers lecteurs, parents et amis!
On ne change pas des bonnes habitudes. Des découvertes merveilleuses que nous avons effectuées hier au parc national de Port Campbell, allons-y aujourd’hui pour un autre parc, celui des monts Grampians.
En quittant l’hôtel, on traverse la ville de Warrnambool avec son incroyable nombre d’églises mais elles semblent toutes vides, on raconte que les plages et les pubs ont pris le relais hihi! Sur la route, on croise une autre coopérative de lait, beurre et fromages; pas surprenant, cette région compte de nombreuses fermes laitières.
Après 30 minutes en autocar, on se dirige vers les indications du Tower Hill Reserve sous le magnifique ciel bleu qui nous accompagne depuis le début du voyage. À nous les montagnes, après tout, l’Australie demeure un voyage nature, en route vers ses joyaux naturels!
La particularité de cette réserve est que la petite route pour s’y rendre est à sens unique. Deuxième particularité, nous cotoyons le cratère d’un ancien volcan. Le plan d’eau que nous longeons contient de nombreuses poules d’eau aux pattes oranges.
Steeve notre chauffeur connaît bien l’endroit. Il nous a amené là ou débute des sentiers de marche. Nous sommes heureux de découvrir les lieux. Et qu’est-ce que nous apercevons tout en haut de la cime des arbres? Un premier koala qui prend son petit déjeuner sans se soucier de nous, il enfile les feuilles d’eucalyptus, tranquillement, l’une après l’autre. À quelques pas de lui, une de ses collègues en fait de même. On est sous le choc, ils sont pareils comme les peluches achetées quelques jours plus tôt. On voudrait juste les prendre dans nos bras. Quelques pas encore et quelques-uns d’entre-nous, grâce à Yvon, apercevons , bien caché dans les buissons, un jeune kangourou. Ce dernier n’est pas tellement coopératif et décide finalement de poursuivre sa route. En direction vers l’autocar, d’immenses émeux semblent poursuivre quelque chose d’une façon un peu agressive. Non mais, c’est un autre koala, descendu de son arbre celui-là. Pauvre petit, il fait de son mieux mais comme ses confrères, ce n’est pas un adepte de la course alors de sa mignonne petite patte, il leur fait signe de s’en aller, ce que, à notre grand soulagement, les grandes demoiselles à plumes, semblent avoir compris.
Un peu plus loin, un autre koala, grassouillet celui-là, se promène doucement au sol. On devient ses spectateurs. Le temps ne compte plus pour nous. On est hypnotisé par sa douceur et son laisser aller. Si vous verriez nos sourires à ce moment, c’est notre coeur qui était heureux de voir ces animaux en pleine nature. Avant d’entrer dans l’autocar, juste là à côté, un premier koala avec sa grosse bedaine, haut perché procède à sa toilette journalière. Et tout à coup en se tournant, on s’aperçoit ce Joey (bébé koala), qui sort de la poche marsupiale de sa maman. Tout de même assez grand, il suit sa mère qui n’en finit plus de grimper pour aller chercher les feuilles d’eucalyptus les plus tendres pour les donner à son rejeton. Cette maman koala est digne d’une acrobate du Cirque du Soleil et le petit Joey aussi. De voir ces animaux en pleine nature vaut tous les billets des meilleures salles de spectacles et, on est aux premières loges.
On quitte l’endroit comblé en se disant que notre journée était “faite”. Plus loin, des bécasseaux, vont et viennent dans l’étang, un cygne noir les accompagne. Notre guide nous mentionne que c’est lui qui fournit les implants au vétérinaire de cette réserve pour mettre en branle le plan de contraception des koalas car ce programme permet d’équilibrer nourriture disponible et nombre de koalas. Ces derniers sont difficiles, ils ne mangent qu’une seule sorte d’eucalyptus soit celle retrouvée sur leur lieu de naissance.
Chacun a droit à ses petits caprices non? Il est judicieux de restreindre leur nombre. André nous confirme que les koalas de ce territoire ne sont pas touchés par la chlamydia. Hey oui, malheureusement même cette espèce semble souffrir de ces maladies des humains.
Puis nous sommes arrivés au village de Port Fairy pour une mini ballade à la marina pour côtoyer les voiliers et leurs voisins, de jolies maisons qui ont la chance de voir les “marins d’un jour” partir prendre l’air. Un pêcheur venait justement d’arriver à quai avec une belle cargaison de ce qui semblait être d’énormes langoustines. Ce village présente sur son territoire de jolies résidence toutes plus coquettes les unes que les autres avec un petit quelque chose de country.
Sur le parcours, on a croisé d’immense parcs éoliens. À partir de Penshurst, le panorama change et les montagnes prennent le relais au fond de l’horizon. À Dunkeld, les arbres noircis résultent d’un feu de forêt qui a eu lieu l’an dernier. On suit la chaîne de pics que créent les montagnes. Un mélange de couleurs exceptionnel avec des verts à babord et des jaunes à tribord, pas étonnant d’apprendre que les randonneurs se retrouvent ici pour admirer ces paysages.
Les monts Grampians résultent d’une chaîne de montagnes dans l'État de Victoria, à 235 km à l'ouest de Melbourne. Il paraît qu’ils doivent leur nom à Sir Thomas Mitchell (1836), gouverneur général de la Nouvelle-Galles du Sud qui leur a donné l’appellation d'une chaîne de montagnes de son Écosse natale. Mais, on était aussi heureux d’apprendre qu’ils étaient aussi connus sous le nom de Gariwerd d'après la langue des Jardwadjali, peuple aborigène de la région. Ces hauts sommets imposent par leur formation de grès. Sur les photos, ne trouvez-vous pas vous aussi qu’ils font office de ‘’toit du monde’’? L’émotion était palpable dans le groupe devant ces panoramas spectaculaires : ces falaises abruptes, ces cascades, ces forêts d’eucalyptus et de formations rocheuses impressionnantes.
Dans le domaine de la botanique, on décerne à ce parc le nom de « jardin du Victoria » car les Grampians abritent une diversité remarquable de 975 espèces de plantes indigènes dont plus de 75 espèces d'orchidée (ces chefs-d’œuvre floraux), ce qui représente un tiers de la flore totale du Victoria. Beaucoup de ces espèces ne se trouvent que dans les Grampians, y compris Borya mirabilis, l'un des lys indigènes les plus rares d'Australie. Après l’immense feu de 2006, les premiers signes de régénération furent la repousse des eucalyptus. Vous saviez que leur tronc contient de l’eau et que, pour cette raison, ils sont les premiers à récupérer?
Nous avons pu constater de l’importance de ce lieu emblématique de la culture aborigène à la boutique du parc. Ils représentent bien les témoignages précieux des peuples qui habitent ces terres depuis des millénaires. Nos “petits gars” se sont même achetés un petit jouet soit l’outil de chasse emblême de l’Australie, un boomerang, reste à voir s’ils sauront s’en servir. On veut une démonstration hihi!
Pas de doute que d’un point de vue plein air, les Grampians et particulièrement le mont William, fait la réputation parmi la communauté des amateurs de parapente pour la « vague des Grampians », un phénomène météorologique qui permet aux pilotes de planeur d'atteindre des altitudes extrêmes supérieures à 8 500 m, et supérieures à certains Cessna 402 qui atteignent 8 199 m mais il manque encore quelques mètres pour atteindre celle du vautour de Rüppell soit; 11 300 mètres. Pas d’inquiétude, nous, on est resté les deux pieds sur terre, contemplatifs!
Sur cette route de la forêt enchantée, bien qu’accompagné des ces immenses eucalyptus de chaque côté de la route, on se sent seul au monde comme Forest Gump (mais sans la boîte de chocolats) car il n’y a pratiquement pas de circulation.
Direction le principal village du parc; Halls Gap avec ses… 281 habitants. Aujourd’hui, son économie ne tient que du tourisme et plus particulièrement pour ses sentiers de randonnée spectaculaires, ses panoramas à couper le souffle et, sa faune curieuse. C’est donc ici qu’on s’arrête à la pâtisserie suggérée par notre chauffeur. Il fait plus de 30 degrés Celsius et on casse la croûre sur les nombreuses table de pique-nique sur place. Bien sûr qu’on a vu le bar à crème glacée…bien sûr que nous y sommes arrêtés pour compléter notre lunch. Il y avait un choix plus grand que le nombre (15) de nos voyageurs, miam miam!
On reprend la route pour notre premier arrêt à un belvédère d’où l’on peut voir 30 km à la ronde. Magnifique pour donner une bonne idée de la géographie du territoire. On y décèle le lac que nous avons côtoyé un peu plus tôt, des bassins d’eau pour fournir l’approvisionnement en eau pour les fermes et, des champs de culture.
Halls Gap fut découvert en 1841 par un berger et éleveur de bétail nommé Charles Browing Hall. Il avait suivi les pistes aborigènes pour trouver un passage à travers les montagnes et établir un ranch d'élevage. Il fallut 20 ans après cette découverte pour que la première communauté blanche permanente s'y installe. La région a connu de petites découvertes d'or, notamment une brève ruée vers l'or alluvionnaire à Stony Creek en 1887. Halls Gap, également connu sous le nom original de Budja Budja, était auparavant habitée par 41 clans aborigènes parlant la langue Djab Wurrung. Budja Budja et Gariwerd sont les noms aborigènes traditionnels de Halls Gap et des Grampians, respectivement. Difficile pour nous à retenir mais nous sommes heureux d’apprendre qu’ils ont pu conserver une partie de leur langue. Actuellement, l’objectif de ces peuples est de développer une communauté forte, inclusive et solidaire entre les populations autochtones et non autochtones de Halls Gap et des environs.
Puis si vous nous suivez toujours, 30 minutes plus tard, on a rejoint les Chutes MacKenzie; une des plus grandes cascades du Victoria. Une activité “rafraîchissante” avec ses 260 marches étroites et abruptes, digne d’un super exercice de cardio avec cette chaleur. On l’a tous franchi avec succès. Bravo Richard et Hélène ! Ah que c’est beau la jeunesse !
Les Grampians c’est 940 plantes endémiques, dont 40 qu’on ne retrouve nulle part en Australie, 230 espèces d’oiseaux, 40 espèces de mammifères, 11 espèces d’amphibiens, 6 espèces de poissons et 30 espèces…de serpents…que nous ne tenons pas à rencontrer.
Un dernier point d’arrêt, les Balconies d’où l’on a pu voir les gorges, les montagnes arrondies dans cette section, de l’avis de tous, le plus beau point de vue du parc.
Puis on quitte le parc, les yeux et le coeur repus de toutes ces beautés. Dans les régions sauvages comme ici, les hôtels de campagne sont peu nombreux, modestes mais parfaits pour faire des rêves de montagnes et de cascades. En plus, lorsqu’on tombe sur une famille de proprio super sympathique, accueillante, on s’y sent attendu avec joie. On a même eu droit à un DJ qui a poussé quelques notes juste pour nous…faut dire que nous étions les seuls visiteurs au restaurant. Nous y avons découvert les talents de danseurs d’Hélène et Richard, ils ont les pieds légers ces collègues. Ici aussi le repas était copieux, il nous faudra encore marcher demain pour dépenser toutes ces calories. Il faut dire que nous avons été interrompis plus d’une fois pendant notre repas. Kangourous obligent! Ces curieux sont venus se pointer le nez…et la queue, sur le terrain même du restaurant, que pensez-vous, à un certain moment, il n’y avait plus personne à table, tous occupés que nous étions à voir d’aussi près ces trois visiteurs inattendus.
On vous laisse un beau bonsoir…entouré de montagnes, de koalas et de kangourous!
Lucie
Photos Lucie et Josée










































































































































































